Arbres fruitiers à noyaux

Le cerisier : l’arbre qu’il faut avoir au jardin !

Facile à vivre, le cerisier est un arbre fruitier indispensable autant pour ses fruits, parmi les premiers qui annoncent l’été, que pour l’ombre qu’il procure ou bien encore son aspect ornemental.

Ce qu’il faut savoir :

Nom botanique : Prunus cerasus , Prunus avium, Prunus acida
Nom courant : Cerisier
Famille : Rosacées
Hauteur x étalement :  5 à 10 m de haut x 5 à 8 m de largeur
Feuillage : caduc, feuilles oblongues de 10 à 15 cm de longueur, alternes et légèrement dentées. De couleur vert franc, elles prennent à tour de rôle de belles teintes orangé/cuivré de la fin de l’été à l’automne.
Fleurs :  blanches ou rosées, en mars-avril suivant le climat, avant l’apparition des feuilles. Ces fleurs sont groupées en bouquets (2 à 8 fleurs). Mellifères, elles sont autostériles. Le cerisier a besoin d’un pollinisateur à proximité.
Exposition : au soleil, mais à l’abri des vents chauds et desséchants
Sol : Le cerisier est gourmand : il lui faut une terre fraîche, même un peu argileuse et riche.  Il craint la sécheresse. Il supporte les terrains calcaires, à condition d’être greffé sur « Sainte Lucie »
Rusticité : très bonne

Planter un cerisier

Plantez-le à l’automne pour qu’il s’enracine bien avant l’été suivant.

Pour récolter des cerises plus longtemps, il est intéressant de planter des variétés à la maturité échelonnée : au moins une arrivant à maturité en mai, une autre en début d’été. (Voir le descriptif complet des variétés plus bas)

Plantez toujours les cerisiers par paire pour assurer une pollinisation croisée des fleurs.

C’est un arbre volumineux, que l’on peut installer en bordure d’un grand potager ou sur une vaste pelouse : il fera alors un excellent arbre d’ombrage pour un coin repos ou lecture. Plantez-le à au moins 10 mètres de distance de la maison et autant des autres arbres.

Dans les régions froides, plantez un cerisier tardif, ceci pour éviter une destruction des fleurs si une gelée tardive survient.

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© I.Demuth

Entretien du cerisier

Il est réduit au strict minimum. L’arbre produit généreusement sans réclamer trop de soins.

  • Désherbage: Les 5 premières années, désherbez régulièrement à l’aplomb de la ramure pour limiter la concurrence racinaire. Une fois que l’arbre est bien installé, c’est inutile.
  • Taille: Toute taille de fructification est superflue, d’autant plus que le cerisier supporte mal les coupes. Contentez-vous de supprimer les branches basses puis de laisser pousser l’arbre comme il le souhaite. Une taille d’élagage est bénéfique tous les 5 ans environ : elle permet d’aérer le centre de la ramure, de retirer les branches gênantes. Elle s’effectue après la fructification.

➥ Consultez les infos détaillées de la taille du cerisier.

  • Arrosage: Le cerisier craint la sécheresse, surtout les premières années. Des arrosages réguliers sont nécessaires pour éviter son dépérissement. Arrosez en quantité mais en laissant bien sécher la terre entre deux apports. Au bout de 4/5 ans, l’arbre est autonome.
  • Fertilisation: Aucune fertilisation particulière n’est à prévoir si le sol est riche. En sol appauvri, un apport de cendres de bois et de compost chaque hiver est bénéfique. Étalez ces amendements sur toute la surface occupée par la ramure. Griffez pour faire pénétrer dans les premiers centimètres du sol.

Les racines superficielles du cerisier lui offrent un bon ancrage mais au bout de quelques années, elles affleurent à la surface de la terre. Prenez soin de ne pas les blesser en passant la tondeuse si l’arbre trône au milieu de la pelouse. Vous pouvez les recouvrir de terre au fur et à mesure qu’elles s’épaississent.

Greffage du cerisier

Les jardiniers passionnés multiplient le cerisier en le greffant en écusson fin août ou en fente au printemps.

2 porte-greffes sont essentiellement utilisés :

  • Le merisier (un cerisier sauvage) ou le cerisier franc (issu du semis d’un noyau) donnent un arbre vigoureux et volumineux : 8 à 10 m en tous sens à l’âge adulte.
  • Cerisier de Sainte -Lucie ou faux-merisier (Prunus mahaleb) donne un arbre moins vigoureux ( 6 à 7 m de haut et de large) mais qui tolère mieux les sols calcaires, même caillouteux et secs. Ce type de cerisier est aussi idéal dans un petit jardin.

Maladies du cerisier

Le cerisier est sensible aux maladies cryptogamiques.

La moniliose touche aussi bien les fleurs que les jeunes feuilles. Elle les dessèche brutalement en quelques jours. Elle affecte aussi les fruits qui sont alors inconsommables. Elle se manifeste surtout les années humides et chaudes. Dans un verger amateur, sur un arbre adulte, il n’y a pas grand-chose à faire. Si votre cerisier est encore jeune, vous pouvez faire un traitement à la bouillie bordelaise ou au soufre mouillable dès le début du printemps, avant floraison, au moment où les bourgeons gonflent.

La criblure du cerisier se manifeste par de petites taches rondes qui brunissent et sèchent. Les feuilles se trouent.

Les pucerons noirs sont très fréquents sur les jeunes pousses. Vous pouvez les éliminer avec un traitement au savon noir.

La mouche de la cerise ou Mouche Suzuki, apparue en 2008, parasite les fruits mûrs. Pour limiter ses ravages ; vous pouvez suspendre juste avant les premiers vols nuptiaux, en mai, plusieurs pièges à glu de couleur jaune (une couleur qui les attire). Il faut les accrocher idéalement côté Sud-Sud-Ouest de l’arbre pour les éclairer des rayons de soleil couchants.

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© Jardipartage

Récolte des cerises

Effectuez-la de préférence le matin. Les cerises seront plus fraîches. Cueillez quand le fruit noircit, avec sa queue.

Les bigarreaux se conservent 1 semaine, les cerises vraies et les guignes seulement quelques jours.

Point sécurité ! Le bois du cerisier casse sans prévenir !  Sur un arbre adulte, appuyez l’échelle sur les plus grosses branches et harnachez-vous. Les accidents sont fréquents.

Variétés de cerises

Le terme de cerise désigne à la fois un bigarreau, une guigne ou une griotte : trois fruits finalement assez différents.

Les cerises douces

Ce sont les fruits de Prunus avium.

Ce groupe renferme des cerises appréciées de tous, petits, comme grands ! Ce sont les bigarreaux à chair ferme, les guignes à chair molle et les petites merises sauvages. Ces cerises sont excellentes crues, tout justes cueillies sur l’arbre. Voici un aperçu des principales variétés de bigarreaux :

  • Cerisier Hâtif burlat: une cerise rouge presque noire à maturité, à la chair ferme et sucrée, parvenant à maturité en mai. L’arbre offre une bonne résistance à la moniliose. Plantez Géant d’Hedelfingen à proximité comme pollinisateur.
  • Cerisier Moreau: à la peau presque noire et chair parfumée. C’est une cerise moins sensible à la mouche de la cerise, arrivant à maturité en mai.
  • Cerisier Napoléon: c’est la fameuse cerise jaune, à chair ferme, parfumée. A cause de sa couleur cette variété est plus sensible que les autres à la mouche. Maturité en juin, juillet. Plantez Early Rivers comme pollinisateur.
  • Cerisier Reverchon: une cerise rouge-noire très sucrée et parfumée, maturité fin juin.
  • Cerisier Géant d’Hedelfingen: l’une des cerises les plus tardives, arrivant en juillet jusqu’à début août. C’est ne très grosse cerise rouge noire, juteuse, très parfumée. Son pollinisateur de prédilection est Hâtif burlat.
  • Cerisier Duroni ou Reine de l’Ardèche : une variété née en Italie. Ses fruits très fermes, assez gros, ont un goût ni trop acide, ni trop sucré. Maturité en début d’été à partir de fin juin, début juillet. Plantez Reverchon ou tardif de Vignola comme pollinisateur.
  • Le cerisier Early Rivers est une guigne, juteuse, sucrée, mais fragile. Elle arrive en juin. L’arbre est peu sensible à la moniliose.

Cerises vraies ou anglaises

Ce sont les fruits de Prunus acida.

Les cerises vraies ou cerises anglaises sont des hybrides de bigarreau ou de guigne et de griottes. Leur goût hésite entre douceur sucrée et notes plus acides. Leur chair est en général assez ferme.

Les cerises vraies sont en fait peu courantes. Elles font pourtant de délicieuses confitures, d’excellents clafoutis et peut-être bien les meilleures cerises à l’eau-de-vie.

Voici les principales variétés de cerises vraies :

  • Anglaise ou royale hâtive: une cerise sucrée et acidulée, à la peau rouge clair, presque transparente. C’est une variété précoce, venant à maturité début juin. Le fruit est fragile et sensible à la chaleur.
  • Belle magnifique ou belle de Chatenay: une cerise peu aigre mais très parfumée. Tardive, elle arrive mi à fin juillet.
  • Reine Hortense:  une cerise vraie presque blanche, à la saveur douce, mûrissant fin juin.
  • Allegria Delbard: une cerise ferme issu des célèbres pépinières. Sa chair mi acide, mi-sucrée, est rafraîchissante. C’est une variété très productive

Cerises acides

Ce sont les fruits de Prunus cerasus.

Ces cerises ont une chair plutôt molle. La plus célèbre représentante du groupe est peut-être bien la griotte de Montmorency, qui offre de petits fruits rouges à chair acide et jus coloré fin juin, début juillet. Elle est très peu sensible à la mouche.

Mais ce type comporte aussi les amarelles, des cerises acides à jus clair.

Ces fruits ne se consomment pas crus. On les utilise en pâtisseries, et surtout pour faire de l’eau-de-vie où leur acidité se fait le plus apprécier.

Quelques variétés naines existent comme Griotella.

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Mis à jour le Juil 3, 2020 @ 7 h 54 min

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