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[PODCAST] Prévenir la maladie du “cul noir” des tomates

Podcast jardipartageAprès plusieurs jours d’une relative sécheresse, on croit tous bien faire en déversant au pied des tomates un bon  gros arrosoir plein d’eau, tout en  prenant la sage précaution quand même de ne pas asperger  le feuillage. Eh bien voilà une mauvaise chose ! Pourquoi ? Parce que cet arrosage irrégulier et un brin fantaisiste favorise l’apparition sur les fruits encore en formation de la nécrose apicale. Un nom bien savant pour une maladie que l’on surnomme plus poétiquement la maladie du « cul noir ».

Le « cul noir » de la tomate débute toujours de la même façon, par une tache brune, plus ou moins ronde et légèrement déprimée. Elle apparaît dans le tiers inférieur du fruit, souvent d’ailleurs à l’extrémité (d’où l’adjectif apical, du latin apex, qui désigne ce qui est à l’extrémité du fruit).

Comme j’ai pu l’écrire quelques lignes plus haut, cette nécrose est causée par un arrosage irrégulier mais pas seulement ! Elle résulte aussi d’une carence en calcium dans la tomate en formation. Il faut donc penser également à regarder du côté du sol, alors un brin trop acide au goût de la solanacée.

Il semblerait que certaines variétés de tomates soient plus sensibles que d’autres, en particulier la cornue des Andes (sur la photo).

Comment agir avant la maladie du cul noir ?

Comme toujours, mieux vaut anticiper que guérir. Quelques actions simples permettent ainsi de s’en prémunir.

En premier lieu, bien sûr, réguler l’arrosage, soit en optant pour un apport d’eau au goutte à goutte, directement au pied, soit en fichant dans le sol une bouteille en plastique percée qui va diffuser lentement un micro-arrosage.

Un paillage de mulch sec est aussi bénéfique. Il garantit une terre plus fraiche et limite les pertes d’eau par évaporation.

Enfin, quelques poignées de cendres diluées dans l’eau d’un petit arrosoir (1 poignée pour un litre d’eau) rééquilibrent la tendance acide du sol. Certains jardiniers utilisent en lieu et place de la cendre, de la chaux, alors en quantité moindre.

A propos de Bruno Nunez

Jardinier passionné depuis ma plus tendre enfance, je vous livre dans ces pages mes expériences réussies ou mes vrais échecs, des anecdotes, des astuces ou encore des infos pratiques,…

2 Commentaires

  1. Cette année le plupart de mes tomates ont le “cul noir” .
    Pourquoi cette année ?
    Mon arrosage est très régulier : arrosage automatique par goute à goute 1 heure par jour.
    Peut-être qu’à Toulon il faudrait plus de temps d’arrosage.
    J’ai mis au printemps les cendres des barbecues de l’été précédent.
    Il n’y a donc pas raison apparemment.

    • Je pense que vous répondez vous même à la question posée. Cette année, le printemps et ce début d’été sont particulièrement secs. Même si les pieds sont arrosés régulièrement, cela n’équivaut pas à de bonnes pluies. Sans compter sur une “sécheresse” relative associée à des températures un brin caniculaires. D’autre part, les cendres du barbecue ne doivent pas suffire. Chez moi non plus d’ailleurs. Mon voisin n’a lui pas le problème du “cul noir” mais il épand de la chaux au printemps.

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