Accueil » Jardiner » Planter en hiver, c’est possible et même conseillé !
Que planter en hiver

Planter en hiver, c’est possible et même conseillé !

Planter en hiver, c'est possible et même conseillé !
Cet article vous a été utile ? Notez-le !

L'hiver est une période favorable à la plantation des végétaux à racines nues. De la sainte Catherine (le 25 novembre) signalant le coup d’envoi, jusqu’à  la mi-février, plantez tous vos arbres fruitiers, rosiers et arbustes à feuillage caduc. Les végétaux mis en terre pendant cette période de repos végétatif redémarreront plus sûrement au printemps et passeront haut la main l’épreuve tant redoutée des premières chaleurs estivales. Cependant, si la saison hivernale est particulièrement propice à la plantation, elle comporte également quelques pièges à éviter !

plantation arbre fruitier sainte catherineAttendre une météo propice

En hiver, planter doit se faire en dehors des périodes de grand froid, particulièrement lorsque le gel fige les sols et brûle les parties aériennes. Pour composer avec les caprices du ciel, il est indispensable d’étudier les bulletins météo. Évitez par exemple de planter quelques jours avant une vague de froid attendue.

L’hiver est aussi une saison délicate du côté du pluviomètre. Certaines années, les mois de janvier et février peuvent se montrer redoutablement secs et froids et il n’est alors pas inutile d’arroser un peu les plantes récemment installées. D’autres années, les dépressions, voire les tempêtes venues de l’Atlantique se succèdent et lessivent les sols. Mieux vaut alors les laisser ressuyer quelques jours avant de travailler la terre. Fiez-vous à la bêche, c’est le meilleur indicateur qui soit. Si la terre colle à l’outil, gardez vos végétaux en jauge, à l’abri d’un mur, et prenez votre mal en patience.

Le pralinage facilite la reprise

Une bassine, un  seau ou tout autre contenant adapté aux dimensions de la motte; quelques litres d’eau et une bonne dose de terre argileuse. Voilà réunis les ingrédients d’un bon pralin ! Versez l’argile dans l’eau et mélangez jusqu’à obtenir une belle pâte lisse. Si vous êtes à la campagne, à proximité de champs ou de prés, n’hésitez pas à additionner à la mixture un peu de bouse de vache. Cette dernière favorisera la reprise printanière. Laissez tremper la motte entre 15 et 30 minutes dans ce pralin maison pour qu’il adhère parfaitement aux racines et les réhydrate.

Enfoncer un tuteur dans le trou de plantation 

planter un arbre fruitier
Les tuteurs caoutchoutés du commerce maintiennent l'arbre sans le blesser.

Procurez-vous des tuteurs-poteaux en pin traité de bon diamètre, solides. Ils doivent pouvoir rester en place quelques années (au moins 3 ans) sans pourrir. Il n’est pas évident d’enfoncer à la masse un tel tuteur en respectant une verticalité absolue. Aidez-vous d’un niveau et procédez (pour  les vingt premiers centimètres) par petits coups. Installez-le du côté des vents dominants ; vous limiterez ainsi les blessures occasionnées sur le tronc par les frottements. Liez pour terminer le tronc au tuteur au moyen d’une attache caoutchoutée prévue à cet effet.

Protéger du froid le point de greffe 

Lorsque la plantation est achevée, pensez à protéger des grands froids le point de greffe, partie la plus sensible du jeune végétal. S’il en reste quand vous avez fini de reboucher le trou, ramenez un peu de terre contre le tronc jusqu’à couvrir complètement l’endroit de la greffe. Il faudra alors penser au mois de mars à retirer cette protection provisoire pour ne pas forcer l’enracinement de la partie aérienne. A défaut de terre, vous pouvez aussi enrouler autour des  manchons réalisés en  découpant des bandes de tissu géotextile qui pourront être retirées sitôt les gelées passées.

Paillez le pied des arbres et des arbustes après la plantation

Ce geste simple permet de protéger les pieds du végétal tout juste installé. Protection contre l’évaporation (durant les périodes de sécheresse hivernale) mais également contre le ruissellement et le froid. Étalez idéalement une bonne épaisseur de bois raméal fragmenté (BRF) ou un tas de feuilles mortes, lestées de grillages pour éviter  qu’elles ne s’envolent. A défaut, des cartons de récupération sans inscription, de la paille ou du foin feront très bien l’affaire ! 

A propos de Bruno Nunez

Jardinier passionné depuis ma plus tendre enfance, je vous livre dans ces pages mes expériences réussies ou mes vrais échecs, des anecdotes, des astuces ou encore des infos pratiques,…

1 commentaire

  1. Merci beaucoup Pour tous ces bons conseils je me suis abonné pour vous suivre Claudine

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *