Arbustes caducs

Seringat, Philadelphus

le seringat (Philadelphus) est apprécié depuis longtemps dans les jardins pour le parfum délicat de sa floraison, comparable à la fleur d’oranger, et pour la blancheur éclatante en mai-juin de ses fleurs.

Une grande variété de seringats

Il existe un grand nombre de seringats, dont de nombreux hybrides venus d’Amérique du Nord ou d’Asie, tous très rustiques et peu exigeants quant à la nature du sol. Des variétés naines (seringat virginal) à port compact et arrondi (80 cm à 1 m de haut) côtoient des variétés de grande ampleur (2,50 à 3 m) se prêtant davantage à une plantation en isolé ou en haie libre et fleurie pour former de petits bosquets.

Les belles fleurs étoilées du seringat, toujours blanches, simples ou doubles en fonction des variétés, s’épanouissent en mai-juin sur des rameaux secondaires. Elles affichent parfois un cœur rouge-pourpre et exhalent presque toujours un parfum discret ou plus puissant.

Le feuillage, simple, est caduc. D’un beau vert profond en été, les feuilles ovales et légèrement dentées de l’arbuste prennent une belle couleur jaune à l’automne si l’emplacement est ensoleillé.

Où planter un seringat ?

Rustique et facile à cultiver, le seringat aime toutes les terres restant fraîches, même calcaires. Il craint en revanche les sols lourds et gorgés d’eau. Résistant à la sécheresse, il tolère le manque d’eau l’été mais fleurit mieux si le sol reste frais.

Plantez-le au soleil et à l’abri des courants d’air pour qu’il fleurisse en abondance. Paillez ses pieds pour conserver de la fraîcheur.

Comment tailler un seringat au printemps ?

Le seringat se taille chaque année au printemps, juste après sa floraison. Une taille régulière les premières années permet de maintenir un port compact et empêche que l’arbuste se dégarnisse à la base.

Si votre seringat est encore jeune : En juin ou juillet, rabattez d’un tiers la longueur des rameaux ayant fleuri. De nouvelles pousses vont pousser pendant l’été. Elles donneront des fleurs l’année suivante.

Si votre arbuste est plus âgé : Effectuez cette taille tous les deux ans. Complétez-la en supprimant une ou deux branches très âgées et les rameaux en surnombre qui se croisent à l’intérieur de l’arbuste pour augmenter la quantité de floraison.

Comment rajeunir un vieux seringat ? Si vous souhaitez rajeunir un seringat des jardins laissé sans entretien pendant quelques années, rabattez chaque branche de l’arbuste à 30 cm du sol, en coupant juste au-dessus d’un bourgeon prêt à pousser. Le seringat des jardins supporte bien cette taille sévère. Les semaines suivantes, arrosez-le en cas de sécheresse pour alimenter les jeunes pousses qui vont se former.

Quels arbustes lui associer ?

La couleur blanche des fleurs du seringat virginal se marie très bien à de nombreuses couleurs. En haie libre de taille moyenne, associez par exemple les variétés qui fleurissent en mai à des Photinia, dont la couleur rouge des jeunes feuilles est resplendissante.

N’hésitez pas non plus à associer les seringats à des rosiers non remontants aux fleurs roses pour obtenir un mariage délicat et romantique. Complétez le tableau en plantant à leurs pieds des bulbes printaniers (jacinthes, tulipes).

Seringat des jardins, Philadelphus coronarius

Naturellement présent de l’Italie au Caucase, il est probable que le seringat des jardins ait été cultivé par la main de l’homme depuis aussi longtemps qu’il apprécie l’art des jardins. Le seringat des jardins supporte les sols les plus secs. Ses fleurs simples, doubles ou semi-doubles en fonction du cultivar, exhalent un parfum capiteux, l’un des plus puissants du genre Philadelphus.

L’arbuste atteint 3 de hauteur et développe un port un peu raide qui le réservent aux haies volumineuses. Quelques-uns de ses longs rameaux couverts de feuilles ovales d’un vert vif, retombent gracieusement.

Seringat Natchez

Les atouts majeurs du seringat virginal Natchez : la remarquable couleur blanche de ses grandes fleurs simples et une floraison abondante plus longue que celle des autres seringats. Mais le parfum de ces fleurs est plus discret.

seringat natchez
Seringat Natchez, © Julie, Flickr

Les feuilles vert foncé, brillantes, sont également très belles et constituent un bel écrin pour sa floraison lumineuse.

Cet arbuste développe un port compact et arrondi (1m à 1m50 de haut)

Seringat Belle étoile

Cette généreuse variété d’1,5 m à 2 m de haut développe un port érigé. Ses fleurs simples et blanches s’épanouissent en début d’été (juin-juillet) et laissent voir une discrète tache rose à pourpre à la base des pétales, au centre. Elles sont merveilleusement parfumées.

Seringat Manteau d’Hermine

Ses fleurs blanches, doubles, s’épanouissent en grappes en mai-juin en exhalant un délicat parfum. Ce seringat virginal forme un arbuste compact, presque plus large que haut (1m de haut, 1,5m de large)

Seringat Silberregen

Proche de Manteau d’Hermine, ce seringat virginal tout aussi compact et arrondi (1m en tous sens) se couvre de nombreuses fleurs blanches simples qui exhalent un parfum sucré en juin-juillet avec des notes de fraise. En raison de l’abondance de sa floraison, les Anglais lui ont donné le surnom poétique de  Silver shower (Pluie d’argent)

Victor Lemoine (1823-1911)

Ce pépiniériste de Nancy n’est pas seulement entré dans l’Histoire de la botanique pour le travail remarquable qu’il a mené sur les lilas doubles. Victor Lemoine est également le père de nombreux seringats hybrides. Sa première création du genre Philadelphus, en 1884, porte son nom : Philadelphus x lemoinei. D’autres suivront, dont le très beau seringat virginal (Philadelphus virginalis), créé en 1910, père des cultivars belle étoile, manteau d’hermine et silberregen.

Différence entre Syringa et seringat

Il ne faut pas confondre le syringa et le seringat. Le nom latin de Syringa était celui des seringats avant que le botaniste Linné ne le transfère aux lilas et décide en échange d’attribuer aux seringats le nom de Philadelphus.

Dommage qu’il n’ait pas tenu compte de l’usage fait de la plante : le seringat était en effet appelé syringa en partie à cause de ses tiges qui, une fois vidées de leur moelle, servaient à faire des seringues.

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