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Faire du purin ortie

Une pharmacie naturelle à portée de main

Une pharmacie naturelle à portée de main
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Heureusement que les jardiniers n’ont pas attendu l’invention des produits phytosanitaires pour parvenir à (bien) cultiver leurs légumes !  Comment faisaient les maraîchers de Paris, alors, pour produire de beaux légumes  au XVIII ème ? Eh bien, ils utilisaient  des moyens rudimentaires, mais ô combien  ingénieux ! Dans leurs parcelles, sans doute réservaient-ils aussi déjà une large place à 4 plantes :  l’ortie, la consoude, la prêle des champs (ou des marais) et la fougère ? Quatre plantes à la base d’une véritable petite pharmacie du jardin…

Purins d’ortie, de prêle, de consoude et de fougère.

Toutes ces plantes se rencontrent à l’état sauvage. Elles s’utilisent en extrait fermenté (que l’on appelle aussi couramment purins). Concrètement, il s’agit d’hacher plus ou moins finement dans un seau 1 kg de feuilles fraîchement récoltées que l’on couvre de 10 litres d’eau de pluie.

On laisse ensuite tranquillement fermenter dans un coin du jardin en remuant de temps à autre pour limiter les mauvaises odeurs. La durée de fermentation dépend de la température ambiante. Plus il fait chaud, plus les bactéries  sont actives. Le processus s’arrête de lui-même au bout d’une semaine environ, ce qui se traduit concrètement par une disparition des petites bulles.

Le résidu est ensuite filtré et on dilue systématiquement entre 5 et 20 % en fonction de l’utilisation faite.

Le principe avec les purins n’est pas de guérir les plantes mais plutôt de stimuler leurs défenses naturelles. On sait qu’une plante vigoureuse est en bonne santé. Elle se montre aussi moins sensible aux maladies.

Les différents purins doivent être créés séparément à partir de plantes saines mais ils peuvent être mélangés au dernier moment, juste avant d’être versés au pied de la plante ou pulvérisés sur le feuillage.

Pour vous aider à y voir plus clair, voici un petit tableau que vous pouvez téléchargez. J’ai également sélectionné deux vidéos d’Isabelle Brunet qui explique très simplement comment elle réalise (avec des moyens dérisoires) son purin d’ortie maison.

Télécharger (PDF, Inconnu)

Comment faire du purin d'ortie ?

A propos de Bruno Nunez

Je m'appelle Bruno, je vis du côté de Pau et je suis celui qui partage depuis début 2013 à travers ces pages ma passion pour les plantes et l'univers du jardin. Des anecdotes, des histoires, des expériences, des portraits de plantes...bref, un peu de tout, autant du côté du potager que de l'ornement...Et bien sûr, du bio, rien que du bio !

5 Commentaires

  1. je suis devenue très méfiante vis à vis du purin d’ortie . J’en ai fait cette année et en Mai j’en ai versé ( dilué à 10/100) au pied de mon Gaura ( 3 ans ) que je trouvais un peu chétif bien que bourré de fleurs . Catastrophe , en peu de temps mon Gaura est devenu une très grosse touffe bien verte mais sans une fleur !!j’en avais mis aussi au pied des rosiers ( apparement pas de réactions ) et au pied de mes petits cosmos . Encore une mauvaise idée car ils sont devenus très trapus et surtout petits , pas plus de 30cm……
    j’ai cherché sur internet et j’ai trouvé qq avis tranchés sur la surconsommation du purin d’ortie qui produit des effets négatifs sur les plantes potagères
    Mais alors sur quelles plantes peut on en mettre ?

    • Bonsoir Anne,

      Le purin d’ortie est un concentré d’azote, vous avez créé un déséquilibre qui s’est peut-être traduit par davantage de pucerons que les années précédentes ! L’azote favorise donc les pousses vertes (feuillage, développement de la plante…) au détriment de la floraison qui, elle, est aidée par le potassium. Toutes les plantes peuvent recevoir du purin d’ortie destiné à les booster un peu, surtout celles qui ne fleurissent pas. Cependant, c’est dans la quantité de fertilisation qu’il faut être raisonnable. Une dilution de 10% est bonne. Je vous conseille néanmoins de mélanger divers purins en proportions moindres: par exemple 5% de purin d’ortie et 5% de purin de consoude (riche en potasse, lui), vous équilibrerez ainsi les apports.

  2. Très bon article, monsieur Nunez! Je suis Québécoise et je sais que dans les premiers temps de la colonie, nos ancêtres ont importé ce savoir-faire pour fabriquer des onguents qui soignaient. notamment, les gerçures causées par le froid. Je n’ai pas réussi à trouver de graines de consoude de Russie. Par contre, j’ai trouvé du consoude bio et je vais en faire pousser dans ma serre.

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