Animaux sauvages et de compagnie

Le frelon asiatique : Le danger qui guette nos abeilles

Apparu en France en 2004, le frelon asiatique serait parvenu de Chine dans un lot de poteries ayant transité par le port de Bordeaux. Il s’est ensuite répandu à grande vitesse sur l’ensemble du territoire. Cette espèce invasive représente un grand danger pour les abeilles et, au-delà, pour l’équilibre de la biodiversité. Mais des moyens pour le combattre existent.

Ce qu’il faut savoir sur le frelon asiatique

Facile à reconnaître, le frelon asiatique (Vespa velutina nigrithorax) est deux fois plus gros qu’une abeille, mais plus petit que le frelon européen (Vespa crabro). Il mesure environ 2 cm.

Son abdomen, presque entièrement noir ou brun, porte un gros anneau orange près de son extrémité. Une couleur qui se retrouve aussi sur la face de l’insecte. Pour compléter le portrait, le bout des pattes est jaune.

Son mode de vie est essentiellement diurne et il peut être agressif lorsqu’on s’approche trop près de la colonie.

Un redoutable prédateur des abeilles

Le frelon asiatique cause de gros dégâts dans les populations d’abeilles. Ce prédateur attend les abeilles en vol stationnaire à la sortie de la ruche. Plus gros qu’elles, il les attaque, les tue, puis les découpe pour ne garder que le thorax, riche en protéines, qu’il ramène au nid pour nourrir les nombreuses larves.

Seules, les abeilles sont incapables de se défendre. A plusieurs, elles parviennent à encercler l’ennemi et le tuent en créant une surchauffe.

Les conséquences sur la colonie sont importantes : de nombreuses ouvrières peuvent être décimées en peu de temps et, lorsque ce n’est pas encore le cas, un gros stress pèse sur le rucher, se traduisant par une baisse notable des quantités de pollen rapportées et de nectar produit.

Les abeilles ne sont pas les seules victimes des frelons asiatiques : il attaque aussi de grosses mouches ou des guêpes.

nid frelon asiatique
© C.Alleva

Le nid de frelon asiatique

Pouvant atteindre 80 cm de diamètre et jusqu’à 1 m de hauteur, le nid est construit au printemps, puis agrandi tout l’été. Il ressemble à un gros œuf.

Souvent installé dans un endroit abrité, en hauteur, vers la cime des arbres, il est caché par le feuillage une grande partie de l’année. Il est donc difficile à repérer et se voit malheureusement trop tard, lorsqu’il s’est vidé.

Ce nid est fabriqué à partir d’écorces et de feuilles mâchées qui permettent d’obtenir une sorte de papier à la fois résistant et léger. Pour la fabriquer, les frelons asiatiques ont besoin d’eau.

Il faut enfin savoir qu’un nid vide n’est plus jamais réutilisé.

Les reines : femelles fondatrices

Une fois fécondées, les reines partent du nid. En fin d’hiver et au printemps, elles construisent un nid primaire qui sera agrandi plus tard en nid secondaire par les nombreuses ouvrières à qui elles auront donné naissance.

Comment lutter contre le frelon asiatique ?

A grande échelle, il s’agit de détruire les nids le plus tôt possible, lorsqu’ils sont peuplés et que les reines fondatrices sont présentes. A ce stade, il faut souvent faire appel à un professionnel. Le plus efficace est d’agir à la tombée de la nuit ou au lever du jour lorsque tous les individus sont présents dans le nid. On injecte un insecticide puis le nid est décroché, descendu et entièrement brûlé.

bebe frelon asiatique
© J.M Sachot

A plus petite échelle, il est possible de piéger les femelles fondatrices tôt au printemps, entre février et mai, avant qu’elles ne fondent leur colonie. Vous pouvez facilement fabriquer un piège à frelon asiatique à partir d’une bouteille en plastique contenant un fond de bière, de vin blanc et de cassis. Mais il doit être conçu pour attirer les frelons sans piéger d’autres insectes très utiles comme les papillons.

Des dégâts sur les vergers

Comme les guêpes, les frelons asiatiques aiment le sucre. En automne, les dégâts sur les productions de pommes, de raisin ou de kiwis, peuvent être importants si les récoltes ne sont pas soigneusement protégées sous un filet.

La piqûre du frelon asiatique est-elle dangereuse ?

C’est une piqûre douloureuse mais pas plus dangereuse que celle du frelon européen. Les complications concernent 2 cas précis :

  • Les personnes allergiques au venin peuvent développer une réaction pouvant aller jusqu’à un choc anaphylactique.
  • Les multiples piqûres ou dans des zones du corps particulièrement sensibles comme le cou.

Pour ces deux cas, il ne faut pas hésiter à consulter l’avis d’un médecin ou à appeler les urgences pour connaître la conduite à tenir.

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