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Un sol vivant est essentiel !

Sans eux, la vie serait impossible. Eux, ce sont les millions d’organismes microscopiques (les micro-organismes) : algues, champignons, actinomycètes, bactéries, protozoaires…Un véritable “peuple invisible”. Pas la peine en effet de se pencher davantage, vous ne pourrez pas les voir autrement qu’au travers des lentilles d’un microscope. Leur rôle est néanmoins capital auprès des plantes, c’est pourquoi il faut en prendre soin.

Dans un sol vivant, on trouve donc toute une faune visible : par exemple les vers de terre. Mais il en existe d’autres : les collemboles, les acariens… Et puis, on ignore souvent l’existence de la faune invisible. Pourtant, dans 1 gramme de terre, ce sont 6 millions d’organismes vivants qui cohabitent.

A quoi sert alors cette activité microbienne du sol ?

Les microorganismes du sol jouent trois rôles essentiels :

  • Ils se nourrissent d’une part des matières organiques présentes dans la terre,
  • En décomposant et en transformant ces matières organiques, Ils libèrent d’autre part des éléments assimilables par les plantes.
  • Ils servent aussi d’intermédiaires entre ces éléments nourriciers et les plantes elles-mêmes. L’exemple le plus connu est certainement celui des bactéries qui vivent dans les nodosités des légumineuses (les haricots, fèves, pois…). Ces bactéries sont capables de fixer l’azote de l’air et de le restituer au sol sous une forme assimilable par les végétaux. Utile, non ?

La microfaune du sol est fragile.

Nous autres, jardiniers, devons donc en prendre soin. Comment ? En apportant d’abord au sol de la matière organique qui va permettre d’entretenir la vie et l’activité de cette microfaune. On peut ainsi par exemple pailler (avec du mulch,  du BRF….).

On va aussi griffer, décompacter et casser régulièrement la croûte de terre au pied des plantes pour permettre à l’eau et à l’oxygène d’y pénétrer.

La microfaune est aussi particulièrement sensible au piétinement, au tassement et à l’emploi de pesticides. A proscrire, donc.

Comme beaucoup de micro-organismes sont enfin inféodés aux plantes, il est également important d’organiser une rotation des cultures et d'associer les plantes pour introduire et favoriser une vraie biodiversité microbienne.

A propos de Bruno Nunez

Jardinier passionné depuis ma plus tendre enfance, je vous livre dans ces pages mes expériences réussies ou mes vrais échecs, des anecdotes, des astuces ou encore des infos pratiques,…

2 Commentaires

  1. Dans la terre de compost que l’on met dans les pots et autres, faut-il exclure les gros vers blancs ?

    Merci infiniment de votre réponse ; félicitations pour vos conseils
    ,

    • Bonsoir,

      Dans le compost, on rencontre souvent la larve de la cétoine. Cet insecte vit dans le compost encore en décomposition et se nourrit de déchets végétaux. Adulte, en plus d’être très beau, c’est un précieux pollinisateur. Attention à ne pas confondre la larve de la cétoine avec celle du hanneton. Cette dernière a de grandes pattes près de la tête, ce qui permet de la différencier de la cétoine. S’il s’agit de la cétoine, vous pouvez la laisser mais vous pouvez tout aussi bien retirer les larves trouvées et les remettre dans le tas de compost. Généralement, on passe d’ailleurs le compost au crible pour l’affiner, particulièrement quand il est destiné à remplir un pot…

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