Rosiers

Quand, comment déplacer un rosier ?

Il existe de nombreuses bonnes raisons de vouloir déplacer un vieux rosier : parce qu’il est devenu encombrant, pour faire des travaux à son emplacement, mais aussi parce que la terre ou l’ensoleillement ne lui conviennent pas … Bien sûr, la transplantation à effectuer n’est pas sans risque pour le rosier car inévitablement, vous allez devoir tailler de grosses branches et racines. Voici des conseils pour limiter les risques.

Transplanter un rosier : Quelle est la meilleure période ?

C’est en fin d’automne, à partir du mois de novembre, que les meilleures conditions pour déplacer des rosiers sont réunies.

A cette période de l’année, il est en effet possible d’une part de déterrer un rosier et de mettre ses racines nues sans trop de risque de dessèchement.

D’autre part, les rosiers sont au repos végétatif ; la sève ne circule donc plus dans les parties aériennes et le système racinaire est lui aussi à l’arrêt. Il ne puise donc pas d’éléments nutritifs.

Pas-à-pas : Comment changer un rosier de place ?

3 grandes étapes jalonnent cette transplantation :

1.     Tailler le rosier pour réduire son volume

  • Commencez par couper les branches du rosier à 15-20 cm du sol. Il s’agit par ce geste de réduire la végétation. Vous faciliterez ainsi sa reprise du fait que les racines auront à produire moins d’efforts pour alimenter les parties aériennes quand la circulation de sève reprendra au début du printemps.
  • Coupez les branches en biseau avec un sécateur à lames croissantes affûté et désinfecté, environ 1 cm au-dessus d’un bourgeon tourné vers l’extérieur de la ramure.

2.     Extraire la motte de terre

Selon l’âge du rosier à déplacer, son arrachage est plus ou moins long et fastidieux car les rosiers s’enracinent souvent profondément. Le diamètre des plus grosses racines oblige aussi parfois à utiliser une petite scie d’élagage.

Il vaut mieux déjà attendre que le sol soit bien humide ; Si la terre de jardin est trop sèche, les outils ne s’y enfonceront pas.

Arrosez-la généreusement si vous êtes pressé ou attendez une période de pluie. Mais si le sol est détrempé, sachez que vous ferez aussi un travail beaucoup moins propre. Il faut donc trouver un entre-deux.

Cernez la souche au large avec une pelle bêche, puis dégagez progressivement toutes les racines avec une pioche mais en prenant soin de ne pas en blesser un maximum.

Dans le cas d’un vieux rosier, il faut parfois aller jusqu’à couper les grosses racines qui s’enfoncent en profondeur car il est impossible de les dégager complètement. Coupez-les alors le plus loin possible de la souche en utilisant un ébrancheur.

3.     Replanter aussitôt le rosier

Pour éviter le dessèchement des racines, surtout lorsqu’elles ont été complètement mises à nues, il est conseillé de préparer un pralin. Dans un seau, mélangez ⅓ d’eau, un autre ⅓ de terre de jardin et un dernier ⅓ de bouse de vache fraîche. Plongez la motte dedans et badigeonnez-les pendant de longues minutes avec les mains.

Ensuite, avant d’installer votre rosier, mélangez des graviers à la terre au fond du trou pour faciliter le drainage.

Rebouchez sur les côtés avec de la terre meuble mélangée à du compost.

Terminez en arrosant bien pour chasser les bulles d’air et mettre les racines en contact de la terre.

Enfin, l’année suivante, n’oubliez pas de l’arroser très régulièrement au printemps et en été, de mettre aussi un peu d’engrais car la reprise d’un vieux rosier déplacé est toujours plus délicate que celle d’un jeune arbuste !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page