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Olivier en pot: un bon entretien pour redémarrer

Au début du printemps, c’est le moment de redonner belle allure à un olivier cultivé en pot. Offrez-lui un bon  entretien. Voici tous les gestes à effectuer.

Comment rempoter l’olivier ?

Si votre olivier est encore jeune et qu’il est cultivé dans un pot de moins de 40 à 50 cm de diamètre, vous pouvez le rempoter dès la fin du mois de mars ou au début du mois d’avril. Choisissez un pot à peine plus grand.

Des feuilles pâles ou une silhouette décharnée vous indiqueront que le support de culture est épuisé et que votre olivier n’a plus rien à manger. C’est le moment de le rempoter.

Augmentez très progressivement la taille du pot d’années en années. Cette progressivité est très importante pour une croissance harmonieuse, obtenue avec un bon équilibre entre le volume des racines et celui des parties aériennes. Ces deux volumes doivent être à peu près identiques pour garder un olivier en bonne santé.

Voici toutes les étapes du rempotage :

  • Dépotez l’arbre de son ancien contenant. Grattez délicatement la motte sur toutes ses faces pour retirer un peu du vieux support de culture.
  • Disposez une couche de graviers sur le fond du nouveau pot, en veillant à ce que le fond soit percé et que l’eau d’arrosage en surplus puisse s’évacuer.
  • Préparez un mélange de terre de jardin (1/3), terreau horticole (1/3) et sable ou pouzzolane (1/3)
  • Mettez en place l’olivier bien au centre de son nouveau pot.
  • Complétez sur les côtés avec le support de culture neuf. Tassez avec vos doigts.
  • Terminez par un arrosage copieux mais en versant lentement l’eau pour qu’elle ait le temps d’humidifier l’ensemble de la motte.
  • Ajustez enfin au besoin le niveau de terre en rajoutant du support de culture si vous constatez qu’il en manque.

Quand le rempotage n’est plus possible

L’idéal est de stabiliser un diamètre de pot à 40 ou 50 cm de diamètre environ, donc de ne plus rempoter au-delà. Cela devient en effet difficile de le rempoter en raison du volume de l’arbre trop grand, ou des racines trop lourdes à soulever…

Il faut pourtant continuer de s’occuper du support de culture, sinon votre olivier deviendra progressivement de plus en plus chétif et sensible aux maladies. Comme le rempotage n’est plus possible, faites un surfaçage :

  • Grattez délicatement toute la vieille terre de surface sur 10 cm de profondeur sans abîmer les racines superficielles.
  • Retirez une partie de ce support épuisé et remplacez-le par le mélange terre de jardin-terreau-sable évoqué plus haut, auquel vous pouvez ajouter une poignée de fumier d’algues pour donner un petit coup de fouet et aider à la reprise.
  • Répartissez-le uniformément à la griffe et terminez par un arrosoir plein d’eau.

Une bonne taille d’entretien

Un olivier en pot n’a pas besoin de taille de fructification. Mais une taille d’entretien reste indispensable pour mettre de l’ordre et garder une belle silhouette. Car l’olivier est un arbre vigoureux, au feuillage dense et aux pousses anarchiques.

  • Coupez tout le bois mort ;
  • Supprimez proprement à la base tous les rejets qui démarrent depuis le tronc ;
  • N’hésitez pas à enlever aussi toutes les petites branches qui se dirigent vers l’intérieur de la ramure : il s’agit de l’aérer le plus possible.
  • Réduisez enfin de moitié tous les rameaux qui restent, en particulier ceux qui ploient à cause de leur poids important. Effectuez toujours la coupe au-dessus d’un bourgeon tourné vers l’extérieur de l’olivier.

Anticiper l’apparition des maladies

Le début du printemps correspond aussi toujours au retour de nombreux insectes parasites. Ils survivent aux hivers de plus en plus doux. Les cochenilles, en particulier, et la fumagine qui leur est indissociable et se manifeste par une poudre noire sur les feuilles, sont fréquentes sur l’olivier cultivé en pot.

Traitez l’ensemble de l’arbre avec une huile blanche (insecticide à base d’huile de colza) dilué dans un grand volume d’eau de pluie (généralement 1 pour 10, suivez le dosage prescrit sur l’emballage) en insistant sur les rameaux (écorces, avers et revers des feuilles).

Suivant l’état des feuilles, vous pouvez compléter avec une pulvérisation de purin de prêle (ou de bouillie bordelaise faiblement dosée) pour limiter les attaques de champignons.

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