Jardiner au printempsPotager bio

Le panais est semé !

T rès longtemps éclipsé par la carotte dont il est visuellement très proche et avec laquelle il partage la même famille, le panais fait un retour en force sur les étals, particulièrement en bio. Et c’est plutôt mérité tant on l’apprécie l’hiver venu, en purée ou en gratins avec un épaisse croûte de fromage râpé ! Et  au potager, le panais n’est pas plus difficile à vivre que sa consœur carotte, alors pourquoi s’en priver ?

Le panais produit de longues feuilles vertes, bien droites et dentelées. Mais, comme la carotte, on le cultive avant tout pour sa racine blanchâtre et charnue, qui avoisine parfois le kilo !


Quand effectuer le semis ?

Si le panais se sème au printemps, jusqu’en début d’été, il apprécie d’être semé suffisamment tôt, en mars/avril/mai, afin de s’installer correctement avant l’arrivée de la sécheresse et de la chaleur estivales. Vous pouvez le semer au milieu des rangs d’oignons, dont il apprécie (comme la carotte) le voisinage.

Semé trop tard, il pousse quand même mais il faut alors être particulièrement attentif à son arrosage pour l’aider à rattraper le temps perdu afin de récolter de gros panais une fois l’automne venu.

Le mois d’avril semble être la meilleure période dans beaucoup de régions : le mois de mars étant un peu froid selon les climats, la hausse des températures en avril permet une levée plus rapide des panais. Par ailleurs il est très important, si vous le pouvez, de le semer avant la mi-juin et l’arrivée des premières grosses chaleurs.

semis panais pleine terre
Wolfgang Eckert, Pixabay

Comment réaliser le semis de panais ?

La levée étant généralement un peu capricieuse, n’hésitez pas à semer serré : une graine tous les 2/3 cm en espaçant vos rangs d’environ 30 cm.

Ne laissez pas le sol sécher tant que les graines n’ont pas germé. N’hésitez donc pas à arroser régulièrement. Si le sol reste frais, vos panais vont germer facilement et ce sera une récolte d’assurée !

Comptez une semaine pour la levée dans un sol à 20°, contre environ deux semaines dans un sol à 15°.

Quelques jours plus tard, éclaircissez pour ne laisser qu’un panais tous les 8/10 cm. Il faudra alors désherber une à deux fois avant que les racines ne se développent un minimum.

Une fois vos panais bien installés, et hauts de quelques centimètres, paillez afin de les protéger contre le soleil de l’été : prévoyez jusqu’à 10 cm d’épaisseur de paillage entre les rangs. Cela vous épargnera également une nouvelle corvée de désherbage.

Si votre sol n’est très fertile, n’hésitez pas, avant de semer vos panais, à ajouter 3 à 4 kg de compost bien mûr par m² de culture. Ces légumes-racines gourmands apprécieront l’attention !


Et la récolte alors ?

Suivant la région, elle pourra s’effectuer à partir du mois d’août (particulièrement dans le sud de la France). En climat doux, laissez la culture en place tout l’hiver en couvrant simplement les pieds d’un épais paillis de feuilles mortes déchiquetées pour les protéger du gel et du froid. Vous pourrez ainsi récolter le panais au fur et à mesure des besoins directement sur les planches de culture. Vive la fraîcheur !

Par contre, même si le panais résiste plutôt bien aux gelées, il vaut quand même mieux au Nord de la Loire le déterrer en faisant pivot avec une fourche-bêche, puis couper les feuilles au niveau du collet et rentrer votre culture à l’abri. Les racines peuvent alors être conservées plusieurs mois dans des bacs ou des silos remplis de sable.


« Guernesey », du grand classique !

Du classique oui mais qui produit une racine de belle qualité, renflée comme il faut, avec un collet légèrement creusé. Guernesey est une variété bien rustique et très productive.

Ce panais là dégage un parfum aromatique subtil et puissant. Même s’il peut se déguster seul, cru ou râpé façon carotte, je le préfère personnellement toujours cuit, en accompagnement de viandes (sous formes de frites, de cubes…)  ou mélangé à d’autres légumes qui atténuent son goût (en potages, pot au feu, …). Et pour les enfants, essayez la purée pomme de terre-panais (2/3-1/3). Elle passe toute seule !

Mis à jour le Oct 2, 2019 @ 9 h 13 min

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Bruno Nunez

Jardinier près de Pau, je jardipartage à travers ces pages ma passion pour les plantes et le jardin à travers des conseils de jardinage, des astuces, des expériences, des portraits...bref, un peu de tout...Et bien sûr, du bio, rien que du bio, avec une bonne dose de bon sens !

2 commentaires

  1. avez-vous essayé des chasser les pucerons noirs sur les haricots vert? peine perdu
    Laisser les tranquille et regardez ce qui ce passe
    ils resterons sur un seul pied (ou deux maxi)
    mais ils ne coloniseront pas votre planche je vous le garanti
    (même pas les feuilles qui touchent les pieds infestés)
    vous condamnez ces pieds là toutes la saison et voilà tout,
    ne les arrachez surtout pas les pucerons chercherez d’autre pieds et ce réinstaleraient
    essayez
    amitiés potagere

    1. Bonjour Bernadette,

      Merci pour ce retour d’expérience de jardinage biologique. On peut effectivement tolérer les parasites au lieu de s’acharner dans une lutte souvent « vaine ».

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