Arbres fruitiers à noyaux

Pucerons noirs du cerisier

Au printemps, aidées par les fourmis, des colonies de pucerons noirs s’installent sous les jeunes feuilles du cerisier et les déforment. Une fois en place, il est très difficile de s’en débarrasser.

Une vitesse de reproduction exponentielle

Au départ, il suffit d’un œuf qui survit aux rigueurs de l’hiver bien tapi dans un repli de l’écorce de l’arbre.

Une femelle puceron sans ailes en sort. A elle seule, cette fondatrice est capable de donner naissance (sans aucune fécondation) à une colonie entière constituée de plus de 100 individus. Ce mode de multiplication très rapide, proche d’un clonage, porte le nom de parthénogénèse ovipare.

Les abeilles se multiplient aussi de cette manière, à partir d’une seule femelle fondatrice !

Les fourmis : des alliées des pucerons

Les premières colonies de pucerons noirs attirent des fourmis. Ces dernières les aident à se disséminer sur l’arbre et jouent un rôle protecteur en échange d’un liquide épais, sucré, très nutritif secrété par les pucerons : le miellat.

Empêchez les fourmis de rejoindre leurs protégés en leur barrant la route avec des bandes de glu disposées autour des troncs.

Feuilles du cerisier enroulées

Les pucerons s’agglutinent sur les jeunes pousses tendres et sous les feuilles du cerisier : ce sont les plus riches en sève. Ils enfoncent profondément leur stylet pour piquer les tissus végétaux à la recherche des vaisseaux conducteurs de sève élaborée, riche en sucres.

Lors de ces piqûres, ils injectent une substance proche d’une « salive ». C’est elle qui entraîne une réaction de défense de l’arbre.

Les feuilles du cerisier s’enroulent, se crispent, cloquent. Elles se déforment de manière irréversible.

Quand l’arbre n’est pas trop haut, il existe des méthodes douces pour s’en débarrasser :

Les insectes auxiliaires

Les coccinelles, les chrysopes, les syrphes… tardent parfois à se montrer. Mais ils sont redoutables d’efficacité.

La coccinelle à 7 points par exemple (la bête à Bon Dieu comme on la surnomme), est l’une des premières à se manifester. Ses œufs orangés donnent naissance au printemps à une larve noire portant de petites taches orange sur les côtés, très différente de l’adulte.

Très mobiles, ces larves peuvent grimper jusque sur les feuilles du cerisier. Sur place, elles sont capables d’engloutir plusieurs dizaines de pucerons noirs par jour !

Reste que pour les accueillir de manière durable, il faut un jardin diversifié, vivant et équilibré.

Un anti-puceron naturel

On peut aussi intervenir en douceur en préparant puis en pulvérisant :

  • un répulsif à base de macération d’ail ou de feuilles de rhubarbe.
  • ou bien un insecticide à base de savon noir : diluez 30g de savon noir dans 1 L d’eau de pluie. Ajoutez 1 cuillère à café d’huile de colza. Secouez bien et le tour est joué.
  • Si vous n’avez pas ce qu’il faut pour le préparer, vous pouvez utiliser un anti-puceron à base d’huile de colza.

Toutes ces solutions agissent par contact. Elles ne fonctionnent donc bien qu’à condition que les colonies restent accessibles et ne s’abritent pas sous les feuilles déformées. Si elles sont trop enroulées, il faut alors tailler les pousses infestées et s’en débarrasser.

Partis comme ils sont venus !

Les pucerons noirs disparaissent d’eux-mêmes du cerisier dès que les grandes chaleurs arrivent et que les premières feuilles de l’arbre commencent à tomber pendant l’été. Sa croissance annuelle s’arrête.

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Mis à jour le Juil 3, 2020 @ 7 h 58 min

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