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branchages rames de pois

Ramer les pois “à l’ancienne”

Beaucoup de pratiques et d’astuces que les « Anciens » utilisaient sont tombées dans l’oubli au fil du temps. Faut-il y voir la conséquence d’un trop grand « saut générationnel » ou, plus probablement, et comme je le pense, le signe d’une modernisation de notre style de vie ?

 Alors que les Anciens cultivaient en effet un « potager de subsistance », l’avènement des supermarchés dans les années 70 et 80 mêlé à bien d’autres facteurs sociologiques sans doute aussi (activité professionnelle croissante des femmes, exode rural…) a progressivement contribué à détourner les générations suivantes de la culture potagère.

De potager subsistance, nous voilà majoritairement passés en trois quatre décennies à potager pour le plaisir. Quand bien même une parcelle potagère a t-elle été conservée !

ramer les pois
Fin mars, les pois sortent tout juste de terre

Heureusement, au détour de certains jardins, il est encore possible de trouver trace de ces pratiques anciennes, utiles à perpétuer.

Jean (81 ans) perpétue la pratique héritée de ses parents.

Les rames des pois nains, lui les fait au moyen de branchages de chênes nus qu’il taille en hiver dans le bois voisin. Quand on s’étonne de trouver encore de nos jours ce type de pratique alors même qu’il est si facile d’installer un grillage galvanisé ou un filet plastique, sa réponse est sans équivoque : «  Mes parents ont toujours fait comme ça ! Dans les campagnes, on n’avait pas le choix. Il fallait bien se débrouiller avec ce que l’on avait à disposition. Et puis, les filets, c’est pas pratique ! Allez-vous enrouler ça quand vous avez terminé ! ».

Les brindilles sont fichées dans le sol, face à face, dès l’apparition des premières feuilles, à une vingtaine de centimètres sur le rang. Les pois colonisent et habillent joliment au printemps ce support de palissage d’une quarantaine de centimètres de hauteur.

Tuteurer les pois
Mi mai, les pois ont déjà colonisé une grande partie des branchages

Si l’on ne rame pas les pois, les plants s’écroulent sur le sol, les gousses se salissent et la production est plus faible. Attention, certaines variétés de pois pouvant grimper jusqu’à 1m20 de hauteur, il est alors indispensable de prévoir des branchages en conséquence.

A propos de Bruno Nunez

Jardinier passionné depuis ma plus tendre enfance, je vous livre dans ces pages mes expériences réussies ou mes vrais échecs, des anecdotes, des astuces ou encore des infos pratiques,…

10 Commentaires

  1. VVJe n’ai jamais planté de petits pois, et ces rames me semblent tout simplement parfaites! Planter à l’intérieur des rames plutôt qu’à l’extérieur (que j’ai vu ailleurs) permet d’éviter aux oiseaux picoreurs de picorer??
    Merci!
    Merci!V

  2. morant.pascale@orange.fr

    Je n’ai jamais planté de êtits pois, et ces rames me semblent tout simplement parfaites! Planter à l’intérieur des rames plutôt qu’à l’extérieur (que j’ai vu ailleurs) permet d’éviter aux picoreurs de picorer??
    Merci!

  3. Lointain Français arrivés en Nouvelle France en 1660. J’utilise également les résidus forestier pour faire du compost.

  4. La technique du Québec est de profiter d’une clôture. Je demeure en milieu forestier et j’ai profité de la ressource qui s’ offrait à moi tout naturellement

  5. Descendant de La Rochelle.

  6. J’utilise cette technique et je suis du Québec

    • Bonjour Richard,
      Merci pour cette remarque 🙂 Il est intéressant de constater que de l’autre côté de l’Atlantique, cette technique est aussi utilisée. Peut-être faut-il y voir là un héritage des nombreux Français (dont des Béarnais et Basques) ayant émigré au Québec mais aussi bien plus au Sud, en Amérique latine ?

  7. Bonjour,
    voilà une technique qui m’interesse beaucoup. Juste une petite question. A t-on le droit d(aller en forêt ramasser des branches ?
    Merci d’avance pour votre réponse.

    • Bonsoir Béatrice,

      Voilà une problématique à laquelle je n’avais pas pensé, je vous l’avoue. Après recherche, il semble effectivement qu’il existe une réglementation quant à la “cueillette” dans les bois. Tout est cependant question de raison, me semble t-il. Ce n’est pas le volume prélevé qui posera problème, d’autant plus que ces branchages peuvent même être directement ramassés sur le sol après un bon coup de vent, sans porter atteinte aux arbres…C’est mon point de vue.

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