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Une tête faucheuse à lames synthétiques pour mon débroussailleur thermique ?

Une tête faucheuse à lames synthétiques pour mon débroussailleur thermique ?

Cela se passe fin avril et comme souvent, c’est dans le rayon d’une jardinerie que commence mon billet. Au détour d’une allée, j’y croise un ami à la recherche de vivaces. Nous engageons la conversation et au bout d’un moment, je ne sais plus trop bien ni comment, ni pourquoi, mon regard se fixe sur une tête faucheuse suspendue dans le rayonnage. Notre discussion prend alors un léger détour.

« J’ai acheté un coupe-bordures équipé de ce genre de tête dans une grande surface l’année dernière et je crois bien que je me suis fait avoir » me prévient mon ami. Et de poursuivre : « les couteaux étaient en plastique dur et ils ont cassé à la première utilisation. Dès que tu touches une pierre, c’est fini !….Il faudrait les fabriquer en matière caoutchouteuse. Pourquoi personne n’y a pensé ? » Je n’ai pas grand-chose à répondre.

Je me contente simplement de regarder le prix affiché (un peu plus de 38 € (quand même) et me dis que cette tête-là remplacerait avantageusement celle ( à fil) de mon débroussailleur thermique. D’autant plus qu’il n’est plus tout jeune ( 8 ans cette année) et que la tête est cassée au point que c’est désormais à la main et en dévissant l’écrou de serrage que je dois rallonger le fil de coupe. Ce n’est donc pas très pratique de se promener en permanence avec une clé de 19 ou 20 dans la poche ! Et le temps que je perds à démonter et remonter la tête, je ne vous raconte pas. Bref, j’en reste là…Mais la nuit porte conseil.

Et surtout, une multitude d’interrogations : quel fabricant serait assez fou pour proposer une tête dont les couteaux casseraient à la première utilisation ? Mais au-delà de la durabilité, existe-t-il des couteaux de rechange ? Et si je n’utilise cette tête que pour faucher un talus sur lequel je sais pertinemment qu’il n’y a aucun caillou ? Ah mais, c’est vrai, j’aimerais bien aussi m’en servir pour entretenir un fossé …et là, il y en a quelques obstacles plutôt costauds. Et les ronces, c’est efficace ce système avec les ronces ? Mais au fait, c’est efficace tout court ?

Quelques jours passent. L’herbe haute sur le talus me rappelle désormais de manière plus pressante qu’il faudrait que je fauche pour la première fois de l’année…mais par la faute d’un début de mois de mai pluvieux ( le reste du mois ne sera pas mieux), je reporte à plusieurs reprises.

La Suite ? C’est une visite dans une seconde jardinerie. Comme souvent ( je suis certain que ça vous le fait aussi) j’y allais pour tout autre chose mais la vue des débroussailleurs m’invite à faire le détour par le rayon des accessoires et là, c’est une vraie surprise….qui déclenche mon achat. La même tête est ici proposée à 21 €, soit presque moitié prix (renseignements pris, le tarif indicateur fabricant est à 18€). Comme quoi, d’une part, cela vaut le coup de comparer les prix entre enseignes et d’autre part, la première jardinerie, permettez-moi l’expression, prend ses clients pour des vaches à lait !

Au passage, les couteaux de rechange sont vendus au prix de 9€90 les 12. Retour à la maison en fanfare ! Et montage obligatoire. Même le temps est de la partie, alors je me lance pour un essai immédiat !

tête faucheuse stihl polycut 6-3Démonter l’ancienne tête, ça je sais faire et c’est facile ( 15 s montre en main !). Et le montage de la nouvelle n’est pas plus compliqué ou même long ! L’objet se présente en trois parties. On enfile d’abord sur l’axe d’entraînement un cache en métal qui s’ajuste parfaitement et le protège des projections de terre et d’herbe. On vient ensuite imbriquer dessus la tête plastique qui comporte les trois couteaux. On emboîte enfin le petit écrou de serrage…Un, deux, trois tours à la main et c’est fini ! Pas même besoin d’outil pour serrer, c’est formidable ! Avant de démarrer, j’observe les couteaux. Ils sont bien en matériaux synthétique et comportent un côté biseauté. Ils sont aussi montés sur un axe et se rétractent au moindre obstacle consistant.

Je démarre…Première impression, c’est un vrai plaisir de travailler sans avoir besoin de s’arrêter régulièrement pour rallonger le fil de coupe.

Deux bémols toutefois. Le premier concerne la longueur des couteaux. Leur extension maximale est loin de celle obtenue avec le fil de coupe. Le travail est donc plus long et le moteur semble un peu tourner dans le vide. On a d’ailleurs du mal à trouver le juste équilibre sur la manette des gaz pour économiser le carburant. Mais pourquoi ces couteaux sont-ils donc aussi petits alors qu’il y avait la place de les rallonger un peu ?

Le second concerne un aspect encore plus pratique. Avec du fil classique, si l’on fauche des herbes très hautes, il arrive parfois (certains diront peut être régulièrement) que l’herbe s’enroule autour de la tête et l’immobilise totalement. Ce même inconvénient se reproduit avec la tête « polycut » mais plus régulièrement encore, me semble t-il. Pour le contourner, la solution est de faucher une première fois à mi-hauteur avant de sectionner les herbes au plus bas.

Comment se comportent les couteaux avec les ronces ?

Rien à redire de ce côté-là. J’ai testé le dispositif sur des ronces jeunes (de l’année) mais aussi ligneuses (pousses des années précédentes). Dans les deux cas, les couteaux se montrent bien plus efficaces que le fil qui, pour les plus faibles diamètres, ne parvient pas à couper les tiges dures ou s’enroule autour. Toutefois, le système n’est pas conçu pour les gros chantiers de débroussaillage pour lesquels une lame acier sera indispensable.

Les couteaux en matière synthétique cassent-ils au contact des cailloux ?

Les cailloux sont inévitables, qu’on se le dise. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de les toucher. Comme prévu, les couteaux se rétractent mais ne cassent pas. Tout au plus, quand on regarde de près, le côté tranchant (biseauté) peut comporter des marques de choc. Après plusieurs heures d’utilisation intensive réparties sur plusieurs séances, y compris dans le fossé évoqué plus haut, aucun des trois couteaux n’a cependant cassé. Le fabricant conseille, ce n’est pas à négliger, de les conserver dans l’eau entre chaque utilisation pour renforcer leur résistance et accroître leur durabilité. Mais ce n’est pas évident !

Autre point positif : cette tête ne présente aucun danger. Même si je n’ai pas testé, une erreur de manipulation et un choc des lames sur vos chaussures ne devraient pas occasionner de blessures. A éviter toutefois !

Si vous avez fait l’acquisition de ce type de matériel, n’hésitez pas à déposer et à partager votre avis dans les commentaires. Il sera précieux pour tous ceux ou celles qui cherchent des renseignements de vrais jardiniers.

Enfin, pour finir, les références de la tête faucheuse dont je parle dans ce billet: polycut 6-3 de Stihl…( Ne cherchez pas, ce billet n’est pas une promotion déguisée ! ;) ). Vous l’avez aimé ? Pensez à vous abonner à Jardipartage ! 

Un commentaire

  1. Bjr. Je confirme tout à fait les informations déjà donnée au sujet de la tète polycut 6.3. Je l’utilise moi aussi depuis 1,5 an (sept.2012) sur un coupe bordure FS40 en débrousaillage léger et pour faire le”tour des clôtures” de mes ânes. La conservation dans l’eau semble maintenir la souplesse du plastique sui supporte mieux les chocs. Les pousses de prunellier sont cependant trop dures. Je découvre cette page en cherchant la fourniture de couteau que mon vendeur a déréférencé.

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