Accueil » L'hiver » Les vers de terre: indispensables !
ver de terre jardin

Les vers de terre: indispensables !

Le rôle (essentiel) des vers de terre n’est plus à prouver. Dès l’Antiquité en effet, l’Homme établit un parallèle entre  la fertilité des sols et la présence massive de vers de terre, comme en témoigne Aristote (philosophe Grec) qui disait des vers de terre qu’ils étaient « les intestins de la Terre ».

 Car les vers de terre, ou lombrics, se déplacent en consommant les matières végétales en décomposition. Tous les jours, un individu est ainsi capable d’ingérer jusqu’à 20 fois son poids.

Mieux connaître les vers de terre.

Les vers de terre vivent en nombre dans les sols de nos régions tempérées. Imaginez que les scientifiques estiment que l’on peut en rencontrer de 1 à 3 tonnes à l’hectare suivant les milieux.  Il en existe ainsi 5000 espèces et chaque individu peut vivre, en moyenne, de 2 à 8 ans.

Le lombric ne respire pas avec des poumons. C’est plutôt sa peau qui facilite les échanges gazeux. C’est aussi la raison pour laquelle il a besoin d’un milieu de vie humide car l’eau est un facilitateur de ces échanges gazeux.

Les vers de terre sont hermaphrodites et atteignent leur maturité sexuelle à environ 3 mois. Ils peuvent alors donner naissance chaque année jusqu’à 80 petits.

Des prédateurs, le ver de terre n’en manque pas : la taupe bien sûr mais aussi les oiseaux, les petits mammifères et de manière plus anecdotique,  les pêcheurs à la ligne. Depuis peu de temps, un tout autre prédateur, le platheminthe, un ver venu de Nouvelle-Guinée, inquiète le monde scientifique car ses ravages dans les populations de vers de terre indigènes sont conséquents.

Le ver de terre est un bio indicateur de l’état de santé du sol. Les lombrics travaillent le sol et le rendent accueillant pour les plantes.

ver de terre compost

3 grands types de vers de terre :

Les vers épigés

Les vers épigés vivent à la surface du sol. Ce sont les vers du tas de compost et du fumier. Ils ne creusent pas de galeries, sont très vifs et  sont utilisés comme appâts par les pêcheurs du monde entier. Ces vers sont des proies faciles pour les oiseaux et les petits mammifères. Aussi, leur grande mortalité est compensée par une reproduction rapide. Pour se défendre, ils adoptent également une couleur proche de leur milieu de vie, c’est ce que l’on appelle le mimétisme.

Les vers anéciques

Les vers anéciques sont connus pour travailler les sols sur la hauteur. Ils sont capables de prélever la substance organique en surface (des débris de feuilles mortes, de bois… par exemple) pour l’enfouir en profondeur dans les galeries. Mais ils remontent aussi des matières minérales. Ils contribuent donc à brasser le sol. Leur action est identifiable aux turricules de terre qu’ils laissent en surface. Leur travail est fondamental pour aérer le sol et le drainer. Les pluies, mêmes fortes, s’infiltrent mieux et les jeunes  racines des plantes trouvent un milieu riche plus facile à coloniser.

Les vers endogés

Les vers endogés vivent en profondeur (à plus de 25 centimètres de profondeur), dans des galeries horizontales et ne remontent jamais en surface. Ils ne sont visibles que lorsque l’on creuse un trou profond, pour la plantation d’un arbre par exemple. Peu pigmentés, ils consomment la terre qui, après passage dans l’intestin pour filtrer le peu de matière organique restante en profondeur, est rejetée dans les galeries.

vers epiges compostEn résumé, les différents vers de terre sont très utiles car ils aèrent le sol, favorisent la circulation de l’eau et accélèrent la décomposition des déchets. Leurs déjections constituent un très bon engrais.

Comment favoriser la présence de vers de terre ?

De manière très simple : en installant d’abord au jardin de la biodiversité, c’est-à-dire en jouant sur rotation des cultures et l’alternance des plantes. L’utilisation de paillis est également une pratique très favorable à la présence de vers de terre : mulch, bois raméal fragmenté, broyats…Les paillis limitent le dessèchement des sols et apportent une matière organique source de nourriture pour eux. Enfin, la présence des vers de terre est aussi conditionnée par notre manière d’agir sur le sol : supprimons les bêchages (manuels ou pire, à l’aide d’un motoculteur). Préférons par exemple couvrir le sol du potager en hiver pour limiter les pousses d’herbes indésirables et simplement griffer au printemps.

Compter les vers de terre…

En comptant le nombre de vers de terre de chacune des catégories, il est possible de dresser une carte précise de la santé du sol. Et donc d’agir en conséquence pour rétablir un équilibre si besoin.

Ce recensement est ouvert à tous : jardiniers particuliers bien sûr, écoles, professionnels…

A propos de Bruno Nunez

Jardinier passionné depuis ma plus tendre enfance, je vous livre dans ces pages mes expériences réussies ou mes vrais échecs, des anecdotes, des astuces ou encore des infos pratiques,…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

[CDATA[ */ var wysijaAJAX = {"action":"wysija_ajax","controller":"subscribers","ajaxurl":"http://www.jardipartage.fr/wp-admin/admin-ajax.php","loadingTrans":"Chargement..."}; /* ]]
[CDATA[ */ var wysijaAJAX = {"action":"wysija_ajax","controller":"subscribers","ajaxurl":"http://www.jardipartage.fr/wp-admin/admin-ajax.php","loadingTrans":"Chargement..."}; /* ]]
[user]
[user]
[email]
[email]
[required,custom[email]]
[required,custom[email]]
[user]
[user]
[abs]
[abs]
[email]
[email]
[abs]
[abs]
[email]
[email]
[user_list]
[user_list]
[list_ids]
[list_ids]