Fruits secs

Quel noisetier planter ?

Chaque année, au mois de septembre, les petits fruits secs du noisetier sont au moins aussi attendus des amateurs que les noix. Facile à réussir, à peine plus haut de la majorité des arbustes, le noisetier commun (Coryllus avellana) trouve donc toujours une place au jardin. Pour constituer une haie champêtre, en bordure du potager ou du verger, il est tout simplement incontournable ! Comment le planter et quelles variétés choisir  ?

Plusieurs noisetiers, sinon rien !

Le noisetier ne fait rien comme les autres ! Ses fleurs mâles , des chatons, apparaissent en février, avant que ne leur succèdent les fleurs femelles. Bizarrerie de la nature, la période commune entre ces fleurs sexuées est finalement assez courte, limitant les possibilités de fécondation. C’est pour cette raison qu’il est indispensable de planter côte à côte au moins deux variétés à la floraison décalée, pour favoriser une pollinisation croisée et, en cascade, obtenir une meilleure fructification.

noisetier chaton
Le noisetier produit dès février une pluie de de longs chatons (fleurs mâles), mais encore très peu de fleurs femelles.

Choisissez deux variétés dont les fruits se succèdent. Reportez-vous à la section en fin d’article pour déterminer celles à associer en fonction de vos goûts et de la qualité des fruits.

Quand et comment planter un noisetier ?

Si l’arbuste a grandi en conteneur, la plantation peut se faire tout au long de l’année, hormis pendant les périodes de froid, de chaud ou de sécheresse intenses. La période idéale court néanmoins de la mi-novembre à début mars, surtout si l’on s‘est procuré un arbuste à racines nues.

  • Préparez le trou: Creusez-le 2 à 3 fois plus grand que la motte. Conservez dans une brouette la terre extraite. Mélangez-la à une bonne quantité de compost mûr. Versez une à deux pelletées de cette préparation au fond du trou.
  • Réhydratez la motte: Immergez la motte une dizaine de minutes dans un grand seau d’eau pour hydrater les racines et favoriser la reprise. Pour gagner du temps, vous pouvez le faire pendant que vous creusez le trou.
  • Dépotez l’arbuste: Vérifiez l’état des racines. Si la motte est plutôt compacte, avec de nombreux enroulements et chignons racinaires, dénouez délicatement tout ce qui peut l’être. Coupez certaines racines si nécessaire.
  • Disposez la motte en place en étalant au maximum les racines au fond du trou. Laissez le haut dépasser de 3 à 5 cm au-dessus du sol.
  • Comblez les vides avec la terre extraite additionnée de compost. Marquez une pause à mi-hauteur pour prendre le temps de tasser avec les mains. Complétez avec le reste de terre. Terminez par un arrosage copieux, 10 litres au moins.

Où le planter ?

Peu exigeant sur la nature du sol, le noisetier s’adapte à toutes les terres, ou presque et à toutes les altitudes jusqu’à 1000m. A l’âge adulte, il peut atteindre 5 mètres de haut pour un diamètre identique et ne nécessite qu’une légère taille d’entretien effectuée chaque hiver ou de rajeunissement tous les 5 ans. Installez-le:

  • en haies champêtres: c’est alors un excellent brise-vents et brise-vue car ses branches souples filtrent le vent et les regards.
  • autour du potager ou du verger: il crée un microclimat favorable aux cultures.
  • sur un talus ou un terrain pentu: ses racines traçantes retiennent le sol.

Parfaitement rustique, doté d’une grande robustesse, peu malade ou attaqué, il est partout utile à la petite faune (les oiseaux y nichent, le hérisson s’abrite sous son couvert, l’écureuil fait provision de ses fruits…). Ses feuilles, peu riches en tanins, se décomposent  par ailleurs très vite, allégeant le tas de compost.

Quelle variété choisir ?

La rusticité du noisetier est excellente. Les variétés les plus classiques décrites ci-dessous peuvent donc être cultivées sur l’ensemble du territoire.

Noisetier longue d’Espagne

Très résistant au froid, le noisetier « longue d’Espagne » est une variété vigoureuse, très productive, offrant vers la fin septembre de gros fruits allongés au goût légèrement sucré. Associez-la à Merveille de Bollwiller pour une bonne pollinisation.

Noisetier Merveille de Bollwiller

Parfois dénommée Géant de Halle, c’est une variété vigoureuse, arrivant à maturité à la mi-septembre, toujours avec un peu d’avance sur les autres. Sa grosse noisette se termine en pointe. A associer à  Longue d’Espagne.

Noisetier Fertile de Nottingham

Une variété très productive et vigoureuse. Elle offre une petite noisette goûteuse qui se détache bien de sa coque fine, par ailleurs très facile à briser. Une variété idéale en haies, adaptée aux climats froids. Nottingham est un noisetier autofertile qui se passe de pollinisateur. En plantant deux arbustes de cette variété, vous augmentez tout de même son rendement.

Noisetier Fertile de Coutard

Vigoureuse et très productive elle aussi, Fertile de Coutard produit vers le 15 septembre de gros fruits ronds au goût fin. A associer à la variété Longue d’Espagne.

Noisetier tortueux

Ce noisetier (Coryllus avellana contorta) est superbe ! Ses branches poussent en se tortillant. Le spectacle est à son maximum en hiver quand la ramure nue porte des fleurs mâles, de minces chatons retombants. C’est un noisetier également très rustique mais qui mérite un bel emplacement du jardin qui le mettra en valeur.

Noisetier de Byzance

Le noisetier de Byzance (Corylus colurna) supporte mieux l’altitude que son cousin commun puisqu’il peut vivre jusqu’à 1700m de haut et résister à des températures de -25 à -30°C. Très résistant, il peut atteindre 20 m de hauteurs quand il profite d’un bon ensoleillement.

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Mis à jour le Juin 16, 2020 @ 21 h 32 min

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