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plante osteospermum

La marguerite du Cap, Osteospermum

La marguerite du Cap, Osteospermum
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Originaire d’Afrique du Sud, la marguerite du Cap ou Osteospermum, que l’on appelle aussi plus rarement Dimorphoteca, est une plante peu rustique ( entre 0 et -5°C) de la grande famille des Astéracées. Uniquement vivace dans les régions de climat doux, elle est ainsi essentiellement cultivée en pleine terre sur le pourtour méditerranéen ou près du littoral Atlantique. Ailleurs, elle est considérée comme annuelle, à l’image des pélargoniums. Comment la cultiver et l’entretenir ?

Description

L’Osteospermum forme rapidement un petit arbuste au port arrondi d’une cinquantaine de centimètres de hauteur. En pleine terre, ce sous-arbrisseau a tendance à s’étaler d’années en années, constituant au final un candidat intéressant en couvre-sol.

Ses longues feuilles d’un vert franc, étroites et légèrement dentées, sont persistantes. Les nombreuses fleurs qui apparaissent sur le pourtour de la silhouette de mai à novembre sont semblables à des marguerites, d’où son nom. De couleur blanche à cœur bleu, la gamme de teinte est plus étoffée chez les hybrides. Comme pour toutes les Astéracées, ses marguerites ne sont pas véritables fleurs. Celles-ci, de deux types, sont visibles à l’intérieur du cœur (fleurs tubulées très petites) et sur la périphérie (fleurs ligulées).  Elles sont réunies en capitules.

Curieusement, les marguerites du Cap ne s’ouvrent que si la journée est ensoleillée et lumineuse. Il arrive fréquemment qu’elles se referment bien avant la tombée de la nuit si le temps devient brusquement maussade et que le soleil joue à cache-cache avec d’épais nuages.

plante osteospermum vivace ou annuelle

Besoins

Installée en terre bien drainante, la marguerite du Cap se plaît au plein soleil. Dans ces conditions, elle supporte bien la sécheresse. Cultivée en pot, elle apprécie davantage une situation légèrement ombragée aux heures les plus chaudes de la journée et se montre aussi plus gourmande en eau. Pour signifier sa soif, la plante déprime rapidement son feuillage et simule l’agonie. Pas d’inquiétude pour autant : elle est très résistante à la sécheresse et peut rester en l’état quelques heures. Il suffit de verser un bon arrosoir pour lui redonner sa belle forme originelle. 

Culture

Où et comment le planter ?

En pleine terre

Plantez l’Osteospermum au début du printemps, en avril, dans une terre bien drainée. Ajoutez au besoin quelques pelletées de sable. Espacez les pieds de 40 à 50 centimètres ; ils prendront vite du volume.

 En pot

En pot ou en bac, il est possible de serrer davantage les pieds pour obtenir du volume plus rapidement : installez deux plantes dans un pot de 30 centimètres de diamètre. Dès la plantation, pincez les premières fleurs en formation pour obliger cette marguerite du Cap à se ramifier ; elle fleurira alors plus tardivement mais aussi plus généreusement au cours de l’été.

Quel entretien pour l’Ostéospermum ?

Des arrosages réguliers sont nécessaires, idéalement avant que le coup de soif. Au cours de la croissance, laissez l’Osteospermum évoluer librement. Nettoyez par contre souvent ses fleurs fanées pour encourager la formation de nouveaux boutons et l’éclosion de nouvelles petites marguerites.

Quand tailler ? Comment ?

En fin d’hiver, deux tailles sont possibles :

Corrigez et ajustez l’arrondi de la silhouette par une taille douce. Profitez-en également pour tailler les tiges mortes.

Cependant, au fil du temps, les tiges de l’Osteospermum se dégarnissent à la base. Il est donc préférable de rabattre la marguerite du Cap plus sévèrement en ne conservant qu’un tiers de ces tiges. Taillez au-dessus d’une paire de feuilles.

Hivernage de l’Osteospermum

Dans les régions de climat doux (neige et gelée exceptionnelle), l’Osteospermum peut rester en terre. Couvrez-le simplement d’un voile d’hivernage lorsqu’une période de froid plus intense est annoncée.

Ailleurs, ce sous-arbrisseau ne survivra probablement pas à l’hiver en terre. Courant octobre, il est donc nécessaire de le déterrer et de le rempoter pour l’hiverner dans un local frais (hors gel) et lumineux. Rabattez toutes les tiges à 5 centimètres ; les racines ayant souffert, elles vont de toute façon flétrir quelques jours après le rempotage.

Maladies

Si l’été est humide et peu ensoleillé, l’Ostéospermum peut se montrer sensible au mildiou. Déplacez la plante à l’abri, sous une avancée de toit, si plusieurs jours de mauvais temps sont prévus. En dernier recours, une pulvérisation de bouillie bordelaise permettra de ralentir les dégâts du champignon.

Bouturage

C’est d’une part pour s’assurer que l’Osteospermum survive à l’hiver qu’il est nécessaire de le bouturer. Cela permet de disposer également de jeunes plants à repiquer ailleurs au jardin dès le printemps suivant. D’autre part, avec l’âge, les tiges ont tendance à se lignifier et se dégarnissent à la base, devenant moins florifères. Le bouturage permet de renouveler cette vivace arbustive. Il est très facile à réaliser.

Quand et comment bouturer ?

  • Procédez tout l’été, jusqu’à fin septembre.
  • Prélevez des extrémités de tiges non fleuries de 10 centimètres de longueur. Taillez au-dessous d’une paire de feuilles.
  • Retirez toutes les feuilles du bas de la tige.
  • Piquez dans un mélange de terreau et de sable, pas plus de 4 boutures par pot (petit pot en terre cuite idéalement)
  • Humidifiez et conservez à l’ombre, au pied d’un mur orienté au nord ou sous la ramure d’un grand arbuste, comme un Hortensia par exemple. Maintenez le substrat humide.
  • Début novembre au plus tard, rentrez le pot à l’abri du gel, en le plaçant derrière la fenêtre d’un garage par exemple.
  • Vous pouvez planter ces boutures à leur place définitive dès avril du printemps suivant.

Utilisations

Résistante à la sécheresse, la marguerite du Cap est idéale dans un grand pot ou un bac. Comme elle résiste par ailleurs très bien aussi aux embruns, elle est appréciée en pleine terre en bord de mer, région où le climat doux hivernal et un sol léger lui permettent de prospérer pendant plusieurs années. Vous pouvez l'associer à l'agapanthe, le lantanier par exemple pour des massifs colorés.

A propos de Bruno Nunez

Je m'appelle Bruno, je vis du côté de Pau et je suis celui qui partage depuis début 2013 à travers ces pages ma passion pour les plantes et l'univers du jardin. Des anecdotes, des histoires, des expériences, des portraits de plantes...bref, un peu de tout, autant du côté du potager que de l'ornement...Et bien sûr, du bio, rien que du bio !

1 commentaire

  1. J’adore ces marguerites mais dommage qu’elles n’arrivent pas à survivre en hiver.

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