Arbres de parcs

5 conifères caducs très élégants

L’hiver, la plupart des conifères gardent leurs aiguilles et mettent ainsi du vert dans les jardins. Mais il en existe quelques espèces à feuillage caducs, qui permettent de profiter des belles couleurs de leurs feuilles en automne.

Des conifères persistants et des conifères caducs

Presque tous les conifères conservent leurs feuilles toute l’année. Ils peuvent ainsi effectuer un peu de photosynthèse pendant les jours ensoleillés de l’hiver. Et au printemps, quand l’eau retenue par les sols gelés est libérée, leurs feuilles déjà adultes leur permettent de démarrer leur croissance au plus vite.

Au fil de leur évolution, les conifères persistants (pin et sapin) se sont adaptés aux conditions de vie difficiles en montagne, notamment à la sécheresse. Pour cela:

  • Ils ont réduit au maximum la surface de leurs feuilles jusqu’à la forme d’aiguilles
  • Les feuilles sont également recouvertes d’une épaisse cuticule limitant les pertes d’eau.

C’est pour mieux résister au poids de la neige et à la sécheresse que les conifères caducs perdent leur feuillage en automne.

Mélèze d’Europe, Larix decidua

Apprécié pour son bois dur et résistant au pourrissement, ce conifère perd ses aiguilles en automne. Il vit plutôt en montagne, à moyenne altitude. En ville, il se fait rare car il supporte difficilement la pollution.

Le mélèze commun développe un tronc droit, souvent très haut (jusqu’à 40 m) et présente une silhouette conique. Ses rameaux naturellement pendants se couvrent de fines aiguilles vert tendre en été, jaunes en automne, juste avant de tomber. Elles sont disposées radialement autour des rameaux.

Les nombreux petits cônes apparaissent rapidement après la floraison printanière. Ils restent sur l’arbre en hiver avant de progressivement tomber.

5 coniferes caducs
Jeune Larix Kaempferi, mélèze doré du Japon © G.Schad

Mélèze doré du Japon, Larix kaempferi

Cousin du mélèze, ce conifère originaire du Japon a un développement tout aussi important. Sa silhouette conique est en revanche souvent plus large que celle du mélèze commun.

Il est apprécié pour son écorce écailleuse, d’une belle couleur brun-gris avec des zones plus rougeâtres ou pourprées. Ses aiguilles plates et vertes, comportent deux bandes grises sur le dessous. Elles présentent aussi des reflets plus bleus ou gris que le mélèze d’Europe. Ce très beau feuillage roussit à partir d’octobre.

Le mélèze doré du Japon est enfin aussi décoratif pour ses petits cônes bruns, presque ronds, dont les écailles recourbées vers l’extérieur le font ressembler à une petite rose.

Cyprès chauve, Taxodium distichum

Originaire des marais de la Louisiane, dans le golfe du Mexique, le cyprès chauve présente une curiosité botanique: au bout de quelques années, des racines aériennes apparaissent au pied de l’arbre et peuvent parfois atteindre 1,50 m de haut.

Ces organes particuliers sont une adaptation aux sols gorgés d’eau dans lesquels s’implante ce conifère car les pneumatophores aident le cyprès chauve à capter l’air.

Avant de tomber, son feuillage devient totalement roux !

conifère qui perd ses aiguilles en automne
Larix decidua, le mélèze d’Europe © M.Benedetti

Métaséquoia, Metasequoia glyptostroboides

Voisin du séquoia, ce conifère originaire de Chine perd lui aussi ses petites aiguilles plates et ses pousses latérales en automne.

Cet arbre de croissance rapide et de grande dimension peut atteindre 40 m de hauteur à l’âge adulte. Il présente un jeune feuillage vert clair, devenant sombre en été, puis rougit en automne avant de tomber.

Son écorce est aussi décorative. Elle s’écaille en lanières verticales, laissant apparaître le bois de couleur brun-rouge.

Des petits cônes sphériques verts, présentant des écailles mais pas d’épines, apparaissent au printemps. Ils brunissent en mûrissant avant de tomber.

En raison de leurs nombreuses similitudes, cyprès chauve et métaséquoia sont souvent confondus.

Arbre aux quarante écus, Ginkgo biloba

Considéré comme un conifère, le Ginkgo biloba est un arbre très ancien, dernier représentant de la famille des Ginkgoacées. Cet arbre fréquent dans les parcs et les grands jardins, également connu sous le nom d’arbre aux quarante écus, apprécie un sol profond. Il  perd aussi ses belles feuilles en automne après avoir pris une belle couleur dorée.

Le Ginkgo forme une silhouette irrégulière avec de nombreux rameaux courts portant des feuilles alternes, vert tendre au printemps, à la jolie forme en éventail.

Les ginkgos sont des arbres sexués.

  • Les ginkgo mâles portent au printemps des chatons jaunes de 2 à 4 cm de longueur
  • Les ginkgo femelles présentent des fleurs minuscules en petites cupules. Elles donnent en automne des fruits ovoïdes jaunes qui sentent mauvais. C’est pourquoi on préfère cultiver un arbre mâle.
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