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montage du lombricomposteur

Un lombricomposteur dans la cuisine, c’est possible !

Un lombricomposteur dans la cuisine, c'est possible !
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Cette année, le Père Noël était écologique : il a décidé de m'apporter un … lombricomposteur. Un lombri-quoi ? A ceux qui me regardent avec de gros yeux, sachez que le lombricomposteur, ce n'est ni plus ni moins qu'une version miniature du composteur de jardin que tout le monde connait.

La différence de taille est toutefois essentielle. En effet , le dispositif peut désormais être directement implanté dans une cuisine ou un sellier  ! Pratique ! Et comme son grand frère au jardin, le lombricomposteur est peuplé de vers de terre qui se nourrissent des déchets organiques qui leur sont apportés régulièrement.

Le lombricompostage, c'est donc finalement une technique naturelle de dégradation des restes de repas permettant d’obtenir une matière à la consistance proche d'un terreau : le lombricompost. Une technique simple que je vous fais découvrir aujourd’hui…

L’appareil que j'ai reçu est fabriqué en France (cocorico !). Vous l'avez compris, contrairement à son grand frère de jardin, le lombricomposteur est plutôt adapté aux citadins, pour un usage en appartement. Mais ce qui surprend d'emblée, c'est l'absence d'odeur ! Si, si, je vous assure…

Après la phase de montage du kit – un guide de l'utilisateur est fourni, rassurez-vous –  je l’ai mis en service. Pour cela, j’ai disposé dans le fond du bac supérieur quelques feuilles de papier journal (un disque de carton découpé au bon format fait aussi l’affaire) et du terreau sur une épaisseur de 4 à 5 cms.

Puis il m’a fallu … le peupler. Là, il existe deux solutions : soit importer des vers de terre d'un lombricomposteur déjà existant, soit les acheter dans le commerce ou sur Internet.

Eisenia lombricomposteur
Il est important de peupler le lombricomposteur avec des vers de la famille Eisenia, photo (c) Mely-o, flick'r

Attention cependant ! Les lombrics de la famille Eisenia sont ici les plus adaptés. Ne vous précipitez en aucun cas au jardin pour collecter le vers le plus courant, à savoir  le « lombricus terrestris ». Ce dernier se nourrit en effet d'humus déjà décomposé par la microfaune du sol et ne convient donc pas à la lombriculture.

J’ai pour ma part adopté des vers d'un lombricomposteur déjà en activité dans une collectivité en avance et ayant une politique active sur le recyclage des déchets : le Pays Thouarsais (79).

Ensuite, je les ai délicatement déposé sur le terreau. Vous pourrez le constater si vous en faites l’expérience, nos amis disparaissent bien vite pour fuir la lumière du jour. Et ce sont de vraies voraces ces petites bestioles ! Bien qu’elles ne pèsent que 0,5 g, elles peuvent ingurgiter l'équivalent de leur poids tous les jours !

lombricomposteur de cuisine
Ce modèle de lombricomposteur n'occupe pas beaucoup d'espace. Il peut trouver place dans un coin de la cuisine ou au cellier. photo (c) jardipartage.fr

Pour finir la mise en route, j’ai déposé un mélange de déchets ménagers verts ( épluchures de légumes, restes de salade, pelures de fruits…) et un peu de matière carbonée (quelques morceaux de papier absorbant ou des filtres à café) , puis j’ai légèrement arrosé le mélange après l'avoir recouvert d’ un  tapis d'humidification (fourni). A défaut, une ou deux feuilles de papier journal font l’affaire.

Ensuite, la patience est de mise. Il faut attendre une à deux semaines que les vers de terre s’acclimatent à leur nouvel environnement, avant de s'attaquer aux restes de repas servis dans le bac supérieur.

 Si cet article vous a plu, je vous propose de lire les premiers problèmes auxquels j'ai rapidement été confronté

A propos de Jean-Noël

1 commentaire

  1. très intéressant ,ce que les lombrics utilisés sont spécifiques.

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