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jardinier moderne

Le jardinier 2.0

Entre le jardinage de subsistance pratiqué après guerre par nos grands-parents (pour certains, déjà les arrières grands parents) et celui d’aujourd’hui, le fossé est grand. Entre les deux, toute une génération de jardiniers (celle des soixante-huitards) semble avoir été un temps sacrifiée, le jardinage étant jusqu’au début des années 80 associé au labeur alors que cette génération aspirait justement à plus d’émancipation ! Aujourd’hui, on pratique essentiellement un jardinage de loisir, sans vraiment se prendre la tête. Alors, qu’est-ce qu’être jardinier à l’aube des années 2020 ?

Partager son jardin !

Le jardinier d’aujourd’hui partage tout ! Ses graines ou ses petites boutures, à l’occasion de l’une des nombreuses manifestations au jardin qui essaiment à travers la France. Mais aussi ses expériences malheureuses ou ses franches réussites, ses idées, ses photos et même ses vidéos, sur le net, à travers un blog, sur les réseaux sociaux… Certains nuanceront ces soi-disant progrès en affirmant que le tissu social le plus proche (le voisinage) s’est noyé dans la modernité…C’est vite oublier que le nombre de jardins partagés et d’initiatives citoyennes n’ont cessé d’augmenter depuis l’avènement d’internet et des smartphones ultra connectés !

Fashion design

L’équipement du jardinier a lui aussi bien évolué ! Finies les bottes en caoutchouc et les vieilles chemises de bûcherons de grand-père ! Les jardiniers d’aujourd’hui exigent des vêtements et des chaussures résolument modernes et design. Pour tondre, passer le débroussailleur, nettoyer les massifs… Pas question pour autant de lésiner sur le confort et surtout, sur la sécurité : les vêtements sont respirants tout en adoptant des matériaux légers et déperlants, des chaussures de sécurité femme ont même vu le jour, avec, en prime, un look sophistiqué digne des plus belles paires de basket ! Les outils aussi ont aussi eu droit à leur part de révolution. Ils se sont allégés, ont gagné des couleurs vives, sont désormais combinables…

Soucieux de son environnement

Le jardinier d’aujourd’hui a tout compris ! Il a compris la nécessité de jardiner le plus naturellement possible, de se passer définitivement de pesticides pour entretenir son jardin et produire de beaux légumes le plus sainement du monde. Il a compris que la terre n’est pas le milieu inerte qu’il croyait mais qu’au contraire, c’est un substrat foisonnant de vie qu’il faut apprendre à respecter et à choyer ! Il a compris que les légumes ne sont pas des sujets que l’on plante en rangs stériles au potager mais, qu’au contraire, ils gagnent à être mélangés et associés ! Il a compris l’importance de recycler (tous les déchets qui viennent du jardin restent au jardin !), de produire son compost pour nourrir ses plantes. Il a enfin compris le rôle décisif joué par les insectes dans la pollinisation et veille à accueillir les petits animaux auxiliaires (oiseaux, hérissons, crapauds…). En un mot, le jardinier 2.0 bichonne désormais l’équilibre écologique de son jardin, il est devenu écoresponsable !

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A propos de Bruno Nunez

Je m'appelle Bruno, je vis du côté de Pau et je suis celui qui partage à travers ces pages ma passion pour les plantes et l'univers du jardin. Des anecdotes, des histoires, des expériences, des portraits de plantes...bref, un peu de tout, autant du côté du potager que de l'ornement...Et bien sûr, du bio, rien que du bio !

4 Commentaires

  1. “le jardinage de subsistance pratiqué après guerre par nos grands-parents”

    Ce jardinage était déjà pratiqué pendant la guerre, c’est à ce moment, tout jeune enfant, que j’ai commencé ma “carrière” de jardinier, employé à ramasser les doryphores sur les cultures de pommes de terre.

    Lesquels doryphore étaient donnés aux poules comme complément de nourriture riche en protides.
    Rien ne se perdait !

    • Bonjour J.J

      Oh que oui, le jardinage de subsistance était pratiqué bien avant l’après-guerre et c’est vrai qu’à cette époque là, on utilisait des moyens de protection des cultures sans produit chimique (la débrouille). Les poules font effectivement un excellent travail de nettoyage. Mais tout y passe si l’on n’y fait pas attention, du doryphore au plant lui-même ! 🙂

      • Il ne faut pas trop idéaliser non plus, la méthode douce consistant à récolter les doryphores était parfois remplacée, quand le professionnel avait réussi à obtenir des tickets, par des pulvérisations avec un produit hautement écologique : l’ARSÉNIATE DE PLOMB….

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