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phlomis fruticosa

Phlomis de Russell, Sauge de Jérusalem: la diversité des Phlomis !

On ne parlera pas d’un Phlomis, mais des Phlomis, tant ils sont nombreux ! Du plus classique Phlomis de Russell (Phlomis russeliana), à l’original Phlomis tuberosa, couvert de gracieuses fleurs rose lilas, en passant par Phlomis fruticosa, la fameuse sauge de Jérusalem, ou encore Phlomis cytherea,  à feuilles rondes…les Phlomis offrent une incroyable diversité!

Un point commun : toutes ces plantes sont des vivaces presque increvables ! Bien qu’originaires du bassin méditerrannéen (Syrie), elles sont rustiques et robustes, s’adaptent sans sourciller à des climats plus frais ou arrosés, du moment qu’on tient compte de leurs besoins primaires. Comment les cultiver et les entretenir ?

3 conseils pour réussir la culture des Phlomis

Quel que soit votre climat, installez-les au plein soleil, dans un sol parfaitement drainé.

Conservez les fleurs sèches une partie de l’hiver : elles restent décoratives !

En massifs, associez-les à des arbustes bas ou à des vivaces de même taille (des échinacées par exemple).

Description

Buissonnantes, curieuses, voire un brin intrigantes même à cause de leur floraison étagée, les Phlomis, vivaces forment une touffe arrondie de 80 centimètres à 1 mètre de hauteur, pour autant d’étalement.

Le Phlomis le plus classique, celui de Russell (Phlomis russeliana) présente de grandes feuilles duveteuses, épaisses, veloutées, en forme de cœur étiré.

Les fleurs jaunes, arquées, tubulées, apparaissent d’avril à juillet, en anneaux enfilés sur de longues tiges florales.  Ce Phlomis plutôt remontant offre une nouvelle floraison plus légère en septembre-octobre.

Où planter le phlomis ?

Côté exposition, la plante apprécie le plein soleil. Elle tolère cependant bien la mi-ombre, et même une ombre plus marquée du moment que la terre à ses pieds reste sèche. C’est donc surtout du côté du sol que se situent les exigences des Phlomis. Peu importe la composition de la terre, elle peut être de nature calcaire, pauvre ou même caillouteuse. Elle doit simplement être bien drainée, capable d’évacuer rapidement le surplus d’eau d’arrosage, surtout en hiver.

Les Phlomis se prêtent dans ces conditions  à toutes sortes de combinaisons : dans les massifs, en compagnie d’autres grandes vivaces, sur un talus, seuls, ou en bordure d’allée. Par ailleurs résistants aux embruns, on peut aussi les installer dans les jardins côtiers.

phlomis russeliana jaune

Quand le planter ?

Dans les régions aux hivers doux, plantez début octobre. Le Phlomis s’enracine ainsi avant les gelées  et dispose d’une année quasi complète pour parfaire son installation avant de laisser éclater au grand jour ses premières fleurs.

Dans les régions aux hivers plus marqués, il est préférable d’ajourner la plantation au début du printemps. Quelques arrosages sont alors les bienvenus pour accompagner la croissance et le développement du système racinaire.

Comment entretenir le Phlomis ?

L’entretien du Phlomis se limite au strict minimum, les touffes s’étalant progressivement d’elles-mêmes.

Une fois installés, l’arrosage est inutile ; les Phlomis sont capables de passer sans encombre un été au sec, se moquant au passage de la chaleur.

Un apport d’engrais est également inutile, la plante pousse tellement bien en terrain pauvre !

La division des souches en fin d’été ou début d’automne permet de constituer plus rapidement un buisson dense.

Comment tailler le Phlomis ?

Si la taille n’est pas indispensable, elle n’en demeure pas moins utile. Effectuée une première fois après la floraison printanière, quand les anneaux de fleurs sont secs et que de nouvelles pousses pointent le bout du nez, la taille du Phlomis encourage une remontée plus florifère pour la fin d’été et le début d’automne. Rabattez les tiges d’une vingtaine de centimètres, en coupant juste au dessus des nouvelles pousses.

La taille d’hiver est à effectuer, au choix, courant novembre ou plus tard (avant fin mars) si vous souhaitez conserver les fleurs sèches décoratives pendant toute la saison morte. Elle permet d’équilibrer le buisson. Rabattez toutes les pousses de moitié.

Comment bouturer le Phlomis ?

C’est très facile ! Attendez la fin de la seconde floraison, fin octobre ou en novembre, pour couper des morceaux de tiges aoûtés de 30 à 40 centimètres de longueur. Supprimez les deux ou trois premiers bouquets de feuilles et piquez chaque bouture dans un pot en terre cuite rempli d’un mélange de terre de jardin et de sable. Arrosez peu et conservez à l’abri des gelées. Au printemps suivant, vous disposerez d’une nouvelle plante, prête à rejoindre le jardin !

Différents Phlomis

Outre le Phlomis de Russell, au feuillage vert grisé et aux fleurs jaune d’or, d’autres sont tout aussi beaux.

Phlomis tuberosa est probablement le plus original, avec ses fleurs rose lilas de mai à fin juillet perchées le long d’une tige s’étirant jusqu’à 1m50 de hauteur. Ne cherchez pas les feuilles, situées en majorité à la base de la plante, elles sont plus vertes que P.russeliana. En hiver, la plante entière disparaît pour mieux ressurgir dès le début du printemps, après cette période de repos bienfaisante.

Phlomis cytherea est plus bas que les autres. Ses feuilles, presque grises argentées, sont plus petites et surtout plus rondes que celles du Phlomis de Russell.

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Phlomis fruticosa, c’est le nom botanique donné à la sauge de Jérusalem. Un Phlomis donc, et non pas une vraie sauge comme pourraient le laisser croire ses feuilles épaisses, duveteuses, vert grisâtres sur le dessus et franchement plus grises sur le revers. La sauge de Jérusalem forme un buisson dense assez haut (1 mètre) se couvrant de nombreuses fleurs jaunes lumineuses en boules, plus grandes que les autres variétés. Revers de la médaille pour ce Phlomis, il est plus sensible au froid.

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A propos de Bruno Nunez

Jardinier passionné depuis ma plus tendre enfance, je vous livre dans ces pages mes expériences réussies ou mes vrais échecs, des anecdotes, des astuces ou encore des infos pratiques,…

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