Le cognassier, arbre à coing: Un fruitier oublié
L’arbre à coing est un cognassier, un arbre fruitier à pépin. S’il a aujourd’hui déserté nos jardins, le cognassier (Cydonia) était il y a quelques décennies encore très présent dans les jardins de nos grand-mères. Avec son fruit en forme de poire atteignant sa pleine maturité à l’automne, l’arbre à coing est un peu mystérieux et ne dévoile ses secrets gustatifs que lors de la cuisson.

Quelles sont les principales variétés de cognassier ?
Le cognassier est un arbre fruitier ancien. Pourtant, ce fruitier rustique résiste aux froids les plus mordants. Voici les meilleures variétés de coings à planter :
- ‘Bourgeault’ : les fruits de cette variété se récoltent de fin septembre à début octobre. La récolte est généralement abondante, autant que précoce. Bien que relativement petits, les coings sont très parfumés ;
- ‘Champion’ : Il s’agit d’une variété américaine, bien adaptée aux climats froids avec sa floraison tardive. Ce cognassier produit fin octobre-début novembre des fruits jaune vif, en forme de poire, et légèrement plus petits que d’autres variétés. Son goût est particulièrement parfumé et doux une fois cuit. Il résiste au froid jusqu’à -25°C, il peut donc être planté dans les régions froides ;
- ‘Lusitanica’ ou du ‘Portugal’ : Originaire du Portugal, cette variété est vigoureuse, peu sensible à la maladie, et très productive. Elle est aussi plus précoce, courant octobre. Elle produit des fruits ovales de grande taille duveteux, avec une chair ferme et très parfumée, idéale pour les gelées ou confitures. Sa floraison est tardive, ce qui limite les risques de dégâts liés aux gelées printanières. Ce cognassier tolère des températures allant jusqu’à -15°C, mais peut nécessiter des protections dans les régions où les hivers sont très rigoureux ;
- ‘Vranja‘ ou ‘Monstrueux de Vranja’: Originaire des Balkans, cette variété produit en octobre-novembre des coings en forme de poire, de grande taille et pouvant atteindre jusqu’à 1 kilo, avec une chair parfumée et juteuse. Il est apprécié pour sa productivité et sa bonne tolérance à l’humidité, vous pouvez donc le planter si votre sol est un peu plus lourd ou argileux ;
- ‘Serbian Gold’ : Originaire des Balkans, cette variété est la plus rustique de toutes (jusqu’à -30°C). Elle produit des coings de taille moyenne, en forme de pomme, au goût très parfumé et sucré. C’est le meilleur choix pour les régions aux hivers très froids.
Où planter un cognassier ?
La terre doit être fraîche, riche et le sol profond, mais non calcaire, pour permettre au cognassier de s’épanouir. S’il supporte les sols légèrement acides, il tolérera plus difficilement les sols très argileux et sablonneux.
Ces arbres fruitiers ont besoin d’une exposition ensoleillée et de chaleur en automne pour que leurs fruits mûrissent. Les fleurs sont aussi souvent sensibles aux gelées printanières. Dans une région aux hiver et printemps froids, il faut donc choisir une variété à floraison tardive et choisir une exposition ensoleillée.
Vous pouvez planter un arbre à coing en demi-tige, forme la plus courante, ou en basse tige à former vous-même. Si vous en voulez plusieurs, espacez vos arbres de 4 à 6 mètres.

Comment entretenir un cognassier ?
L’entretien de l’arbre à coing est simple.
Taille. Vous n’avez pas besoin de le tailler régulièrement, seulement de supprimer les branches mortes ou mal orientées.
Fertilisation. Apportez de l’engrais spécial arbres fruitiers chaque printemps et du compost chaque automne pour garder un sol riche.
Tuteur. Il peut être utile de tuteurer certaines branches à l’approche de la récolte, notamment celle de la variété ‘Vranja’.
Les maladies de l’arbre à coing. Trois maladies touchent l’arbre à coings :
- La moniliose : Les dégâts, causés par un champignon, apparaissent subitement, généralement juste avant la récolte. La moniliose se manifeste par des cercles concentriques de pustules beiges sur les fruits, dont la peau et la chair sont rapidement contaminées, prenant une couleur marron.
- L’entomosporiose : C’est aux feuilles que s’attaque le champignon à l’origine de cette maladie, laissant apparaître des tâches marrons sur les feuilles après la floraison, avant de se répandre sur l’arbre entier si rien n’est fait. La photosynthèse étant perturbée, les fruits grossissent peu et ne parviennent souvent pas à maturité.
- Le carpocapse, le ver des coings : La larve de cette insecte, qui s’en prend également aux poires et aux pommes, se niche au cœur des coings, forant ainsi des galeries. Il n’est pas rare que cette maladie soit également à l’origine de la moniliose.

Quels fruits donne le cognassier ?
Le cognassier produit des coings, des fruits semblables à des poires, jaunes à maturité, récoltés en automne. Très parfumés, les coings ne se mangent généralement pas crus à cause de leur goût astringent. Ils sont délicieux cuits, sous forme de compotes, gelées, confitures ou pâtisseries.
Quand et comment récolter les coings ?
Récoltez les coings le plus tard possible en automne, quand ils sont bien jaunes et gros, mais avant les premières gelées. La récolte peut s’élever, selon les variétés, à plusieurs dizaines de kilos de fruits.
Contrairement à d’autres fruits, les coings ne mûrissent plus une fois cueillis : il faut donc les récolter bien mûrs. Ils sont aussi délicats à conserver, pas plus de 2 mois dans un endroit frais et sec.
Comment utiliser le coing en cuisine ?
En dépit de son parfum, subtil et délicat, le coing ne se consomme pas cru, et ne révèle tous ses arômes qu’une fois cuit. On peut le savourer de diverses façons : en accompagnement de viandes, comme légume, en confiture, en gelée ou au sirop. Il constitue également une délicieuse friandise préparée sous forme de pâte: la carne de membrillo ou dulce de membrillo dont raffole les Espagnols.
D’où vient le cognassier ?
C’est de Crète, de la ville de Cydon plus précisément, que viendrait le nom botanique (Cydonia oblonga) du cognassier, aussi appelé arbre à coing. Originaire du Moyen-Orient, l’arbre à coing fut exporté par les romains, qui raffolaient de ce fruit aytpique au goût délicat. Il fait partie de la famille des Rosacées, comme les pommiers et les poiriers.






Bonsoir.
J’ai un cognassier qui ,produit des fruits 1 année sur 2.
Je viens de m’apercevoir que des racines poussent au ras du sol? L’une mesure 1,10 mètres et l’autre 70 cm du tronc.
Que puis-je faire pour éviter qu’elles continuent à pousser car la plus longue va bientôt aller sur le chemin de roulement de ma maison ?
Merci pour la réponse.
Bonjour,
Je récolte des coings sur un cognassier vieux d’au mois 80 ans, et ils sont très, très, parfumés.
Désormais son environnement n’est plus très adapté; je souhaite donc en planter un autre ailleurs.
Plusieurs membres de ma famille on tenté d’en planter d’autres ces dernières années, mais aucun n’a donné des fruits aussi parfumés, aussi je me demande qu’elle variété choisir. Je cherche dans les anciennes variétés, mais comment être sûr d’avoir de bons coings (pour faire de la gelée de coings). je ne connais pas le nom de ceux qui ont été planté par ma famille, mais je vois que les plus rependus sont la variété « champion » donc j’imagine que c’est ce qu’ils on dut choisir; ils ne sentent rien !
Merci de vos éventuelles informations ou expérience, à ce sujet.
Bonsoir,
Le parfum des coings dépend en premier lieu du sol. Les coings les plus parfumés sont produits par des arbres qui poussent en sol neutre ou légèrement calcaire. Ensuite, si les conditions de culture sont bonnes, l’une des variétés les plus parfumées est du Portugal. « Champion » est, comme vous le signalez, l’une des variétés les plus répandues. L succès de ce cognassier vigoureux s’explique par le fait qu’il produit ses fruits généralement sans problèmes.
Bonjour Bruno, j’ai un vieux cognassier que mon père avait planté et qui n’a pas été entretenu depuis quelques années ! Il donne pas mal de fruits, suivant les années. Les fruits, pendant l’été s’abîment donc, je pense qu’il faut le traiter mais avec quoi ? Si vous pouviez m’éclairer ! Je voulais savoir aussi s’il faut le tailler ! En fait, je voudrais le remettre en état. Tout de suite, il y a encore des vieux fruits au bout des branches… merci de votre réponse.
Bonjour Fabienne,
Le cognassier est principalement touché par deux maladies: la moniliose qui produit des taches concentriques sur les fruits et les carpocapses, petits vers qui pourrissent les fruits de l’intérieur (présents aussi sur les pommes). Pour la moniliose, un traitement à la bouillie bordelaise (sulfate de cuivre et chaux) est efficace. Il faut pulvériser au débourrement, c’est-à-dire maintenant, puis une nouvelle fois dans 15 jours à 3 semaines (toujours par temps sec). Pour le carpocapse, un piège à glu témoin permet de repérer les vols en début d’été. Ensuite, on pose un piège à phéromones permet d’éliminer les papillons mâles et donc d’empêcher l’accouplement donnant naissance aux vers ! Pour la taille, elle n’est pas utile sauf dans votre cas pour retirer tout le bois mort mais aussi aérer l’intérieur permettant de mieux ventiler la ramure.
Je vous remercie des conseils, je vais essayer de trouver ce fameux piège à phéromones.
Bonsoir,j’ai un cognassier qui a 38 ans et qui a été très prolifique cette année avec plus de 200kg de coings.
Seulement,depuis cet été,j’ai remarqué qu’il commence a se partager en 2.A 50cm au dessus du sol,il commence à s’ouvrir sur environ 1m jusqu’au niveau des premières branches maitresses.Pour le moment,je l’ai étayé en 2 points et je prévois d’empêcher l’eau de rentrer à l’intèrieur avec ciment et mastic.
Qu’en pensez-vous,j’espère encore le prolonger étant donné qu’il me sert aussi de parasol….
Merçi d’avance pour votre réponse.
Bonjour Henri,
Votre cognassier commence à avoir un âge respectable mais il est toujours autant productif ! Si je comprends bien, le tronc principal se fend en deux ? N’y a t-il pas de signes de ravageurs (champignons ou insectes) pouvant être à l’origine du problème ? Il est effectivement important d’empêcher l’eau de pénétrer dans cette zone sensible. En lieu et place du ciment, je vous conseillerais davantage de réaliser – si vous le pouvez – un badigeon (de consistance épaisse) à base d’argile verte (1/4), de bouse de vache (fraîche, 1/4) et d’eau (1/2). Une fois le « trou » comblé et le badigeon sec, vous pouvez couvrir de blanc arboricole. Il faudra vérifier et entretenir régulièrement.
Bonjour et merçi Bruno pour votre réponse,je vais suivre vos conseils et surtout faire le nécessaire pour empêcher que l’eau rentre à l’intèrieur de l’arbre.
Je n’ai pas remarqué la prèsence d’insectes ou champignons.
Encore merçi pour votre réponse et très bonnes fêtes de fin d’années.
Bonjour,
cette année mon cognassier de type vranja,m’a donné énormément de fruits.
Mais alors que l’aspect extérieur est d’un beau jaune, la chair ,qui en principe est blanche, cette année elle est tachée de marron , et je n’ose pas en faire profiter mes amis…
Est ce dû au soleil ?
Pouvez vous m’éclairer sur ce sujet .
Merci
Cordialement
SUAREZ JP
Bonjour Jean-Pierre,
Non le problème de chair marron que vous décrivez sur vos coings n’est pas dû au soleil. Je pense qu’il s’agit d’une forme de nécrose provoquée par un champignon. Peut-être que vos coings ont été affectés cette année par le carpocapse (de petits trous avec un peu de « sciure » sont visibles sur la peau). Les zones touchées voient leur chair brunir. Le coing reste comestible même s’il n’est pas beau. On peut également retirer ces parties brunes avant de les cuisiner.
bonjour peut laisser un cognassier en pot et avoir des fruits merci
Bonjour Lionnel,
Malheureusement non, le cognassier est une arbre de pleine terre, d’autant plus qu’il est généreux dans sa fructification. Pour le cultiver en pot, il faudrait le greffer sur un porte-greffe nain. Or, à ma connaissance, aucun pépiniériste ne le propose.
Il existe au Royaume-Uni des cognassiers qu’on peut faire pousser en pots. Certains pépiniéristes britanniques en vendent et appellent cela « patio quince tree », allez voir sur Google.
Pour obtenir ce résultat, on greffe une variété à faible développement (surtout Serbian gold, i.e. Leskovac) de manière spécifique sur un porte-greffe nanisant. La production reste importante avec environ 40 fruits au bout de 4 ans de plantation.
Bonjour, j’ai bien lu ce qui concerne les maladies de l’arbre à coings mais je ne vois rien au sujet de la « barbe » qui pousse au bas des fruits. Pouvez-vous me dire s’il faut un traitement spécifique ? Merci
Bonsoir Carmen,
Je n’ai pas connaissance de cette maladie du cognassier. Pouvez-vous décrire les symptômes pour que je puisse effectuer une recherche relative à votre question ?