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Ipomee vivace

L’Ipomée vivace: quelle santé !

L'Ipomée vivace: quelle santé !
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C’est peu dire qu’elle pousse vite l’Ipomée vivace (Ipomoea learii). Cette liane à la vigueur exceptionnelle est parfois capable de s’élever à plus de 10 mètres de hauteurs au cours de la belle saison. Ses tiges volubiles s’accrochent alors à tout ce qu’elles trouvent : fils de fer tendus, tipis, treillages, grillages, pergolas. Elles sont même capables de  se perdre le long des gouttières ou parmi les nombreuses branches d’un arbre.

L'essentiel pour réussir l'Ipomée vivace

Prévoir un support d'accroche aussi solide que vaste

L'installer face au Sud: elle a besoin d'emmagasiner de la chaleur pour bien fleurir.

Tailler en fin d'automne ou début d'hiver et protéger la souche avec un épais paillis.

Les grandes fleurs de l’ipomée vivace apparaissent en bouquets, s’ouvrant en alternance à partir du mois de juillet, jusqu’aux premières gelées, en octobre ou novembre dans le Sud, sans interruption. Pas encore écloses, la forme en cône et la couleur des boutons font penser aux délicieux berlingos des foires et fêtes foraines.

Ces fleurs sont aussi belles qu'éphémères, s’ouvrant uniquement l’espace d’une journée. C’est au petit matin qu’elles ont les plus belles couleurs, d’un violet profond, qui vire immanquablement au pourpre au fur et à mesure que la chaleur les dénature.  Elles se referment d’ailleurs généralement aussitôt la mi-journée passée, si le  soleil est trop vigoureux.

Les feuilles de l’ipomée vivace, très graphiques, à trois lobes,  sont en forme de cœur très étranglé. Elles sont rugueuses, comme les tiges du reste. 

ipomee vivace feuillage

Où la planter ?

L’Ipomée vivace apprécie les terres riches, légères et bien drainées. Plantez-la au plein soleil pour lui faire profiter d’un maximum de chaleur. La protection d’un mur orienté au Sud lui offre, en toutes saisons, des conditions optimales de culture.

ipomee leariiQuel  entretien ?

L’Ipomée learii réclame peu de soins si ce n’est quelques arrosoirs copieux régulièrement versés à ses pieds pour lui permettre de soutenir sa végétation et sa floraison abondantes.

Une taille annuelle sévère suffit. Effectuez-la début décembre, après les premières gelées qui finissent d’assécher l’ensemble de la végétation haute. Rabattez la totalité de l’ipomée vivace à ses pieds.  Couvrez immédiatement la souche d’un épais paillis de feuilles mortes ou de frondes de fougères. Si cette plante grimpante se montre moyennement rustique,  jusqu’à -5 à -8°C, un sol drainé et la protection apportée par un mur augmentent sensiblement sa rusticité. Il n’est pas rare de voir certains sujets résister dans ces conditions à des températures plus basses que -10°C.

Culture en pot

Ipomoea learii peut se plait en pot, ce qui permet d’envisager sa culture à peu près partout en France. Cependant, dans ces conditions, la plante est aussi plus fragile l’hiver. Déplacez-la au pied d’un mur au soleil et entourez le pot d’au moins une couche de carton ondulé qui protégera l’ensemble des racines. Si des températures négatives persistent plusieurs jours d’affilée, il ne faut pas hésiter à rentrer la plante sous abri non chauffé.

Maladies et problèmes fréquents

Si les feuilles de l’ipomée s’enroulent sur elles-mêmes et que le nombre de fleurs diminue, c’est signe qu'elle  a soif. N’oubliez pas d’arroser régulièrement. Ce problème est d’ailleurs naturellement plus fréquent en pot.

Les escargots et les limaces s’attaquent sans vergogne aux jeunes feuilles. Plus tard, quand la plante a atteint une certaine envergure, ils ne sont plus un problème.

Si l’Ipomée vivace ne fleurit pas, outre le manque d’eau, il est possible qu’elle ait besoin de temps et d’emmagasiner plus de chaleur. En effet, l’apparition en nombre des fleurs de cette frileuse survient souvent en fin d’’été et tout l’automne jusqu’aux premières gelées, surtout si les mois de septembre et octobre sont secs, ensoleillés et doux ; voire chauds parfois !

Le saviez-vous ?

Ipomea volubilis est une cousine annuelle de l’ipomée vivace. Ses fleurs bleues ciel, pour la variété la plus classique, peuvent être rouges et même pourpres à l’occasion de fréquents croisements !  A la différence de l’Ipomée learii, l’Ipomée volubile produit quantité de graines à ressemer.

Une autre cousine de l’Ipomée vivace n’est autre qu’Ipomea batatas, une plante vivace comme elle,  généralement cultivée au potager sous nos latitudes puisque ses racines fournissent un tubercule apprécié des gourmets : la patate douce ! Bien qu’elle fleurisse assez rarement en France, les fleurs de la patate douce sont semblables en tous points à celles de la famille.

Comment bouturer l’ipomée vivace ?

La bouture s’apparente plutôt à une marcotte. En cours ou fin d’été, comme pour multiplier la patate douce, il faut attendre l’apparition d’embryons racinaires sous les nœuds s’étalant le long des longues tiges. Enfoncez alors le morceau de tige repéré dans la terre ou dans un pot rempli d’un mélange léger de terre et de sable. 

3 semaines à un mois plus tard, le jeune plant peut-être détaché de la plante-mère et sevré. Poursuivez les arrosages, protégez tout l’hiver, vous pourrez la planter au printemps suivant.

A propos de Bruno Nunez

Jardinier passionné depuis ma plus tendre enfance, je vous livre dans ces pages mes expériences réussies ou mes vrais échecs, des anecdotes, des astuces ou encore des infos pratiques,…

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