Soins aux arbres fruitiers

Comment déplacer un arbre sans prendre de risques ?

Parce que le jardin est en perpétuel mouvement, parce que les idées d’aménagement d’un jour laissent vite place à de nouveaux projets, il peut arriver qu’un arbre d’ornement ou fruitier planté au cours des années ou des saisons précédentes ne soit plus vraiment à sa place.  Comment alors le transplanter sans freiner son développement ?

Quand déplacer un arbre ?

L’automne est la meilleure saison pour planter des arbres et des arbustes à feuillage caduc, mais c’est aussi le moment idéal pour les déplacer.

Afin d’augmenter les chances de reprise, la transplantation d’un arbre doit en effet impérativement s’effectuer dans cette période de repos végétatif qui s’étend de la fin d’automne au début du printemps.

Attendez que le temps soit favorable pour déplacer l’arbre. Ne le faites pas :

  • Pendant ou juste après une forte période de pluie car la terre, gorgée d’eau, est difficile à travailler.
  • En période de gel car la terre est dure à creuser et surtout le froid risque de brûler les racines fragilisées.

Une transplantation de l’arbre pas-à-pas

  1. Commencez par enfoncer votre bêche droite sur toute sa hauteur en dessinant un cercle à 50 cm environ tout autour du tronc. En terrain argileux, aidez-vous-en plus d’une fourche-bêche pour décompacter la croûte superficielle.
  2. A l’intérieur de ce grand cercle, dessinez-en un second avec la bêche, à environ 40 cm du tronc.
  3. Entre ces deux cercles, creusez une tranchée circulaire profonde en vous aidant d’une pioche. Les racines les plus superficielles sont ici coupées net.
  4. Dégagez ensuite une partie de la terre en périphérie pour permettre à l’outil de passer sous la motte. Armez-vous de patience pour couper d’un coup sec les racines les plus profondes.
  5. Suivant la hauteur et l’âge de l’arbre, le recours à une petite scie arboricole peut être nécessaire pour couper les racines les plus épaisses proprement.
  6. Couchez progressivement l’arbre en faisant levier jusqu’à ce que sa motte de terre soit totalement libérée du sol.
  7. En fonction du diamètre de la motte, entourez-la ensuite d’un morceau de film géotextile, de toile de jute ou d’un sac en plastique pour éviter que la terre ne s’effrite lors du transport en brouette.
  8. Si vous ne l’avez pas creusé avant, ouvrez un nouveau trou de plantation à peine plus profond que la motte, mais bien plus large. Le système racinaire trouvera là une terre souple, favorable à son développement.
  9. Ameublissez le fond à l’aide de la fourche-bêche et versez deux ou trois pelletées de compost à mélanger au reste.
  10. Installez l’arbre au fond de son nouvel emplacement, bien droit et retirez la protection de la motte. N’oubliez pas de tuteurer un arbre encore jeune, en particulier si votre jardin subit régulièrement des rafales de vent, sans trop serrer les liens pour ne pas l’étrangler.
  11. Rebouchez les trous avec un mélange à parts égales de terre de jardin et de compost. A mi-remplissage, arrosez copieusement pour commencer à tasser la terre en douceur.
  12. Complétez de terre. Formez une cuvette sur le dessus pour faciliter les arrosages.
  13. Terminez par un arrosage copieux avant de pailler de broyats. Ils protégeront la motte du froid et du tassement consécutif aux pluies répétées.

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