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Comment cultiver un grenadier ?

Comment cultiver un grenadier ?
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Les grenadiers (Punica granatum) sont des arbustes de la famille des Lythracées. En France, ils sont surtout cultivés dans le Sud du pays, majoritairement sur le pourtour méditerranéen qui leur offre la chaleur estivale nécessaire à la maturation de leurs grenades.

Mais la rusticité des grenadiers (jusqu’à -15°C pour la plupart des variétés) autorise leur culture à peu près partout ailleurs en France. L’arbre peut alors atteindre de 2m50 à 4 m de hauteur en quelques années mais sa production fruitière reste insignifiante (pour les variétés à fruits) faute de chaleur suffisante.  

Histoire

Vierge à la grenade de Boticelli

La grenade est connue de l’Homme depuis la nuit des temps. En témoignent les plus anciens restes, tirés d’un site archéologique jordanien et datés de 4900 ans avant JC.

Dans la mythologie, le fruit du grenadier était associé aux divinités grecques Aphrodite et Héra. Selon la légende, l’arbuste serait né du sang d’Agdistis, un personnage hermaphrodite. Le fruit endosse alors une connotation sexuelle et érotique.

Plus tard, la religion chrétienne fait de la grenade un symbole de chasteté. Les grains, nombreux et soudés dans une gangue enveloppante rappellent les fidèles unis par une même et seule foi. Parallèlement, le fruit devient aussi un symbole de Résurrection printanière et la couleur du jus que l’on en tire fait écho au supplice du Christ et au sang de la Passion. Voilà pourquoi la grenade apparaît comme un élément central de tableaux de  la Renaissance, dans la Vierge à la Grenade de Sandro Boticelli ou encore la Vierge à la grenade de Philippo Lippi.

2 types de grenadiers :

Les grenadiers à fleurs se reconnaissent aisément à leur port érigé. Autre signe de distinction, les pétales de leurs fleurs sont  chiffonnés et teintés, parfois de deux couleurs. Les fleurs apparaissent sur les rameaux âgés de 2 ou 3 ans à partir de la fin mai et restent en place tout le mois de juin. La variété est remontante, produisant une nouvelle vague de fleurs moins importante pendant l’été. En revanche, les fruits des grenadiers à fleurs sont purement décoratifs.

Les grenadiers à fruits développent quant à eux un  port arbustif. Ils présentent des branches épineuses sur lesquelles apparaissent en alternance de la fin mai à octobre des  fleurs simples, de couleur orangée ou rouge. L’arbre adulte peut produire près d’une centaine de grenades comestibles d’une dizaine de centimètres de diamètre. Mais il a besoin pour cela d’emmagasiner beaucoup de chaleur en été et surtout en arrière-saison pour parfaire la maturité des fruits. La récolte intervient sur des sujets âgés de 3 ans ou plus.

Culture du grenadier

plantation-grenadierLes grenadiers résistent très bien à la sécheresse passagère mais des arrosages réguliers en augmentent le rendement.

Il n’est pas nécessaire de fertiliser l’arbre à l’exception d’un apport riche en potasse au printemps qui améliorera la qualité des fruits.

Les ennemis du grenadier sont peu nombreux. Quelques pucerons peuvent se manifester au printemps sur les jeunes pousses gorgées de sève mais ils disparaissent plus tard en saison.

Côté taille, les variétés à port érigé peuvent être conduites en arbre en supprimant progressivement les branches basses et tous les rejets partant du pied. Au contraire, les variétés à port buissonnant ne se taillent pas et sont à ce titre souvent utilisées pour créer des haies denses ou des haies basses (pour les variétés de grenadiers nains) en bordure de piscine.

La taille d’entretien se limite à supprimer le bois mort ou les branches mal placées privant de lumière l’intérieur de l’arbre. Comme les fruits sont portés par des rameaux âgés (de 2 ou 3 ans) les tailles d’éclaircissage restent délicates et il est plutôt conseillé de laisser l’arbre évoluer seul. Toute taille malencontreuse risque en effet d’anéantir la fructification de l’année.

Le grenadier se bouture enfin très facilement au printemps. Il suffit pour cela de prélever des extrémités de branches d’environ 30 centimètres et de les enterrer de 3 à 4 cm, directement en terre ou en pot, dans un mélange de terre et sable.

A propos de Bruno Nunez

Je m’appelle Bruno, je vis du côté de Pau et je suis celui qui partage depuis début 2013 à travers ces pages ma passion pour les plantes et l’univers du jardin. Des anecdotes, des histoires, des expériences, des portraits de plantes…bref, un peu de tout, autant du côté du potager que de l’ornement…Et bien sûr, du bio, rien que du bio !

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