Arbres et arbustes

L’églantier, le charme du rosier sauvage

Très répandu en Europe mais peu cultivé au jardin, l’églantier n’est autre qu’un rosier sauvage. Elégant au printemps lorsque ses fleurs blanches ou rosées s’invitent dans la haie, il redouble d’effort à l’automne pour offrir ses belles baies rouges pleines de vitamines !

En résumé :

Nom botanique : Rosa canina
Nom courant : rosier sauvage, églantier ou églantine, rosier des chiens, rosier des haies
Famille : Rosacées

Hauteur : 3 m X 3 m, il développe de longues tiges dressées qui finissent par s’arquer joliment sous leur poids.
Fleurs : simples en juin, à grands pétales blancs ou rose pâle, très mellifères avec un parfum délicat. Après fécondation par les abeilles, les pétales tombent et les fleurs évoluent en baies.
Fruits: Nombreux, d’une forme conique, ils prennent une belle couleur rouge-orangé à maturité à  l’automne. Les cynorhodons, aussi familièrement appelés gratte-cul, restent sur l’arbuste jusqu’en janvier si le climat est doux.

Exposition : Mi-ombre, mais il préfère une exposition ensoleillée si la chaleur n’est pas trop écrasante.
Sol: Tous les types de sols ordinaires, y compris calcaires, lui conviennent, sauf les terres trop acides.
Rusticité : Très résistant au froid, jusqu’à -15°C

Plantation de l’églantier

Le rosier sauvage est très peu cultivé dans les jardins et on a vraiment du mal à comprendre pourquoi. On reproche peut-être à cet arbuste son aspect justement trop sauvage ou trop simple. Pourtant, il est à la fois beau, parfumé et facile à cultiver. Il pousse en effet partout, presque sous tous les climats.

Sa plantation s’effectue de préférence en automne, s’il est à racines nues, ce qui lui laisse tout l’hiver pour s’installer. Mais vous pouvez aussi le planter au printemps lorsqu’il est en conteneur.

Creusez un trou suffisamment grand pour que les racines y puisent suffisamment d’éléments nutritifs et ménagez à la terre une grande quantité de compost, à la fois pour l’alléger et nourrir l’arbuste les premières années.

rosier sauvage rose
© Jarmila

L’Entretien du rosier sauvage

  • Apportez un peu de fumier à l’automne et d’engrais organique au début du printemps, à la reprise.
  • Mettez en place un paillage dès avril. Quelques arrosages sont essentiels en été pour garder les racines au frais.
  • Comme pour les rosiers anciens et botaniques, taillez-le un peu une fois qu’il a fleuri. Supprimez uniquement le bois mort et les rejets en surnombre.

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Un arbuste pour haie impénétrable

L’églantier est rarement planté dans les jardins car il est à la fois un peu trop classique et surtout jugé trop drageonnant.

Pourtant, il est précieux pour créer une haie champêtre fleurie et défensive grâce à ses redoutables épines. Les oiseaux adorent y nicher dedans.

Prenant appui sur une clôture, il est aussi très beau quand il retombe en cascade.

Quand récolter les fruits ?

La récolte des cynorhodons commence dès les premiers gels, en octobre ou novembre. Ils deviennent alors tendres quand on les presse entre les doigts. Il ne faut pas trop tarder à les cueillir car les oiseaux en sont très friands !

Ces baies sont entourées de petits poils urticants, ce qui leur a valu le surnom de gratte-cul. Les enfants autrefois s’en servaient d’ailleurs de poil à gratter !

Les cynorhodons, en confiture ou séchés

Cueillir les fruits ovoïdes orangé-rouge du rosier sauvage n’est pas facile. Il faut même s’armer d’une bonne dose de patience pour ne pas se piquer ! Mais la récompense est à la hauteur de l’effort.

Avec leur pulpe molle débarrassée des graines, on prépare une délicieuse confiture, un excellent remède contre les petits maux de l’hiver !

cynorrhodon fruit eglantier
© Hans Braxmeier

On peut aussi les sécher. Coupez-les en deux. Enlevez avec soin les grains et les poils à l’aide d’un cure-dents. Faites sécher ces moitiés de cynorhodons à plat, sur une plaque, en les retournant tous les jours. Quand ils sont bien secs, conservez-les dans un sachet en papier à l’abri de la lumière.

Les cynorhodons sont plus riches en vitamine C que les agrumes ! Un seul d’entre eux en contient plus qu’un citron ! Mais il sont aussi réputés être riches en vitamine B, minéraux et antioxydants, dont le fameux bêta carotène.

Comment multiplier ce rosier ancien ?

Le semis des graines est assez long et fastidieux. Le bouturage est beaucoup plus facile et rapide à faire: il donne de bons résultats en fin d’été, en septembre.

Les jeunes plants obtenus peuvent ensuite être plantés en terre à l’automne suivant.

L’églantier, porte greffe du rosier

L’églantier est utilisé comme porte-greffe du rosier depuis le XIXe siècle. Quand ce dernier gèle, il est donc courant de voir pousser un églantier sous le point de greffe.

Le saviez-vous ?

  • Si le nom botanique (Rosa canina) de l’églantier fait référence à la rose des chiens, c’est que dès l’Antiquité, la plante était supposée guérir les chiens de la rage.
  • Son nom courant d’églantier vient d’aiglant, un terme utilisé au Moyen-âge et qui signifie “qui a des piquants”. Cela ne s’invente pas !
  • Le terme d’églantier désigne en réalité une large famille d’espèces de rosiers anciens, tous communs à l’état sauvage en Europe. Rosa arvensis, Rosa glauca, Rosa pimpinellifolia (rosier pimprenelle) ou encore Rosa pendulina en font partie.
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