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attaque chenille du buis

La pyrale du buis a bouclé son tour de France

La pyrale du buis a bouclé son tour de France
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Il aura donc suffi de 7 ans (depuis sa découverte en Alsace en 2008) à la pyrale du buis pour parvenir à traverser la France en diagonale et venir « poser ses valises » dans mon propre jardin, en Béarn. Cydalima perspectalis est un nouvel exemple des travers de la « mondialisation », en particulier de la circulation massive de marchandises à l’hygiène douteuse.

Pyrale du buis dessin
Aquarelle d'une chenille de pyrale du buis

Le papillon est nocturne et donc peu facile à observer. Ses ailes blanches sont bordées de brun. La chenille du buis n’est pas urticante. Bien que camouflée dans l’épaisseur du feuillage, elle est facilement reconnaissable. Tête noire, corps vert clair à jaune strié longitudinalement de bandes vert foncé sur lesquelles apparaissent des excroissances noires. Des poils blancs sont érigés un peu partout. Impossible de la confondre.

Les dégâts que la pyrale du buis occasionne sont considérables si rien n’est rapidement entrepris. Elle commence par dévorer les feuilles (elle est défoliatrice) et l’écorce situées au cœur des arbustes, provoquant un brunissement du feuillage. Un enchevêtrement de fils de soies et une multitude de boulettes de déjection trahissent son activité.

Comment éliminer la pyrale du buis ?

lutte pyrale du buis
Jeune buis d'un jardin privé béarnais dévasté après l'attaque de la pyrale du buis.

Pour l’heure, les traitements à base de BT (Bacillus Thuriengensis) sont efficaces. Pulvérisé sur le feuillage, cet insecticide naturel agit spécifiquement sur les chenilles (pas seulement sur la pyrale du buis d’ailleurs). Après ingestion du feuillage, les chenilles cessent de s’alimenter et meurent.

D’autres moyens naturels de riposte sont en cours d’étude ou sur le point d’être lancés sur le marché. Par exemple, un piégeage à base de phéromones développé par une société (locale) du bassin de Lacq (M2I Science Life).

Patrimoine en danger…

La présence de cette pyrale dans mon jardin m’amène plusieurs réflexions.

D’une part, si elle est parvenue à traverser la France en diagonale, c’est que nous n’avons pas su enrayer sa progression et que ses « ennemis naturels » sont trop peu nombreux. Que notre jardin soit privé ou public, elle s’en moque ! Le plus important est donc de riposter dès l’observation de ce parasite. Or, certaines communes ou certains propriétaires font preuve de négligence à son égard.

D’autre part, il est urgent d’agir car cette chenille risque de mettre en péril le « patrimoine végétal » de notre pays. Je pèse mes mots en pensant ici notamment aux jardins de Marqueyssac en Dordogne, bâtis autour de buis plantés au XIX ème siècle ou encore aux topiaires qui parsèment les châteaux et belles propriétés du pays, vieux pour certains de plusieurs siècles.

La pyrale du buis n’attendra pas le même temps pour les décimer, c’est une certitude !….Alors, agissons…

Pour aller plus loin: le bulletin Fredon Alsace.

A propos de Bruno Nunez

Je m’appelle Bruno, je vis du côté de Pau et je suis celui qui partage depuis début 2013 à travers ces pages ma passion pour les plantes et l’univers du jardin. Des anecdotes, des histoires, des expériences, des portraits de plantes…bref, un peu de tout, autant du côté du potager que de l’ornement…Et bien sûr, du bio, rien que du bio !

3 Commentaires

  1. Bonjour débutant en jardinage, j’ai beaucoup apprécié cet article sur la pyrale du buis,
    d’autant qu’une haie de buis entoure mon jardin en nord Aveyron. …je vais être plus vigilante.

    y a t’il une marche à suivre pour signaler sa présence lorsqu’on la trouve chez soi?
    peut on se contenter de couper et brûler les branches infestées?
    merci beaucoup pour ces articles concis et passionnants.
    Sylvie

    • Bonsoir Sylvie,

      Je n’ai pas connaissance de sites pour déclarer la présence de la pyrale du buis. De toute façon, je pense que le papillon est désormais présent dans la France entière. Des solutions naturelles de contrôle des populations sont expérimentées.
      Couper et brûler les banches infestées ne suffit généralement pas. Vous pouvez passer à côté de quelques individus plus petits et camouflés. Il vaut mieux compléter par une pulvérisation de Bacillus thuringiensis, un parasite naturel des chenilles que je trouve efficace. On peut aussi pulvériser la solution en prévention quelques jours (par beau temps) avant l’arriévée des 1ers papillons (juin)

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