Arbres et arbustes

Sophora Du Japon: L’Arbre Des Pagodes

Le Sophora japonica, aussi appelé Sophora du Japon, est arbre d’ornement de croissance rapide. Majestueux, il peut être planté pour apporter de l’ombre légère dans un grand jardin. Malgré ce qu’indique son nom, ce cousin du Robinier faux-acacia, est originaire de Chine.

Ce qu’il faut savoir :

Nom botanique : Sophora japonica, synonyme de Styphnolobium japonicum (nom scientifique plus récent)
Nom courant : Sophora du Japon, arbre des pagodes
Famille : Fabacées

Hauteur x étalement :  Il grandit vite pour s’établir à 10 à 15 m au maximum de hauteur et 8 à 10 m de large. Son port s’arrondit en vieillissant, sa ramure devenant tortueuse avec l’âge.
Feuillage : Caduc. Les grandes feuilles (20 cm de long) sont composées de nombreuses folioles vert foncé ovales de 4 cm environ. L’arbre des pagodes porte un feuillage léger mais tardif, puisqu’il n’apparaît qu’au milieu du printemps, en mai, souvent même début juin dans la moitié Nord.
Écorce : Les jeunes rameaux ont une écorce verte caractéristique, brillante et lisse. Le tronc, gris-brun, porte une écorce lisse qui se fissure en larges crêtes entrecroisées.
Fleurs : Les belles fleurs du Sophora japonica, de couleur blanc-crème, plus rarement rosées, sont réunies en grappes souples et dressées d’une vingtaine de centimètres. Elles sont très mellifères et s’épanouissent à l’extrémité des rameaux entre juillet et septembre, uniquement quand l’été est chaud. Elles laissent place à des gousses décoratives.
Fruits : Les graines sont enfermées dans des gousses cylindriques vertes de 5 à 10 cm de longueur qui se resserrent entre les grains.

Exposition : Au plein soleil ou à mi-ombre dans le Sud. Le Sophora tolère bien le vent comme le gel, y compris tardif. Il accepte aussi la pollution en ville mais ne supporte pas les embruns.
Sol : Peu exigeant, cet arbre d’ombrage apprécie une terre profonde, bien drainée, de préférence calcaire. Mais il pousse sans problème dans un sol légèrement acide, même pauvre. Bien qu’il résiste parfaitement à la sécheresse, il est plus vigoureux en sol frais. Attention tout de même car le Sophora japonica redoute les excès d’humidité : il est alors plus sensible aux maladies et dépérit rapidement.
Utilisation : En isolé, sur une vaste pelouse, il est utile pour apporter une ombre légère appréciable en été.
Rusticité : Très rustique, il résiste jusqu’à -25 à -30 °C, mais il a besoin de lumière et d’étés chauds pour fleurir.

Plantation du Sophora japonica

Plantez à sa place définitive un jeune sujet formé sur tige. Laissez de l’espace autour. Sa racine étant pivotante, il ne faudra plus le déplacer par la suite.

Le Sophora du Japon peut être planté à partir d’un sujet en conteneur ou à racines nues, dans les deux cas en fin d’automne pour qu’il ait le temps de s’installer convenablement pendant l’hiver et le printemps suivant avant d’affronter son premier été.

  • Creusez un grand trou, beaucoup plus large et profond que les racines.
  • N’enterrez pas la base du tronc, sinon de nombreux rejets vont se former.
  • Tuteurez à moitié tronc avec un solide piquet en pin traité et du lien d’attache plastifié, sans trop serrer pour ne pas créer de blessures.
  • Aménagez une cuvette d’arrosage à ses pieds.
  • Il faudra arroser votre jeune arbre très régulièrement au cours du printemps et de l’été suivants. Un paillage permettra également maintenir la fraîcheur de la terre.
sophora japonica pleureur
© J.Landman

Taille du Sophora japonica

L’arbre des pagodes développe naturellement une silhouette élégante et sculpturale. Mieux vaut donc ne pas le tailler, d’autant plus que le bois a tendance à pourrir assez facilement.

Contentez-vous de supprimer :

  • le bois mort
  • les branches basses qui gênent le passage en-dessous, le plus tôt possible.

Cette taille légère s’effectue en été, les coupes cicatrisent mieux à cette période de l’année.

Taille du Sophora pleureur : Opérez un tri chaque année pour supprimer quelques branches qui ne voient plus la lumière car elles sont étouffées par les jeunes rameaux qui poussent par-dessus.

Maladies du Sophora

Globalement résistant, cet arbre d’ornement est parfois envahi de cochenilles et se montre sensible à la maladie du corail, à l’oïdium et aux champignons qui s’installent dans les plus grosses plaies quand il est taillé ou que le bois casse avec le vent.

Variétés de Sophora remarquables

Sophora japonica pendula, sophora du Japon pleureur

L’arbre préféré des enfants qui y trouvent une cabane naturelle ! Ce petit arbre est spectaculaire quand il est greffé sur tige à 2,50 m. La floraison n’est pas son atout premier. C’est surtout son port pleureur et sa silhouette décorative toute l’année qui plaisent ! Sa ramure retombe pour former une belle cascade de feuilles fines, vert foncé. On peut le cultiver dans un grand bac en bois les premières années. Hauteur : rarement plus de 4 à 5 m de haut et autant de large.

sophora japonica pendula
© D.Naruse

 

Sophora japonica pubescens

Ses folioles ovales sont légèrement plus grandes (8 cm) et pubescentes-soyeuses sur le revers. Les fleurs, de couleur blanc-rosé, s’épanouissent en grappes en août. La variété violacea, aux fleurs lilas pourpres très tardives, a des folioles encore plus velues.

Quelques particularités de l’arbre des Pagodes

  • Le Sophora japonica fleurit uniquement lors des étés chauds : il a besoin de recevoir une grande quantité de lumière et de chaleur.
  • Sa floraison met aussi les jardiniers à l’épreuve de la patience : seuls les Sophoras âgés de plus de 20 ans fleurissent !
  • En automne, ses folioles jaunes se détachent une à une, souvent plus tard que les autres arbres d’ornement.
  • Comme l’arbre à soie, le Sophora du Japon a la réputation de développer un système racinaire puissant. Il faut donc éviter de le planter trop près d’une terrasse, d’une cour goudronnée ou de la maison.
  • Très apprécié comme arbre d’ornement en ville, il est planté en alignement dans les rues.
  • Le Sophora du Japon fut introduit par le père d’Incarville au XVIIIe siècle. Le premier exemplaire fut planté sur notre territoire au Jardin du Roi en 1747.
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