Accueil » L'été » De belles courges, naturellement !
culture des courges

De belles courges, naturellement !

De belles courges, naturellement !
Partagez votre avis sur cet article !

De toutes les couleurs (crème, orange, vertes rayées…), et de toutes les formes (arrondie, allongée, ovoïde ou encore semblables à des gourdins…) les courges affichent une étonnante diversité ! Elles prospèrent au soleil, dans un sol riche restant frais tout l’été. Ces coureuses sont faciles à réussir et s’adaptent à presque tous les jardins ! Voici quelques astuces que j’utilise dans mon jardin pour planter des courges et qui me permettent d’obtenir chaque année de beaux fruits à récolter au début de l’automne…

Un besoin de chaleur criant !

planter des courges sur le tas de compost
Je plante les courges au bas de mon tas de compost et je coiffe au démarrage d'une cloche. Photo: potimarron Red Kuri (Baumaux)

Les courges raffolent des expositions très ensoleillées et peu ventées mais apprécient tout autant de garder les pieds au frais ! Je paille personnellement avec une bonne épaisseur de mulch sec ou de débris de végétaux broyés pour conserver autant que possible un sol humide. Au repiquage, et pour les variétés les plus sensibles au froid comme la très belle courge musquée de Provence, je coiffe le plant pendant quelques jours d’une large cloche qui recrée un micro-climat assurant une bonne reprise.

Au cœur de l’été, amusez-vous à observer les stratégies utilisées par les courges pour protéger leur large feuillage des coups de soleil et de la sécheresse. En effet, en journée, quand le soleil écrase le jardin de ses puissants rayons, le feuillage se replie et la plante semble déprimer et souffrir en silence. Quelques heures plus tard cependant, quand vient l’ombre, il se déploie de nouveau complètement. Economie d’eau, malin, malin…

Planter des courges dans un sol riche mais pas trop non plus !

Sinon vous obtiendrez des fruits monstrueux ! Pour ma part, je plante directement sur le tas de compost bien mûr, en partie basse (déchets de l’an passé compostés pendant toute une année). La plante trouve là tous les éléments nutritifs indispensables à son bon développement.

Au moment où je repique, j’enterre également la motte légèrement sous le niveau du sol pour favoriser l’émission  de nouvelles racines qui fortifient le plant.

Une lutte contre l’oïdium naturelle, sinon rien !

Certaines années particulièrement humides, l’oïdium fait son apparition sur le feuillage. Si le champignon se manifeste avant que les fruits ne soient mûrs, il peut compromettre la récolte. Personnellement, je me refuse à pulvériser dans mon jardin des produits à base de soufre, pourtant efficaces pour combattre le mal et je préfère laisser faire la Nature. Mais comme le suggère Jean-Paul Collaert dans son ouvrage « Les bonnes potions du jardinier », je testerai cette année une préparation « maison » à base de lait de vache. Il semblerait qu’un 1 volume de lait dilué dans 9 volumes d’eau anéantisse les chances du champignon de prospérer.  Du moment que la préparation est pulvérisée sur et sous les feuilles tôt le matin !

Est-il utile de limiter le nombre de fruits ?

Récolte de potirons
Une partie de la très  récolte de potirons rouges vif d'Etampes

En laissant évoluer la plante librement, et surtout si le pied est installé sur un « bon compost », il risque de produire quantité de fruits qui ne parviendront pas à maturité avant l’automne et seront d’autant plus exposés aux risques de gelées précoces. C’est plus particulièrement vrai dans le nord de la France où il est d’usage, pour contourner le problème, de limiter le nombre de fruits aux 3 à 5 premiers qui se développent. Pour ma part, et comme mon jardin est situé dans le sud ouest, je laisse courir librement mes courges qui trouvent  le temps suffisant pour mûrir tant les arrière-saisons sont ici  belles et chaudes! Les récoltes sont donc parfois impressionnantes !

Isoler du sol les courges en formation.

Pour les variétés rampantes non installées sur treillis, grillages ou tuteurs, dès que la courge atteint une belle taille, je l’isole du sol au moyen d’un bout de planche ou d’une ardoise pour la protéger d’un pourrissement précoce. Autrement, quand je le peux, je l’installe sur un large pot en terre cuite ou en plastique posé à l’envers.

Cueillir impérativement les courges avant les premières gelées !

Les gelées dénaturent en effet leurs couleurs. Je rentre les fruits dans l’abri de jardin, le garage, le cellier et même jusque dans la cuisine!

Deux précautions sont enfin à respecter pour une meilleure conservation : garder une partie du pédoncule à la récolte et le couper proprement à l’aide d’un couteau ou d’un sécateur bien affûtés. Je brosse aussi la peau pour éliminer les restes éventuels de terre !

A propos de Bruno Nunez

Je m’appelle Bruno, je vis du côté de Pau et je suis celui qui partage depuis début 2013 à travers ces pages ma passion pour les plantes et l’univers du jardin. Des anecdotes, des histoires, des expériences, des portraits de plantes…bref, un peu de tout, autant du côté du potager que de l’ornement…Et bien sûr, du bio, rien que du bio !

1 commentaire

  1. une ptite idée pour les conserver sans qu’elles s’abiment, les suspendre dans des filets à patates !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *