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histoire de la pasteque

La pastèque: une cucurbitacée chargée d’histoire

La pastèque: une cucurbitacée chargée d'histoire
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La pastèque (Citrullus lanatus) est une plante volubile de la famille des cucurbitacées. Originaire d’Afrique centrale, elle peut renfermer jusqu’à 92% d’eau, ce qui lui a valu le surnom de melon d’eau. Cette réserve s’avère bien utile et pratique dans les régions arides  où l’eau vient à manquer.

Elle apparaît déjà du temps de l’Egypte antique. Il est d’ailleurs toujours de coutume dans ce pays d’en offrir aux voyageurs de passage aux portes du désert.

La pastèque fut introduite en Europe via l’Espagne. Ce sont les Maures qui l’apportèrent avec eux au VIIIe siècle. Elle fit ensuite quelques siècles plus tard partie du voyage vers le Nouveau-Monde sur les caravelles des Conquistadors. Sa culture sur le continent américain restera discrète jusqu’à ce que le commerce triangulaire relance sa consommation. Il faut dire que ses réserves en eau s’avèrent cruciales pour survivre aux nombreux jours de traversée de l’Atlantique.

Après l’abolition de l’esclavage et comme beaucoup de Noirs sont devenus paysans, la pastèque reste très cultivée outre-Atlantique. Elle devient alors pour la communauté Noire un symbole d’émancipation et de liberté. Dans le même temps, beaucoup de colons Blancs sentent leur suprématie s’étioler et en font un objet de racisme.

Ainsi par exemple Jackie Robinson, premier joueur Noir de league majeure de baseball aux Etats-Unis et fervent militant pour l’égalité des Noirs et des Blancs, fut à plusieurs reprises la cible de jets de tranches de pastèques lors de matchs à la fin des années 40.

Des modes de production et de consommation différents…

Aux Etats-Unis, on cultive aujourd’hui de préférence des pastèques sans pépins. Elles sont là-bas appréciées pour leur chair fondante et sucrée et se consomment comme des melons chez nous.

En Afrique, on préfère les variétés à pépins car ces derniers renferment des réserves intéressantes en glucides, protéines et lipides. Les Africains les pressent et en tirent une huile comestible.

Ailleurs dans le monde, les pépins peuvent se manger cuits et salés, un peu à la manière des cacahuètes.

A propos de Bruno Nunez

Je m’appelle Bruno, je vis du côté de Pau et je suis celui qui partage depuis début 2013 à travers ces pages ma passion pour les plantes et l’univers du jardin. Des anecdotes, des histoires, des expériences, des portraits de plantes…bref, un peu de tout, autant du côté du potager que de l’ornement…Et bien sûr, du bio, rien que du bio !

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