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Coqueret du Pérou, Physalis : Une petite baie sucrée

Encore peu cultivés, les Physalis sont des arbustes vivaces de la famille de la tomate offrant des fruits comestibles savoureux. Parmi eux, le coqueret du Pérou (Physalis peruviana) est originaire d’Amérique du Sud comme l’indique son nom.

Ce qu’il faut savoir :

Nom botanique : Physalis peruviana
Nom courant : Coqueret du Pérou, cerise de terre, groseille du Cap
Famille : Solanacées
Origine : Amérique latine, Europe centrale et Japon

Hauteur x étalement : Jusqu’à 1,50 m de hauteur et 1 m d’étalement, le port est ramifié et buissonnant, pouvant être envahissant.
Feuillage : Les feuilles, duveteuses, ont une belle forme de cœur. Elles ressemblent à celles de la pomme de terre.
Fleurs :  Le coqueret du Pérou produit de petites fleurs jaunes solitaires, sombres en leur centre.
Fruits : Les fruits jaunes puis oranges qui leur succèdent sont de la taille d’une cerise et enfermés dans un calice de grande dimension en forme de lanterne. Ce calice jaunit quand les fruits arrivent à maturité. Ils restent jusqu’en hiver sur la plante qui, elle, meurt et se dessèche dès les premières gelées.

Exposition : Chaude et abritée des vents, au soleil ou à la mi-ombre.
Sol : Le sol doit être bien drainé, plutôt riche et acide, se réchauffant vite. Il ne doit pas avoir reçu de culture de solanacées l’année ou les saisons précédentes.
Rusticité : Vivace, il est gélif et doit être abrité l’hiver.

coqueret du perou physalis | Jardipartage
Le coqueret du Pérou lampions verts est ici cultivé côte à côte avec son cousin tomatillo lampion plus sombre

Semis du coqueret du Pérou

Le semis du coqueret du Pérou s’effectue au chaud, sous abri, du mois de février au mois d’avril, entre 18°C et 22°C, exactement comme celui des tomates.

  • Remplissez un godet ou une terrine avec un terreau à semis et mouillez abondamment en pluie fine.
  • Tassez ensuite à l’aide d’une planchette avant de déposer les petites graines.
  • Terminez en recouvrant d’une fine couche de terreau sec.
  • Arrosez en pluie fine avec la pomme d’un arrosoir afin de ne pas découvrir les graines.
  • La levée est assez irrégulière et tardive. Elle s’effectue dans les trois semaines suivantes, parfois plus tard si la température n’est pas assez élevée.
  • Quand les plantules disposent d’une feuille, repiquez-les en godets individuels.
  • Conservez-les au chaud jusqu’à leur installation définitive au potager, fin mai, quand les gelées sont passées.
semer coqueret du perou | Jardipartage
Les semis ont ici été directement réalisés en plaques alvéolées ce qui permet un gain de temps appréciable

Où planter le coqueret du Pérou ?

Le coqueret du Pérou doit être planté dans un sol bien drainé et réchauffé, au plein soleil. Attendez le mois de mai, une fois les gelées passées. Espacez les plants de 50 cm en tous sens.

Si votre terre est lourde, allégez-la avec du sable.

Si le temps est très humide à la fin du printemps, couvrez vos plants de Physalis avec un tunnel en plastique ou une petite serre.

Arrosez bien après la plantation.

Entretien du Physalis peruviana

Les premières semaines après la plantation, le coqueret du Pérou pousse lentement. Une fois que sa végétation a démarré, son entretien est limité.

Arrosage

Le coqueret du Pérou supporte bien la sécheresse. Pendant toute la phase de croissance de l’arbuste, maintenez la terre humide. Quand les fruits sont formés, arrosez uniquement si le temps très sec se prolonge.

Taille du coqueret du Pérou, tuteurage

Toute taille est inutile. Laissez la plante développer son port arbustif. Seuls quelques tuteurs fichés en terre apportent un soutien utile à certaines tiges pour éviter qu’elles retombent.

Quand ramasser les coquerets du Pérou ?

Le coqueret du Pérou produit beaucoup jusqu’à 300 fruits par pied ! Ces fruits sont assez tardifs puisqu’ils se récoltent à partir du mois d’août (pour les plus précoces) et jusqu’aux premières gelées.

Les lanternes des fruits mûrs deviennent jaunes ou brunes et commencent à tomber sur le sol.

Récoltez-les avec leur enveloppe, ils peuvent ainsi se conserver plus d’un mois à l’intérieur, au sec.

recolte coqueret du perou | Jardipartage
Le coqueret du Pérou se récolte quand le calice est bien sec

Comment manger le coqueret du Pérou ?

Les petites baies peuvent se manger crues : elles ont un goût sucré et délicat.

Cuites, elles font de délicieuses confitures, des compotes, des tartes ou accompagnent les viandes comme le feraient des tomates.

D’autres Physalis comestibles

Beaucoup de jardiniers cultivent l’Amour en cage ou lanterne japonaise (Physalis Alkekengi). Il s’agit d’un Physalis vivace essentiellement utilisé en France pour ses qualités ornementales, en particulier pour ses superbes fruits orange ou rouges comestibles enfermés dans un calice en forme de lampion rouge. Il en existe cependant d’autres, plus rares :

Tomatillo du Mexique, Physalis ixocarpa

Le Tomatillo du Mexique désigne le Physalis ixocarpa. Il ne faut pas le confondre avec l’arbre à tomate qui porte le nom de Tamarillo.

Il s’agit d’une plante facile à cultiver si les conditions lui conviennent (chaleur, sol riche et drainant). Ce coqueret produit un curieux fruit jaune vert, assez gros, parfois violet.

Au Mexique, c’est un ingrédient de base de la salsa verde. Si on peut le manger cru, il est bien meilleur cuit en ratatouille ou avec des tomates et de l’oignon.

Coqueret nain, Physalis pruinosa

Le coqueret nain (Physalis pruinosa) est une plante rampante, de mêmes exigences. Pour récolter ses baies propres, il est nécessaire de le faire courir sur un paillis épais ou sur une toile de paillage.

Ses baies jaunes sont mûres lorsque leur enveloppe sèche. Elles sont plus petites et légèrement plus acidulées que celles du coqueret du Pérou.

Elles se conservent longtemps stockées dans une cagette, au sec. Ces petits coquerets sont davantage utilisés comme fruits que comme légumes, en particulier dans les desserts cuits.

Cerise de terre, Physalis pubescens

C’est le surnom donné à une autre espèce de coqueret bas, plus étalé (50 cm, Physalis pubescens) et plus précoce offrant des baies plus petites de la taille d’une cerise. Quand les fruits plus jaunes qu’orangé sont mûrs, ils se détachent tout seuls de la plante et tombent à terre.

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Bruno Nunez
Jardinier près de Pau, je jardipartage à travers ces pages ma passion pour les plantes et le jardin à travers des conseils de jardinage, des astuces, des expériences, des portraits...bref, un peu de tout...Et bien sûr, du bio, rien que du bio, avec une bonne dose de bon sens !

10 réflexions sur “Coqueret du Pérou, Physalis : Une petite baie sucrée”

  1. NADINE VOLOSCENKO

    bonjour,
    je pense planter des coquerets du perou contre un mur plein ouest , j’habite au pied des pyrénées à 400m d’altitude il gèle en hiver …que dois-je faire dès octobre ?
    merci

  2. Bonjour, ça fait 2 ans que je sème des coquerets : de petits plants apparaissent mais restent au stade 2 feuilles, ça ne grandit pas… que se passe-t-il ? par avance merci…

    1. Bonjour,

      Avez-vous essayé de les repiquer en pleine terre, au soleil et dans un sol riche ? Comme les tomates, les Physalis ont besoin de place, de chaleur et de quelques arrosages, surtout en début de culture.

      1. Merci pour votre réponse…. Peut-être faut-il que je sois plus patiente… J’ai repiqué en pleine terre, j’arrose régulièrement car ici dans le sud il fait TRES chaud. Pour l’instant ça ne grandit pas beaucoup…. à suivre…

    2. Bonjour tous le monde,
      Je suis en Loire Atlantique et ça pousse personne des fruits dans les petites lanternes.
      Si je peux me le permettre j’ai laissé grandir depuis l’année passée dans une véranda où la température est environ au minimum 5 à 1 0 ° .
      J’ai suivi l’évolution et j’ai remarqué que tant qu la tige ne formait pas de fourche aucun fruit n’apparaît, c’est juste après la fourche qu’il apparaît et puis les autres.
      J’ai fais des photos et si ça intéresse une personne voici mon e_mail… phabsch@yahoo.fr.
      Au plaisir d’aider. Paul

    1. Bonjour,

      Vous pouvez effectivement tuteurer au départ, comme pour les tomates (les deux plantes appartiennent à la même famille des solanacées). Au fur et à mesure de sa croissance, le physalis se ramifiera et formera au final un buisson dense qui se tiendra sans aucune aide.

  3. Attention au faux » coqueret du perou » a fleur bleu ,toute la plante est toxique ,j’avais récupérer des graines a un troc’ plantes sans avoir été très renseigner a son sujet que j’ai semer ce printemps dans ma serre ,et que j’avais installer a coté des tomates ,des plantes magnifique!!! ,Quand je pense que je voulais en faire des confitures …

    1. Effectivement, le nicandre bleu (ou pomme du Pérou) est une cousine très esthétique du Physalis (une solanacée comme elle ou encore comme la tomate). Bon, eh bien vous ne ferai pas de confiture de physalis cette année, n’est-ce pas ? Ce sera pour l’année prochaine 😉

    2. En revanche, si vous le voulez bien, je veux bien recevoir une jolie photo de la fleur de votre Nicandre (et/ou de la plante) pour l’ajouter à votre commentaire ( mail à contact[at]jardipartage.fr).

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