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6 maladies du laurier-rose passées au crible !

6 maladies du laurier-rose passées au crible !
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Bien que relativement facile à cultiver et résistant à la sécheresse, le laurier-rose (Nerium oleander) apprécie des arrosages réguliers tout l’été. Mais un temps frais et surtout un trop-plein d’eau à ses pieds, peuvent provoquer l’apparition d’un certain nombre de maladies. Apprenez à identifier ces maladies du laurier-rose, à les prévenir et les traiter avec discernement.

Problèmes physiologiques

Feuilles jaunes

Quelques feuilles jaunes sont fréquentes sur le laurier-rose alors même que le reste de l’arbuste semble en parfaite santé ! Le phénomène est normal tant qu’il ne concerne qu’un nombre limité de feuilles. Le laurier-rose est en effet un arbuste à feuillage persistant ; le renouvellement de sa ramure s’effectuant en permanence, certaines feuilles jaunissant avant de tomber.

Lorsque le feuillage jaunit plus massivement, la cause est à rechercher ailleurs. Si le laurier-rose n’a pas bénéficié d’un rempotage depuis quelques années, il est certain qu’il commence à manquer de nourriture. Au printemps, retirez et remplacez la couche de terreau supérieure (il s’agit d’un surfaçage) par un mélange de terre de jardin et de compost. Apportez ensuite durant toute la période de croissance (d’avril à octobre) un engrais à libération lente riche en potasse (3 doses annuelles d’un engrais de type tomate ou plantes méditerranéennes suffisent).

En pot, en particulier si l’exposition est brûlante une grande partie de la journée, des feuilles jaunes signalent généralement un défaut d’arrosage. Apportez de l’eau à l’arbuste tous les deux jours en été. Contrairement aux idées reçues, les lauriers-roses cultivés en pot ou en bac apprécient des arrosages copieux, mais espacés. Attendez toujours que le substrat de culture sèche entre deux apports.

Des escargots en trop !

Des escargots de toutes sortes escaladent régulièrement les lauriers-roses. Ils restent enfermés dans leur coquille en journée sous le revers des feuilles et se déplacent la nuit. S’ils ne sont pas nombreux, ils ne dérangent pas. En revanche, quand ils pullulent, surtout les années où le printemps et/ou l’automne sont doux et humides, ils dévorent les pousses tendres, allant jusqu’à causer de sévères dégâts.

escargot laurier rose
Les laurier-roses sont régulièrement envahis d'escargots

Organisez régulièrement des collectes en famille, tôt en journée ou dans la soirée, pour les chasser ! Mais, bien sûr, relâchez-les plus loin, là où leur présence ne nuira pas au jardin.

Insectes parasites

Pucerons du laurier-rose

Du printemps à la fin de l’été, les bouquets de fleurs, les jeunes feuilles et rameaux du laurier-rose peuvent être envahis de pucerons jaunes ou verts. Les feuilles se recroquevillent sous les piqûres à répétitions. On assiste dans un second temps (mais pas toujours !) à l’apparition d’un dépôt noir poisseux à la surface des feuilles ( la fumagine), qui réduit la photosynthèse et freine le développement du laurier-rose.

pucerons laurier rose
Les bouquets de fleurs en formation du laurier-rose sont régulièrement envahis de pucerons verts qui affaiblissent l'arbuste.

Pour éliminer les pucerons, la recette est simple ! Mélangez 20 ml d’huile de colza et 5 gouttes de savon noir à une litre d’eau tiédie. Agitez, pulvérisez sur l’ensemble de l’arbuste. Renouvelez au bout de quelques jours si nécessaire, jusqu’à ce que les pucerons rendent l’âme. 

Cochenilles noires et blanches

Comme beaucoup d’autres plantes méditerranéennes (les citronniers par exemple), les cochenilles sont fréquentes sur le laurier-rose, surtout celles à carapace noire. Elles s’agrippent aux tiges et aux feuilles, généralement sur le revers, rendant leur détection peu évidente tant que la fumagine n’apparaît pas, et se nourrissent de la sève de l’arbuste qui s’en trouve affaibli. Moins fréquemment, des cochenilles farineuses (blanches) remplacent leur consœurs noires, surtout lorsque le laurier-rose est hiverné dans une pièce trop sèche et chaude. Pour lutter contre l’une ou l’autre des cochenilles, la recette miracle énoncée pour les pucerons fonctionne aussi bien sur les boucliers de ces parasites.

Maladies cryptogamiques

La Fumagine

Voilà peut-être bien l’une des seules maladies du laurier-rose réellement faciles à identifier ! Peu importe que les arbustes soient cultivés en pot ou en pleine terre, leurs feuilles se couvrent d’un dépôt noir ressemblant à de la suie, et deviennent poisseuses, collantes. La fumagine est un champignon microscopique qui se développe sur les sécrétions sucrées (le miellat) des  insectes piqueurs-suceurs de sève que sont les pucerons et les cochenilles

Pour se débarrasser du problème, il faut donc en premier lieu éliminer les parasites qui en sont responsables. Ensuite, nettoyez simplement le feuillage noir à l’aide d’un chiffon doux imbibé d’une solution de savon noir. Agissez de préférence le matin ou en soirée, pour éviter de brûler le feuillage sous un soleil ardent.

Les taches à Phyllosticta sur les feuilles

Des taches plus ou moins circulaires essaiment sur le limbe des feuilles. L’intérieur sèche progressivement, brunit et tombe parfois, aboutissant à des feuilles criblées de trous. On note également une auréole à dominante pourpre autour de la tache. La maladie des taches foliaires des lauriers-roses est provoquée par un champignon répondant au doux nom de Phyllosticta. Elle peut suivant le cas être localisée ou tout aussi bien s’étendre à une partie, voire à la totalité de la feuille. Cette dernière se recroqueville alors et meurt avant de tomber.

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Taches à phyllosticta sur une feuille de laurier-rose

Cette maladie est favorisée par des conditions de culture humides et fraîches ( pluies hivernales et printanières à répétition) associées à un sol mal drainé et compact.

Agissez en premier lieu sur ces conditions de culture, en améliorant le drainage au moyen d’apports de compost et de sable. En prévention, sous climat arrosé, pulvérisez également une solution de bouillie bordelaise au début de l’hiver et 1 à 2 fois au cours du printemps en fonction des conditions météorologiques.  Ce moyen de lutte n’est réellement efficace que lorsqu’il est couplé à un ramassage et à une élimination stricte des feuilles atteintes tombées aux pieds du laurier-rose. Ces dernières sont en effet de possibles vecteurs de la maladie !

A propos de Bruno Nunez

Je m'appelle Bruno, je vis du côté de Pau et je suis celui qui partage depuis début 2013 à travers ces pages ma passion pour les plantes et l'univers du jardin. Des anecdotes, des histoires, des expériences, des portraits de plantes...bref, un peu de tout, autant du côté du potager que de l'ornement...Et bien sûr, du bio, rien que du bio !

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