Aménager son jardin

Jardinier paysagiste : un métier plébiscité par les jeunes

Votre enfant a la fibre verte ? Depuis tout petit, il veut travailler en extérieur et ne se voit pas assis sur une chaise toute la journée ? Bonne nouvelle : le métier de jardinier ou de jardinier paysagiste recrute, y compris dans de nombreuses grandes villes où l’engagement envers le développement durable, l’amélioration de cadre de vie sont des problématiques fortes.  Dans cet article, découvrez les contours du métier de jardinier et quelles sont les formations à suivre pour le devenir.

Quelles sont les missions d’un jardinier ou d’un agent d’entretien extérieur ?

Le jardinier s’occupe de l’entretien des jardins privés ou des espaces publics (parcs, espaces verts, jardins publics, coulées vertes, ronds-points) pour qu’ils restent beaux, et accueillants tout au long de l’année.

La profession de jardinier ou d’agent d’entretien extérieur (les deux noms désignent le même métier) englobe un large éventail d’activités qui varie en fonction des saisons, avec un pic d’activité entre le printemps et l’automne. Le jardinier est en charge notamment de :

  • L’entretien des espaces verts : il tond la pelouse, taille les haies et les arbustes, désherbe, gère l’arrosage, ratisse les feuilles en automne, plante et déplante, etc.
  • La santé des plantes : il surveille et applique des traitements si nécessaire contre les maladies et les parasites, apporte de l’engrais aux plantes pour les fortifier et augmenter leur résistance naturelle.
  • Quelques aménagements paysagers : même s’il ne conçoit pas lui-même d’aménagement, le jardinier peut être chargé de les mettre en œuvre. Par exemple, à partir d’un plan, il peut réaliser en totalité des bordures (du gros œuvre aux plantations), mais aussi installer des éléments décoratifs (arche, pergola, banc), ou procéder aux plantations des nouvelles espèces végétales qui jalonnent les saisons.
  • La gestion de l’arrosage : c’est le jardinier qui met en place et entretient les systèmes d’arrosage afin d’assurer un arrosage efficace et économique, adapté aux besoins spécifiques de chaque espace.
  • Une mission de conseils : par sa bonne connaissance des plantes et des conditions climatiques propres à la région où il exerce, le jardinier est aussi en mesure de conseiller les propriétaires privés ou les gestionnaires d’espaces verts sur les meilleures pratiques, le choix des plantes adaptées, et les techniques d’entretien du jardin.

Une filière qui recrute

Dans de nombreuses grandes villes françaises comme Bordeaux, Lyon, Marseille ou Paris, le métier de jardinier recrute. Cette tendance est encouragée par l’urbanisation croissante, la prise de conscience environnementale et le marché de l’immobilier, de plus en plus « vert ».

Si vous êtes en recherche d’un emploi, sachez que les opportunités peuvent se trouver dans divers secteurs : tout aussi bien dans les services municipaux d’espaces verts, que dans une entreprise de paysagisme et d’aménagement paysager, dans un syndic de copropriétés, un complexe résidentiel ou encore à votre compte dans le cas de services à la personne pour les jardins privés.

Avant de postuler et rejoindre une entreprise, n’oubliez pas de consulter son classement et son avis sur internet.

 Quelle différence entre le métier de jardinier et de paysagiste ?

Le jardinier a une mission exclusive de terrain. Il se concentre sur l’entretien des jardins et des espaces verts et travaille donc le plus souvent en extérieur.

jardinier paysagiste quelle formation
A travers sa formation, le jardinier paysagiste apprend à créer des jardins sur plan.

Le métier de paysagiste est à mi-chemin entre travail de terrain et de bureau. Il conçoit et aménage des jardins ou des espaces extérieurs, mais sa mission s’arrête souvent une fois l’installation réalisée. Le paysagiste crée donc des plans pour des jardins, des parcs, et d’autres espaces verts, en tenant compte de l’esthétique, de la fonctionnalité et de l’impact environnemental.

Les deux métiers ne sont pas opposés. Beaucoup de jardiniers sont d’ailleurs paysagistes.

Comment devenir jardinier : quelles sont les études et formations à suivre ?

Le jardinier doit disposer d’une bonne connaissance des plantes, de leurs besoins spécifiques, mais il doit aussi maîtriser les principales techniques de jardinage et d’entretien paysager. En France, il existe plusieurs parcours de formation, allant du niveau CAP (Certificat d’Aptitude Professionnelle) jusqu’à la licence professionnelle :

Le CAP Agricole Jardinier Paysagiste

Cette formation initiale de deux ans en lycée professionnel (accessible après la 3e) prépare aux techniques de base du jardinage, comme la plantation, l’entretien des espaces verts, et l’utilisation des différents outils manuels et motorisés.

Le BEP Agricole option Aménagements Paysagers

Semblable au CAP au niveau de sa durée (2ans), ce diplôme (Brevet ou diplôme d’Etat) met l’accent sur les compétences pratiques nécessaires pour l’aménagement et l’entretien des espaces verts. Il est également accessible après un CAP, en poursuite d’études.

Le Bac Pro Aménagements Paysagers

Sur trois ans, cette formation de niveau Bac offre à la fois des enseignements théoriques et pratiques sur la création et l’entretien des espaces verts, la gestion de projets, et les techniques paysagères. Elle inclut également des périodes de stage en entreprise et peut se poursuivre en BTSA.

Le BTSA (Brevet de Technicien Supérieur Agricole) Aménagements Paysagers

Cette formation post-bac de deux ans approfondit les connaissances en conception, réalisation et gestion des espaces paysagers. Elle prépare également à la gestion d’une entreprise dans le secteur du paysage.

La licence Pro mention Aménagement Paysager

Accessible en poursuite d’études après un BTS ou un DUT, cette formation d’un an se focalise sur des compétences spécifiques dans le domaine du paysage, comme la gestion de projets, les techniques avancées d’aménagement, ou le développement durable. Elle se prépare en lycée, en IUT ou dans une université.

Ces formations sont dispensées par des lycées agricoles, des centres de formation d’apprentis (CFA), et des écoles (privées ou publiques) spécialisées en paysage et horticulture. Prenez contact directement auprès des établissements pour connaître les détails des programmes, les conditions d’admission, et les perspectives de carrière associées à chaque diplôme.

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