Légumes fruits

Le coqueret du Pérou

Beaucoup de jardiniers cultivent l’« Amour en cage » (Physalis Alkekengi), un Physalis vivace essentiellement utilisé en France pour ses qualités ornementales, en particulier pour ses superbes fruits orangés ou rouges enfermés dans un calice en forme de lampion.

Mais d’autres  espèces de Physalis existent et produisent des fruits comestibles savoureux. Parmi elles, le coqueret du Pérou (Physalis peruviana), originaire d’Amérique du Sud, est un légume-fruit encore méconnu.

Coqueret du Pérou, groseille du Cap : 2 noms, un même Physalis !

Le coqueret du Pérou est une plante ramifiée, au port buissonnant, dont les tiges atteignent sans peine une hauteur d’1m50.

Ses feuilles, velues, imitent la forme d’un cœur (elles sont dites cordiformes).

coqueret du perou physalis
Le coqueret du Pérou (lampions verts) est ici cultivé côte à côte avec son cousin « tomatillo » (lampion plus sombre)

Le coqueret du Pérou produit de petites fleurs jaunes, sombres en leur centre.

Les fruits qui leur succèdent sont de la taille d’une cerise et enfermés dans un calice de grande dimension en forme de lanterne. Ils restent jusqu’en hiver sur la plante qui, elle, meurt et se dessèche dès les premières gelées.

Où effectuer la plantation du coqueret du Pérou ?

Le coqueret du Pérou est une solanacée, comme la tomate, le piment ou encore l’aubergine. Les exigences de culture de toutes ces proches parentes sont donc les mêmes.

Le sol doit être meuble, riche et ne pas avoir reçu de culture de solanacées l’année ou les saisons précédentes.  Ces plantes de chaleur apprécient également une exposition chaude et abritée.

semer coqueret du perou
Les semis ont ici été directement réalisés en plaques alvéolées, ce qui permet un gain de temps appréciable

Semis du coqueret du Pérou

Le semis du coqueret du Pérou se réalise au chaud, du mois de février au mois d’avril à 20°C, exactement comme celui des tomates.

  • Remplissez un godet ou une terrine avec un terreau à semis et mouillez abondamment en pluie fine.
  • Tassez ensuite à l’aide d’une planchette avant de déposer les petites graines.
  • Terminez en recouvrant d’une fine couche de terreau sec.
  • La levée intervient dans les trois semaines suivantes, parfois plus tard si la température n’est pas assez élevée. Quand les plantules disposent d’une feuille, repiquez-les en godets individuels.
  • Conservez-les au chaud jusqu’à leur installation définitive au potager, fin mai, quand les gelées sont passées.

Le coqueret du Pérou se passe ensuite de taille. Seuls quelques tuteurs fichés en terre par ci par là apportent un soutien utile à certaines tiges.

Le coqueret du Pérou produit beaucoup de fruits !

Jusqu’à 300 fruits par pied ! Ces fruits sont cependant assez tardifs puisqu’ils se récoltent à partir de la mi-août (pour les plus précoces) et jusqu’aux premières gelées.  Ils se cueillent bien mûrs, lorsque le calice se dessèche complètement, et se conservent longtemps à l’intérieur, au sec.

recolte coqueret du perou
Le coqueret du Pérou se récolte quand le calice est bien sec.

Les petites baies consommées crues révèlent un délicat goût sucré. Cuites, elles  composent de délicieuses confitures, tartes ou  accompagnent les viandes comme le feraient des tomates.

D’autres coquerets comestibles

Plusieurs sous-espèces de Physalis comestibles existent mais sont peu cultivés sous nos latitudes.

Tomatillo du Mexique

Le nom de Tomatillo du Mexique désigne le Physalis ixocarpa. Il s’agit d’une plante facile à cultiver si les conditions lui conviennent (chaleur, sol riche et drainant). Ce coqueret produit de  nombreuses baies assez grosses à la belle couleur violette ou verte. Au Mexique, c’est un ingrédient de base de la salsa verde. Si on peut le manger cru, il est bien meilleur cuit en ratatouille ou avec des tomates et de l’oignon.

Coqueret nain

Le coqueret nain (Physalis pruinosa) est une plante rampante, de mêmex exigences. Pour récolter ses baies propres, il est nécessaire de le faire courir sur un paillis épais ou sur une toile de paillage. Ses baies jaunes sont mûres lorsque leur calice sèche. Elles se conservent longtemps stockées dans une cagette, au sec. Ces petits coquerets sont davantage utilisés comme fruits que comme légumes, en particulier dans les desserts cuits.

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Poire-melon: une cousine méconnue de la tomate

Mis à jour le Juin 20, 2020 @ 9 h 02 min

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9 commentaires

  1. Bonjour, ça fait 2 ans que je sème des coquerets : de petits plants apparaissent mais restent au stade 2 feuilles, ça ne grandit pas… que se passe-t-il ? par avance merci…

    1. Bonjour,

      Avez-vous essayé de les repiquer en pleine terre, au soleil et dans un sol riche ? Comme les tomates, les Physalis ont besoin de place, de chaleur et de quelques arrosages, surtout en début de culture.

      1. Merci pour votre réponse…. Peut-être faut-il que je sois plus patiente… J’ai repiqué en pleine terre, j’arrose régulièrement car ici dans le sud il fait TRES chaud. Pour l’instant ça ne grandit pas beaucoup…. à suivre…

    2. Bonjour tous le monde,
      Je suis en Loire Atlantique et ça pousse personne des fruits dans les petites lanternes.
      Si je peux me le permettre j’ai laissé grandir depuis l’année passée dans une véranda où la température est environ au minimum 5 à 1 0 ° .
      J’ai suivi l’évolution et j’ai remarqué que tant qu la tige ne formait pas de fourche aucun fruit n’apparaît, c’est juste après la fourche qu’il apparaît et puis les autres.
      J’ai fais des photos et si ça intéresse une personne voici mon e_mail… phabsch@yahoo.fr.
      Au plaisir d’aider. Paul

    1. Bonjour,

      Vous pouvez effectivement tuteurer au départ, comme pour les tomates (les deux plantes appartiennent à la même famille des solanacées). Au fur et à mesure de sa croissance, le physalis se ramifiera et formera au final un buisson dense qui se tiendra sans aucune aide.

  2. Attention au faux » coqueret du perou » a fleur bleu ,toute la plante est toxique ,j’avais récupérer des graines a un troc’ plantes sans avoir été très renseigner a son sujet que j’ai semer ce printemps dans ma serre ,et que j’avais installer a coté des tomates ,des plantes magnifique!!! ,Quand je pense que je voulais en faire des confitures …

    1. Effectivement, le nicandre bleu (ou pomme du Pérou) est une cousine très esthétique du Physalis (une solanacée comme elle ou encore comme la tomate). Bon, eh bien vous ne ferai pas de confiture de physalis cette année, n’est-ce pas ? Ce sera pour l’année prochaine 😉

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