Laurier rose gelé ? Voici comment sauver votre arbuste
Le laurier-rose (Nerium oleander) est un bel arbuste méditerranéen capable de pousser dans le nord, à la faveur d’étés de plus en plus chauds, mais il reste sensible au froid. Si un seul coup de gel tardif peut lui donner une mine triste, il n’est pas forcément mort ! Découvrez comment sauver un laurier rose gelé.
Quelle est la rusticité réelle du laurier-rose ?
Le laurier-rose peut tolérer de brefs épisodes de gel avec des températures allant jusqu’à -5 °C à -8 °C. Au-delà, le feuillage, les tiges et même les racines peuvent être endommagés. Une exposition aux vents froids et/ou un substrat mal drainé, donc chargé d’eau, ne feront qu’augmenter la vulnérabilité de la plante. C’est également le cas de la plantation en pot car les racines sont plus exposées au froid qu’en pleine terre et les changements de températures y sont aussi plus brusques.
Quels sont les symptômes d’un laurier rose gelé ?
Lorsqu’un laurier-rose a été touché par le gel, certains signes ne trompent pas. On observe souvent un feuillage qui noircit et se dessèche, donnant à la plante un aspect brûlé. Les jeunes tiges vertes peuvent être flétries, voire entièrement mortes sur certaines parties.

Devant un tel spectacle, impossible de ne pas envisager le pire. Cependant pas de précipitation, observez plutôt votre plante en détail.
- Grattez légèrement l’écorce d’une branche et regardez s’il est toujours vert. Si oui, c’est le signe que la sève circule encore ;
- Pliez légèrement une branche : si elle est souple, elle est toujours en vie. Si elle casse net et est sèche, elle est morte ;
- Inspectez la base du pied, de nouvelles pousses apparaissent ? C’est que la plante tente de repartir !
Comment soigner un laurier rose gelé ?
Si vous constatez que votre laurier-rose a souffert du froid, il faudra agir mais n’envisagez aucune taille avant la fin des gelées (avril-mai). Les parties abîmées restent en effet protectrices, un nouveau coup de gel sur des plaies serait sans doute fatal à la plante. En attendant, envisagez plutôt de renforcer la protection (voile d’hivernage, paillis) pour éviter des coups de gel à répétition.
La remontée des températures annonce la reprise végétative. C’est le moment de retirer les feuilles grillées puis de tailler les tiges endommagées. Coupez juste au-dessus du bois sain (vert) et si la branche semble complètement touchée, n’hésitez pas à couper à la base. Cette taille va concentrer l’énergie, apporter la luminosité et l’espace nécessaire pour le développement de nouvelles pousses.
En cas d’atteinte sévère, vous n’aurez pas d’autre choix que de rabattre votre laurier rose gelé jusqu’à la base pour lui donner une chance de repartir depuis les racines.
Reprenez les arrosages avec parcimonie, l’excès d’humidité asphyxie les racines. Lorsque de nouvelles pousses apparaissent, la reprise est amorcée. Soutenez la croissance en apportant un peu d’engrais riche en azote.
Une taille légère en été redonnera une forme harmonieuse au laurier-rose, de quoi tourner définitivement la page de cette mésaventure.
Comment aider le laurier-rose à bien passer le prochain hiver ?
Pour éviter que le scénario ne se répète l’année suivante, il est important de protéger le laurier-rose avant l’arrivée des grands froids.
- En pleine terre, un paillage épais au pied limite le refroidissement des racines et garantit une bonne protection du laurier-rose. Un voile d’hivernage posé dès l’automne offre une bonne protection contre les températures négatives ;
- Si votre laurier-rose est en pot, placez-le à l’abri des vents froids, par exemple contre un mur exposé au sud, et enveloppez-le d’un voile d’hivernage. Le mieux étant de pouvoir le rentrer sous un abri lumineux, sans chauffage (serre, véranda).





