Identifier et traiter les maladies

Les maladies et les parasites qui affectent les plantes ne sont jamais là par hasard. Ils sont le signe d’un déséquilibre ou de conditions de culture inappropriées (sol, exposition). Apprenez à identifier les maladies de vos plantes et traitez-les avec discernement !

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    Culture du melon sous serre

    On l’apprécie pour son goût sucré et rafraîchissant. En entrée ou en dessert, le melon (Cucumis melo) est le roi de l’été, sur les étals, dans nos assiettes et au potager ! Mais comment réussir la culture de ce légume fruit de la famille des cucurbitacées au caractère volubile  ? Histoire du melon Cela fait plus de 4 000 ans que le melon est cultivé dans le bassin méditerranéen et en Asie, bien qu’il soit originaire d’Afrique. Après son introduction en Grèce et en Italie, il fait son apparition en France au XVème siècle, à l’initiative de Charles VIII. Le melon (Cucumis melo) était alors largement cultivé à Cantalupo, résidence estivale du Pape, d’où lui vient le nom de melon cantaloup.…

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  • Photo of Le cognassier, un fruitier oublié

    Le cognassier, un fruitier oublié

    S’il a aujourd’hui déserté nos jardins, le cognassier (Cydonia) était il y a quelques décennies encore très présent dans les jardins de nos grand-mères. Avec son fruit en forme de poire atteignant sa pleine maturité à l’automne, l’arbre à coing est un peu mystérieux et ne dévoile ses secrets gustatifs que lors de la cuisson. L’arbre à coing est originaire d’Asie C’est de Crète, de la ville de Cydon plus précisément, que viendrait le nom botanique du cognassier. Originaire d’Asie Centrale, l’arbre à coing fut exporté par les romains, qui raffolaient de ce fruit aytpique au goût délicat. Le cognassier, un arbre aussi décoratif Robuste et rustique, l’arbre à coing se distingue par le développement libre, voire anarchique, de ses…

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  • Photo of Des blettes délicieuses et décoratives

    Des blettes délicieuses et décoratives

    Bette, blette, carde, joute ou poirée, ce légume aux multiples appellations est tombé dans l’oubli pendant de nombreuses années. Il refait de nouveau surface dans nos jardins, pas seulement pour être consommé mais également pour ses qualités hautement décoratives. Comment cultiver et entretenir les blettes ? Blettes à feuilles ou à cardes ? On distingue communément deux types de blettes (Beta vulgaris) : la blette à feuilles et la blette à cardes. On consomme ainsi plus spécifiquement les feuilles des premières et les cardes (ou côtes) des secondes, même si l’on peut néanmoins parfaitement consommer feuilles et cardes dans les deux cas. La blette appartient à la famille des betteraves, mais, à la différence de ces dernières, ne développent pas de racine proéminente…

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  • Photo of L’entomosporiose du cognassier

    L’entomosporiose du cognassier

    L’entomosporiose est avec la moniliose l’une des deux maladies les plus classiques du cognassier. Elle affecte les feuilles et les fruits en formation de ce bel arbre tortueux que l’on trouvait en bonne place dans les jardins de grand-mères. Le responsable est comme souvent un champignon (l’entomosporium) qui profite des printemps humides et frais pour se développer sur le feuillage. Une fois établi, il affectionne particulièrement les journées chaudes de l’été, notamment si l’amplitude des températures entre la nuit et le jour est importante au point de faire naître au petit matin un semblant de rosée. L’attaque se manifeste lorsque les feuilles du cognassier se couvrent de taches beiges/brunes d’aspect arrondi, d’abord de manière éparse mais qui finissent inéluctablement par…

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  • Photo of Contre la fumagine, un traitement naturel

    Contre la fumagine, un traitement naturel

    La fumagine est une maladie provoquée par un ensemble de champignons qui sévissent sur les plantes à partir du printemps, après une attaque d’insectes piqueurs-suceurs (araignées rouges, pucerons, cochenilles….) Ces insectes se nourrissent de la sève des plantes et excrètent un miellat sucré sur lequel se développe la fumagine. Le feuillage se couvre alors d’une pellicule noire et collante qui gêne considérablement la photosynthèse. La plante ainsi touchée produit moins de sève et ne peut plus subvenir correctement à ses propres besoins. Elle s’affaiblit. Certaines plantes sont particulièrement sensibles à la fumagine : le Schefflera, les agrumes (citronniers, orangers…) ou encore les laurier roses par exemple. Un traitement naturel contre la fumagine Pour éliminer la fumagine sur une citronnier ou un…

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  • Photo of La mineuse des agrumes

    La mineuse des agrumes

    La mineuse des agrumes (Phyllocnistis citrella) est une véritable plaie pour les arbustes du genre Citrus, en premier lieu desquels les citronniers. Apparue en Corse en 1994, ce petit lépidoptère sévit désormais chaque année du printemps à l’automne en plusieurs générations. L’attaque se réalise en deux temps. Au printemps, les adultes s’accouplent. Ils passent alors souvent inaperçus car ils sont petits (4 mm de longueur) et portent des couleurs communes (blanc argenté). La femelle pond ses œufs sur la face inférieure des jeunes pousses du citronnier, généralement en bordure de la nervure principale. Lorsque les larves éclosent, elles s’enfoncent dans l’épiderme de la feuille. Au fur et à mesure de leur croissance, ces chenilles jaunâtres et aplaties deviennent de plus…

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  • Photo of Prévenir la maladie du « cul noir » des tomates

    Prévenir la maladie du « cul noir » des tomates

    Après plusieurs jours d’une relative sécheresse, on croit tous bien faire en déversant au pied des tomates un bon  gros arrosoir plein d’eau, tout en  prenant la sage précaution quand même de ne pas asperger  le feuillage. Eh bien voilà une mauvaise chose ! Pourquoi ? Parce que cet arrosage irrégulier et un brin fantaisiste favorise l’apparition sur les fruits encore en formation de la nécrose apicale. Un nom bien savant pour une maladie que l’on surnomme plus poétiquement la maladie du « cul noir ». Le « cul noir » de la tomate débute toujours de la même façon, par une tache brune, plus ou moins ronde et légèrement déprimée. Elle apparaît dans le tiers inférieur du fruit, souvent d’ailleurs à l’extrémité (d’où l’adjectif apical, du latin…

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  • Photo of L’abri à tomates !

    L’abri à tomates !

    Avant de traiter systématiquement vos pieds de tomates à la bouillie bordelaise, arrêtez-vous deux minutes, ne serait-ce que pour lire ces quelques considérations. Vos représentations risquent d’en prendre un sacré coup ! Le deal que je vous propose est simple : pour un peu plus que le prix d’un sachet de bouillie bordelaise, vous obtiendrez en échange, avec un peu d’astuce et de dextérité certes, une récolte de tomates saines, sans aucun traitement. Comment cela est-il possible ? Eh bien, faut d’abord que je vous parle des origines de la tomate ! La tomate nous vient tout droit d’Amérique centrale Du Mexique et du Pérou très exactement, rapportée en Espagne en 1532 et introduite en France en 1598.  Ces détails vous semblent peut-être…

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  • Photo of Pourquoi se passer de la bouillie bordelaise ?

    Pourquoi se passer de la bouillie bordelaise ?

    Fongicide polyvalent à base de cuivre, la bouillie bordelaise est une recette traditionnelle composée d’un mélange de sulfate de cuivre et de chaux. La solution obtenue, d’une belle teinte bleu turquoise, était à l’origine pulvérisée dans les vignobles pour lutter contre le mildiou. Son usage s’est ensuite étendu à d’autres plantes. Elle est ainsi désormais employée aussi bien dans les jardins des particuliers que dans les vergers professionnels pour lutter contre les maladies de nombreuses plantes potagères et des arbres fruitiers, parmi lesquelles l’oïdium, le mildiou, la tavelure ou les chancres. Alors, pourquoi faire l’effort de se passer de la bouillie bordelaise ? D’abord parce que les produits phyto-sanitaires seront interdits à la vente à compter de 2022 ! Plus tôt les…

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  • Photo of Repérer et agir contre la cloque du pêcher.

    Repérer et agir contre la cloque du pêcher.

    Le printemps est un moment crucial pour les fruitiers, particulièrement pour les pêchers, nectariniers et abricotiers. Leurs feuilles fragiles, en développement, sont en effet souvent la proie de champignons redoutables qui affaiblissent l’arbre et entraînent une récolte qualitativement et quantitativement moins bonne. 

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  • Photo of 5 maladies des rosiers…et leurs solutions décryptées

    5 maladies des rosiers…et leurs solutions décryptées

    Difficile d’imaginer un jardin sans rosiers. Bas, arbustifs ou grimpants  à l’image du rosier de Lady Banks, le jardinier en use et en abuse pour profiter de leur longue floraison et d’un parfum envoûtant dès le printemps. Leur choix ne doit cependant pas être laissé au hasard, tant les maladies des rosiers sont fréquentes et diverses. Décryptage de 5 d’entre elles ou comment reconnaître et traiter la pourriture des boutons, le blanc du rosier, les taches noires ou encore la rouille ? Et comment prévenir leur apparition ? Réponses… Les boutons pourrissent avant de s’ouvrir Il s’agit d’une maladie observable par temps humide. Les boutons mettent du temps avant de s’ouvrir, puis se gorgent d’eau et pourrissent sans éclore .…

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  • Photo of 5 plantes fleuries bien utiles au potager !

    5 plantes fleuries bien utiles au potager !

    Un potager classique conçu comme un alignement de rangs serrés de légumes, c’est d’une grande tristesse et un véritable paradis pour les ravageurs ou les parasites ! Au contraire, des plantations dispersées, variées et intelligemment agencées, favorisent grandement la biodiversité. D’ailleurs, nos aïeux ne s’y trompaient pas et dans leurs potagers, les fleurs côtoyaient déjà les légumes. Et cela fonctionnait très bien ! Pourquoi ? Parce qu’entre autres, les fleurs attirent à elles nombre de pollinisateurs qui visitent par la suite les potagères voisines. Ces mêmes fleurs offrent aussi refuge à beaucoup d’insectes « prédateurs ». Ainsi, les populations se régulent naturellement. Alors, si votre potager est victime d’attaques répétées de pucerons, cessez de traiter outre-mesure et voici plutôt une sélection de plantes fleuries bien…

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  • Photo of Des coings momifiés…la moniliose !

    Des coings momifiés…la moniliose !

    Il y a de cela encore un mois, la récolte de coings semblait prometteuse. Les fruits sains, nombreux et déjà volumineux, commençaient à prendre leur jolie teinte jaune si caractéristique.  Pâte de coings, gelée, le jardinier gourmand que je suis, se régalait à l’avance des délices sucrés qu’ils allaient lui offrir. Seulement, les choses ne sont pas aussi simples. Voilà que,  subitement, s’invite la moniliose, ennemi juré du cognassier et des pommiers …et qu’elle réduit à néant la récolte. La faute à un printemps pourri !

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  • Photo of Et si cela ne servait à rien de lutter contre la cloque ?

    Et si cela ne servait à rien de lutter contre la cloque ?

    Un printemps pluvieux est propice au développement de maladies sur les arbres fruitiers. Parce que les parasites raffolent d’une humidité continue et de températures fraîches, voire franchement froides ! Particulièrement la cloque du pêcher, le problème majeur de cet arbre. Les pêchers ont besoin de chaleur ! Originaire de Chine et ramené en Europe par les Grecs à l’époque d’Alexandre le Grand (IV ème siècle avant JC), le pêcher est un fruitier qui a un besoin viscéral de chaleur. Du temps de François 1er ( XVIe), on en cultivait déjà 40 variétés en France et les sélections menées depuis la Renaissance par les générations de pépiniéristes passionnés ont permis de l’acclimater à notre pays et de porter le nombre de variétés cultivées…

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  • Photo of Des feuilles de rosiers couvertes de tâches noires !

    Des feuilles de rosiers couvertes de tâches noires !

    Mes rosiers se sont couverts de tâches noires ! Cette année, les premières chaleurs printanières ne se sont pas encore faites ressentir  que mes rosiers souffrent déjà de la maladie des tâches noires. Heureusement, ce fléau est facilement identifiable tant ses symptômes sont explicites. Des tâches circulaires brunes à noires, parfois se ramifiant, « ornent » le dessus des feuilles. Elles s’étendent peu à peu et aboutissent bien vite au jaunissement puis au dépérissement du feuillage qui tombe.

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  • Photo of Stop aux maladies printanières !

    Stop aux maladies printanières !

    [Chronique de mon jardin]: Dimanche 24 février 2013: Stop aux maladies printanières ! Sans cette pellicule de neige qui s’est déposée dans la nuit (et qui a rapidement disparu) et surtout des températures glaciales voisines de 0°C prévues toute la journée, j’aurais profité de la lune favorable de ce dimanche après-midi pour pulvériser un traitement à base de bouillie bordelaise. Principaux arbres visés : pêchers, abricotiers et autres fruitiers précoces…dont les bourgeons commencent à gonfler et ouvrent la voie aux maladies printanières, cloque du pêcher en tête. Ce n’est que partie remise…

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  • Fil de cuivre sur la tomate

    Pour lutter contre le mildiou des tomates, quelques jardiniers ont une astuce simple : ils dénudent un bout de fil électrique et transpercent le bas de la tige. L’oxydation du cuivre libérerait ce composé qui serait véhiculé par la sève dans toutes les parties de la plante. Le cuivre brut, insoluble dans l’eau Cependant, le cuivre, sous cette forme brute, n’est pas soluble dans l’eau, et donc, a fortiori, dans la sève. Pour être réellement efficace, il doit être déposé sur et sous les feuilles de la plante, sous forme de bouillie bordelaise notamment. Bouillie bordelaise La bouillie bordelaise est un produit fongicide de contact. Elle détruit les spores du champignon responsable du mildiou au moment de leur germination, avant…

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  • Photo of Identifier et traiter la tavelure du pommier.

    Identifier et traiter la tavelure du pommier.

    Votre pommier présente des feuilles en son sein ou à sa base couvertes de taches discrètes, poudreuses, noires ? C’est le signe de la tavelure du pommier, une maladie printanière qui touche essentiellement pommiers et poiriers.Comment reconnaître la tavelure du pommier et traiter cette maladie printanière occasionnée par un champignon ?

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  • Photo of Le dessèchement des feuilles de l’abricotier.

    Le dessèchement des feuilles de l’abricotier.

    Les fleurs de mon abricotier se dessèchent ! Les rameaux collent puis les feuilles se dessèchent à leur tour. Chaque année, les pêchers et les abricotiers bravent le froid et développent leurs premières fleurs avant la fin des gelées printanières. Ces dernières sont donc souvent responsables de la destruction des fleurs. Mais le gel n’est pas la seule cause de dessèchement des fleurs.

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  • Photo of Identifier et traiter l’oïdium sur la courgette.

    Identifier et traiter l’oïdium sur la courgette.

    Parmi nos cultures potagères, il en est une particulièrement sensible à l’oïdium : la courgette. Ce champignon microscopique s’installe sur les larges feuilles et les dessèchent en peu de temps. Il est heureusement facile de l’éradiquer pour peu qu’il ait bien été identifié. Comment reconnaître et traiter l’oïdium ?

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  • Une maladie du thuya: le brunissement cryptogamique

    Des rameaux ou ramilles de vos thuyas brunissent et se dessèchent à partir de leur extrémité ? Il s’agit sans doute d’une maladie des thuyas et plus globalement de la famille des conifères (pin, cyprès, cyprès de Lawson…) qui s’observe fréquemment : le brunissement cryptogamique.  Cette maladie des thuyas s’accompagne souvent d’un petit point de nécrose ( chancre) à la base du rameau. Elle est occasionnée par un champignon dit de faiblesse. Ce dernier se développe de préférence  sur des sujets fragiles, carencés, ou récemment plantés.

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