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[PODCAST] Pourquoi se passer de la bouillie bordelaise ?

[PODCAST] Pourquoi se passer de la bouillie bordelaise ?
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Podcast jardipartageFongicide polyvalent à base de cuivre, la bouillie bordelaise est une recette traditionnelle composée d'un mélange de sulfate de cuivre et de chaux. La solution obtenue, d’une belle teinte bleu turquoise, était à l’origine pulvérisée dans les vignobles pour lutter contre le mildiou. Son usage s'est ensuite étendu à d’autres plantes. Elle est ainsi désormais employée aussi bien dans les jardins des particuliers que dans les vergers professionnels pour lutter contre les maladies de nombreuses plantes potagères et des arbres fruitiers, parmi lesquelles l'oïdium, le mildiou, la tavelure ou les chancres.

Alors, pourquoi faire l’effort de se passer de la bouillie bordelaise ?

D’abord parce que les produits phyto-sanitaires seront interdits à la vente à compter de 2022 ! Plus tôt les jardiniers changeront leurs habitudes et mieux ce sera !

bouillie bordelaise recette
LA bouillie bordelaise est une solution préparée à base de sulfate de cuivre (de couleur bleue)

Ensuite, parce que l’utilisation de bouillie bordelaise n’est pas anodine ! S’il est vrai qu’on doit lui reconnaître une certaine efficacité (notamment sur les tomates), cette solution pollue le sol à la longue et au-delà la micro-faune qui y vit (vers de terre, oiseaux venant picorer les vers de terre et ainsi de suite). D’autant plus que des jardiniers l’utilisent à outrance. Il n’y a qu’à voir les supports de palissage comme ils sont bleuis dans certains jardins.

 Je dirais donc qu’elle est comme l’alcool, à « employer » avec modération (toujours en respectant les dosages) et surtout en dernier recours, quand des remèdes plus doux montrent leurs limites.

Les alternatives à la bouillie bordelaise…

La bouillie bordelaise ne saurait se substituer en premier lieu au bon sens du jardinier. Le meilleur moyen de s’en passer consiste déjà par exemple à ne cultiver que des plantes bien adaptées au sol et au climat local. Une plante peu adaptée est en effet en moins bonne santé et donc plus sensible aux maladies !

Depuis quelques années, on assiste aussi à un véritable retour aux méthodes de culture plus naturelles (enfin et heureusement !), à base de purins, de macérations ou encore de décoctions de plantes dites remèdes. Prévenir et soigner les plantes par les plantes est une bonne idée, je trouve ! J’avais parlé l’an dernier du petit ouvrage de Jean-Paul Collaert, les bonnes potions du jardinier, un bon petit guide pour jardiner plus naturellement.

A propos de Bruno Nunez

Je m’appelle Bruno, je vis du côté de Pau et je suis celui qui partage depuis début 2013 à travers ces pages ma passion pour les plantes et l’univers du jardin. Des anecdotes, des histoires, des expériences, des portraits de plantes…bref, un peu de tout, autant du côté du potager que de l’ornement…Et bien sûr, du bio, rien que du bio !

1 commentaire

  1. Bonjour……………..
    Mes meilleurs vœux de jardinage pour l’année 2016 …et pour tout en général . Pour l’instant le potager se repose recouvert de broyage des branches de fumier de cheval et de feuilles Nos amis les vers font leurs travail d’oxygénation de la terre .Je commence à préparer mes pots pour les futurs semis au chaud et viendra le temps ou une nouvelle saison de jardinage fera la joie des amateurs et passionnés….
    Bon courage et bonne saison Cordialement.

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