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Des tuteurs au jardin, oui ! Mais lesquels ?

Des tuteurs au jardin, oui ! Mais lesquels ?

Les tuteurs sont incontournables au potager et plus largement au jardin. Ils soutiennent tour à tour les branches trop frêles d’un fruitier vigoureux (chaque année je tuteure ainsi celles de mon jeune cognassier « Vranja » qui autrement casseraient sous le poids monstrueux des coings qu’il produit !) ou accompagnent la croissance des plantes potagères ( tomates, piments…). Mais les qualités d’un tuteur sont multiples ! Il doit être tout à la fois suffisamment discret pour ne pas attirer le regard et durable pour rendre service au jardinier de saisons en saisons. Alors, quels tuteurs choisir ? Plutôt en bois, en acier ?

Les tuteurs en bois

Je n’utilise personnellement que des tuteurs en bois issus d’essences naturellement riches en tanins et donc plus résistantes aux champignons, comme le châtaigner ou l’acacia. Deux espèces que je me procure auprès d’une scierie voisine. Bien que moins résistants, j’apprécie également le noisetier et le bambou pour la linéarité de leurs pousses. En revanche, j’évite autant que je peux les tuteurs en pin, même traités, bien trop fragiles à mon goût !

Quelques astuces d’entretien me permettent aussi de prolonger la durée de vie de ces accessoires. Je biseaute par exemple toujours l’extrémité d’un tuteur pour réduire l’effort à l’enfoncement et je la roussis (sans la brûler !) au chalumeau pour augmenter sa résistance.

Ensuite, je l’enfonce plutôt à l’envers dans le sol, c’est-à-dire en sens inverse du sens de croissance naturel du bois. Une astuce simple qui limite les remontées d’eau et la prolifération de champignons dans les vaisseaux ligneux.

Et à l’automne, lorsqu’il est temps de tout ranger, je les brosse soigneusement pour enlever le surplus de terre et je remplis un seau de bouillie bordelaise dans lequel je les laisse tremper quelques heures pour désinfecter les fibres.

En résumé, les tuteurs en bois sont des appuis solides, efficaces et très bon marché s’ils sont bien entretenus ! Mais leur principal défaut reste leur durabilité et leur fragilité. Les coups de massette pour les ficher en terre finissent par abîmer les fibres et il n’est pas rare qu’un tuteur trop sec casse sur la longueur au moment où je tape pour l’enfoncer. Voilà donc un matériau qu’il faut renouveler régulièrement.

Les tuteurs en acier galvanisé…

A côté des tuteurs en bois, les jardineries proposent des tuteurs en spirales. Ils sont plus onéreux que les homologues en bois mais sont-ils mieux à l’usage pour autant ?

L’acier galvanisé est intéressant à plus d’un titre et notamment parce qu’il ne rouille pas et supporte idéalement le mauvais temps.

Plutôt spécifiquement conçus pour accompagner la croissance des tomates, ces tuteurs sont proposés à la hauteur idéale ( 1m50 ou 2m) et les spirales permettent de tuteurer efficacement les pieds. Ils sont aussi généralement percés dans leur partie haute : un bon point pour les assembler et créer, pourquoi pas, une treille à tomates, par exemple.

Mais ces tuteurs présentent au moins deux gros défauts à mon sens. D’une part, le diamètre de l’acier utilisé est trop petit. Ils se tordent alors rapidement dès que l’on commence à les enfoncer dans une terre un peu tassée. Je les redresse régulièrement, quand je le peux !

D’autre part, je trouve leur résistance aux coups de vent très moyenne. S’ils sont isolés, sans attaches entre eux, ils tanguent facilement, et les oscillations occasionnent de la casse de tiges.

Les tuteurs en fer à béton…

tuteur tomateJ’utilise enfin un dernier type de tuteur, plus artisanal : le fer à béton. D’un diamètre minimum de 8 mm ( 10, c’est mieux encore !), ils sont très résistants, notamment ceux qui sont torsadés. Je les assemble aussi très facilement pour créer des tipis ( à haricots grimpants par exemple) avec du fil de fer. On les trouve chez tous les revendeurs de gros matériaux.

Ces fers à bétons sont proposés en barres de 6 mètres que je retaille sur place ( avant de les emporter, pensez à demander au vendeur, comme moi, s’il peut vous prêter une pince coupante) en sections de 2 mètres chacune. Sinon, et si vous avez la possibilité de ramener les barres entières chez vous, une meuleuse équipée d’un disque à métaux convient. Quelques mesures de précautions pour protéger les yeux et les mains des copeaux incandescents s’imposent.

Les fers à bétons rouillent rapidement pour se faire oublier ou disparaissent sous le couvert végétal. En fin de saison, leur entretien est des plus simples. Je retire juste la terre collée à l’aide d’une brosse métallique et je les range dans un coin de mon abri de jardin. Rassemblés en botte, ils ne prennent vraiment pas de place !

Je détourne également dans mon jardin des restes de poteaux carrés 10/10 récupérés ici et là auprès d’amis ou de connaissances. Ces barres métalliques sont en temps normal employées en maçonnerie pour chaîner et armer le béton (linteaux de portes, de fenêtres, ceinture ….) Ces poteaux sont au jardin d’excellents supports, solides, que les grimpantes colonisent et s’approprient très rapidement.

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Un commentaire

  1. Merci pour ces précieux conseils. J’utilise actuellement des tuteurs en acier galvanisé et torsadé, pour mes tomates. Je vais essayer de trouver des tuteurs en bois dur.

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