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Le cyprès de Lawson brunit

Le cyprès de Lawson brunit
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A l’image d’autres conifères (pin, thuya, cyprès…), le cyprès de Lawson ( Chamaecyparis lawsoniana) est fréquemment atteint par une maladie connue sous le nom de « dépérissement des conifères ». Quels sont les symptômes et comment agir ?

Le coupable ? Le Phytophtora…

La maladie du brunissement des conifères peut faire son apparition à tout moment de l’année. Elle début généralement par une pourriture (nécrose) du collet, trahissant un problème souvent invisible, et pour cause puisqu’il est souterrain, une pourriture des racines.

En conséquence, sur les parties aériennes, des rameaux entiers du cyprès de Lawson brunissent puis sèchent progressivement jusqu’au dépérissement total du conifère. Le mal qui se cache derrière cette redoutable maladie se nomme Phytophtora. Longtemps classée parmi les champignons, cette famille d’organismes microscopiques est désormais groupée avec différentes espèces d’algues.

La dissémination aérienne du Phytophtora le rend d’autant plus redoutable : il lui faut en effet très peu de temps pour contaminer une haie entière.

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Cyprès de Lawson bleu fortement atteint par le phytophtora

Comment prévenir les dégâts du Phytophtora ?

Une fois atteint, le cyprès de Lawson est presque toujours condamné. Quelques gestes et bonnes habitudes permettent cependant de prévenir l’apparition de la maladie.

Vérifier l’état sanitaire des arbustes

Au moment de l’achat en jardinerie ou chez le pépiniériste, il est toujours nécessaire de vérifier avec soin l’état sanitaire du végétal : le collet et les racines. Souvent, le Phytophtora est en effet introduit au jardin par le biais de jeunes plantes contaminées en pépinière.

Désinfecter les outils de taille

Cela ne paraît rien mais les outils de taille que sont le sécateur, l’ébrancheur ou encore la cisaille à haie sont de redoutables vecteurs de dissémination du Phytophtora. Désinfectez-les régulièrement avec de l’alcool à brûler pour limiter les chances de contamination.

Alléger les sols lourds

Le brunissement des conifères est favorisé par des sols lourds et argileux, coupables notamment de rétention d’eau. Les pluies diluviennes, souvent associées au froid hivernal, s’ajoutent également au risque d’apparition de la maladie,  en particulier en sol peu ou mal drainé lorsque les racines du cyprès de Lawson baignent dans l’eau.

Dès la plantation, il est donc indispensable d’aménager au fond du trou une couche drainante épaisse de gravier et d’alléger la terre de rebouchage au moyen de sable.

Favoriser la diversité

Enfin, le cyprès de Lawson est souvent planté de manière isolée au jardin, ce qui limite déjà en soi la propagation de la maladie aux autres sujets. Dans le cas des Thuyas cependant, c’est une autre histoire ! Pour éviter que tout un alignement dépérisse, privilégiez le mélange de variétés, plantées en alternance. Les haies variées sont naturellement plus résistantes que celles prenant appui sur une seule et même espèce.

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Des rameaux entiers du cyprès de Lawson atteints par le Phytophtora brunissent et sèchent

Le cyprès de Lawson est contaminé, comment réagir ?

Malheureusement, la plupart du temps, lorsque le Phytophtora est déclaré, il n’y a plus grand chose à faire, si ce n’est déterrer la plante et l’éliminer (la brûler). Surtout, ne replantez pas de conifères au même emplacement. Sans désinfection du sol, le Phytophtora peut y subsister plusieurs années sous une forme dormante.

Si le brunissement est léger, signe que la maladie s’est déclarée récemment, taillez et éliminez les  parties atteintes. Pulvérisez ensuite sans tarder une solution de bouillie bordelaise pour désinfecter les plaies.

Les traitements à base de cuivre (dont la bouillie bordelaise) ne sont généralement efficaces qu’en préventif et certainement pas anodins pour le sol. Utilisez-les donc uniquement en dernier recours.

A propos de Bruno Nunez

Je m'appelle Bruno, je vis du côté de Pau et je suis celui qui partage depuis début 2013 à travers ces pages ma passion pour les plantes et l'univers du jardin. Des anecdotes, des histoires, des expériences, des portraits de plantes...bref, un peu de tout, autant du côté du potager que de l'ornement...Et bien sûr, du bio, rien que du bio !

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