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faire du terreau de feuilles

Fabriquez votre terreau de feuilles mortes

Fabriquez votre terreau de feuilles mortes
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Même si toutes les feuilles mortes ne valent pas de l’or, leur recyclage au jardin présente de sacrés avantages. Pourtant, nombreux sont encore les jardiniers  qui  les trouvent inutiles et les portent à la déchetterie voisine, quitte à se passer (en toute connaissance de cause mais souvent aussi par méconnaissance, il faut bien le reconnaître) des bienfaits du terreau de feuilles mortes.

Et que dire quand d’autres jardiniers n’hésitent carrément pas à les brûler ou à les incinérer. Une pratique, rappelons-le, interdite par la législation en vigueur

Qu’est-ce qu’un terreau de feuilles mortes ?

C’est un terreau issu presque exclusivement du compostage de feuilles de différentes essences d’arbres. Les feuilles mortes, riches en lignine, sont source de carbone dans le compost, à la différence des déchets de tonte, riches en azote.

Le compostage des seules feuilles mortes aboutit à la production d’humus, une matière qui, si elle ne nourrit pas directement le sol (ce n’est pas un engrais), contribue à en améliorer sa structure, notamment en allégeant la terre. Le terreau de feuilles mortes peut donc davantage être considéré comme un amendement de sol. Il est classiquement incorporé à la terre des massifs qu’il allège ou bien au pied des haies.

Plus fin, il est idéal, mélangé à une terre tamisée, pour effectuer les semis printaniers des tomates et des légumes, de plantes annuelles, lors des rempotages ou  encore pour les boutures.  

faire terreau de feuilles

Quelles feuilles utiliser ?

Toutes les feuilles sont bonnes à utiliser pour réaliser un terreau de feuilles mortes. Dans l’idéal, les plus tendres se décomposent rapidement : bouleaux, noisetiers, cerisiers,… Cependant, en fonction de leur nature, de leur teneur en pigments, on évitera certaines essences ou on ajustera leur volume dans le tas mis à composter.

Les feuilles mortes à pétiole rigide, comme celles des liquidambars, platanes ou encore des tulipiers de Virginie, doivent être soigneusement broyées au préalable pour faciliter leur  décomposition par les micro-organismes.

Évitez les feuilles malades, porteuse de germes ou de spores de champignons qui se transmettront par le biais du terreau.

Les feuilles mortes de certains arbres, comme les châtaigniers mais aussi les noyers, riches en tanins, sont à utiliser avec parcimonie.

Les feuilles épaisses et vernissées des arbres et arbustes à feuillage persistant ( laurier-palme, laurier du Portugal, Elaeagnus, aucubas, Photinias), se décomposent difficilement. Elles s’utilisent davantage comme paillis au pied d’autres arbres et arbustes sans passer nécessairement par le tas de compost.

Les aiguilles des conifères s’étendent également sous forme de paillis pour des plantes acidophiles (azalée, rhododendron…), quand bien même une petite quantité ajoutée au tas en décomposition pourra être bénéfique pour ajuster son acidité.

fabriquer son terreau de feuilles

Comment faire son terreau de feuilles mortes ?

9 à 10 mois au minimum sont nécessaires pour obtenir un terreau de qualité. Cette durée de compostage s’étire même jusqu’à 2 ans pour profiter d’un terreau optimal.

Ramassez les feuilles au fur et à mesure, en évitant  d’attendre qu’elles forment un matelas épais. La pelouse, privée de lumière, ne tarde pas à souffrir.

Pour accélérer la décomposition, passez-les au broyeur, au débroussailleur ou à la tondeuse, sur une pelouse légèrement humide. Cette dernière façon de procéder fournit un mélange intéressant de feuilles et de déchets de tonte, plutôt équilibré en carbone et azote.

Entassez un grand volume dans un bac à compost ou un silo constitué de 4 piquets reliés par un grillage à maille fine. Le tas  doit rester en contact permanent avec le sol.  Arrosez avec un jus de consoude ou un purin d’ortie, deux activateurs naturels de compost.

Brassez de temps à autre le tas et gardez à l’esprit qu’il faudra maintenir de bonnes conditions d’humidité pour favoriser la vie et le travail des décomposeurs, quitte à arroser parfois (même en hiver) si le temps est trop sec. 

Mis à jour le Oct 20, 2018 @ 8 h 28 min

A propos de Bruno Nunez

Je m'appelle Bruno, je vis du côté de Pau et je suis celui qui partage à travers ces pages ma passion pour les plantes et l'univers du jardin. Des anecdotes, des histoires, des expériences, des portraits de plantes...bref, un peu de tout, autant du côté du potager que de l'ornement...Et bien sûr, du bio, rien que du bio !

7 Commentaires

  1. Depuis 3 ans je ramasse les feuilles mortes en novembre ( j’évite chêne et platane ) et les met au composteur en mélange avec tonte de pelouse, crottin de cheval, déchets de légumes et fruits … et je laisse faire “dame nature”.
    La première année j’en ai mis une bonne couche (20 cm) directement sur le potager et cartons alimentaires au dessus. Si les feuilles de tilleul ont donné un bon résultat, celles de chêne et chataigner ont asphyxié la terre ( tanins ?) et la moitié du petit potager (30m2) n’a pas eu un bon rendement.
    Depuis je composte les feuilles et à l’automne je sème des engrais vert ( moutarde, vesce, phacélie) et le potager se repose jusqu’au printemps suivant.
    Ensuite je coupe les engrais verts, j’étale dessus le compost pas encore complètement décomposé et 3 semaines après > grelinette
    Je n’ai pas encore essayé le Brf mais je pense le faire
    Bonne continuation

    • Les feuilles de chêne et de châtaigner sont plus longues à composter. On peut les inclure au compost (je le fais aussi personnellement) mais dans des proportions toujours plus faibles. Je les utilise aussi comme paillis au potager. J’utilise énormément de feuilles tendres (je n’ai pas de tilleul mais beaucoup de noisetiers). Enfin, le BRF est un matériau précieux à mon sens. Il permet d’aérer le compost. Je l’utilise aussi beaucoup en paillis. Pour résumer (mais vous l’avez dit), un bon compost, c’est un mélange de matériaux:
      – des feuilles mortes
      – des tontes de gazon sèches
      – du BRF ou des déchets de taille fins
      – des déchets “sains” de cuisine (épluchures de légumes) ou du potager.
      J’ajoute à cela parfois un peu de terre, parfois aussi des coquilles d’huître pilées…
      Enfin (et vous avez raison), le rôle des engrais verts est primordial: pour occuper le sol l’hiver, pour éviter le tassement, pour conserver une terre vivante et l’enrichir (en azote). Je préfère cependant de mon côté les “engrais verts” plus “utiles” car ils finissent dans mon assiette (la fève, le pois). Dans le sud ouest, ils sont semés en automne 🙂

  2. moi tout au jardin plein feuille tout les tailles aussi se que dame nature donne doit être rendus et au printemps suivant je laisse le jardin telle plus motoculteur je pousse les éléments non dégrader ou me serre de paillis contre l évaporation de l été et toute les petites bettes sont bien plus efficaces. avez vous dejas marcher dans la foret dessous un sol souple et bien merci les feuilles et le biodiversité exceptionnelle nos foret du perche sont elles pas les plus belleS

  3. Moi, les feuilles mortes, je les jette directement sur le massifs et j’ai comme petite habitude, de jardiner au grès des saisons.

  4. très bien . j’ajouterai pour les lecteurs que si vous faites comme moi càd jeter les feuilles mortes sur les massifs ( j’ai un cerisier qui me fournit abondamment en feuilles mortes ) , mettre par dessus les feuilles une petite couche de terre , sinon au printemps suivant les feuilles mortes du dessus n’auront pas été décomposées ,en tout cas ne pas enfouir !

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