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Scarifier sa pelouse pour la rénover

Scarifier sa pelouse pour la rénover

scarifier sa pelouseCela s’est fait sans que je ne m’en rende vraiment compte. Au fil du temps et des tontes, la pelouse de mon terrain argileux ( une terre réputée pour n’être pas vraiment un modèle question absorption de l’eau) s’est progressivement tassée et, même si je ramasse souvent l’herbe et que je ne pratique que rarement le muching, des résidus de tonte sont tombés et se sont accumulés sur le sol. Ils ont peu à peu  formé un feutre épais dans lequel ont commencé à s’installer de la mousse  et des mauvaises herbes difficiles à éradiquer ( du chiendent par exemple). Il était alors devenu indispensable de scarifier ma pelouse pour lui redonner un petit coup de jeune.

Quelle est la meilleure période pour scarifier la pelouse ?

En fin d’hiver, au début du printemps ou à l’automne : ce sont assurément les périodes les plus propices. Les hivers humides, comme celui que nous avons connu cette année, sont favorables au développement de plaques de mousse qui gagnent rapidement du terrain et doivent nous alerter sur le fait que l’eau ne pénètre plus correctement dans le sol mais stagne en surface. L’herbe étouffe et peine à s’alimenter. Si rien n’est fait, elle finit par disparaître au profit de mauvaises herbes.

Un scarificateur adapté à chaque surface.

Le scarificateur est l’outil idéal pour rénover la pelouse. Muni, pour les modèles motorisés, d’une rampe dont les couteaux en rotation s’enfoncent dans le sol, il est  spécifiquement conçu pour  cet usage. Mais votre choix doit tenir compte de la surface du terrain à travailler, au risque d’être déçu par la qualité du travail de l’engin ou la pénibilité de la tâche.

Jusqu’à 50 m² maximum, un outil à main suffit. Muni de dents serrées et recourbées, il s’enfonce dans le sol et retire le feutre efficacement, sans que la terre n’adhère. Le jardinier exerce de courtes tractions et pour une efficacité maximale, doit le passer dans le sens de la longueur et de la largeur ou en tournant autour des plaques de mousse. L’outil que j’utilise est muni de deux faces. L’une ( celle dont les lames sont espacées) scarifie et décompacte en profondeur. L’autre ressemble plus à un râteau pour éliminer le feutre en surface. Petit conseil : n’espérez pas scarifier de très grandes surfaces. La tâche est physique.

Jusqu’à 500m², un scarificateur électrique convient mieux. On trouve désormais des modèles compacts qui n’ont besoin que de peu de place dans la remise et s’avèrent tout aussi efficaces que des scarificateurs plus volumineux. Reste, malheureusement, la gêne occasionnée par le câble et sa rallonge à faire suivre sur tout le terrain.

Au-delà de 500m², un scarificateur thermique est indispensable. Assez onéreux à l’achat, sachez qu’il est généralement possible de le louer chez un revendeur d’outils de jardin. (Comptez tout de même 80€ en moyenne la journée). Mais son efficacité et le peu d’effort de travail vous blufferont.

Peut-on utiliser une lame émousseuse et quelle est son efficacité ?

A défaut de scarifier, une lame émousseuse peut être montée sur une tondeuse classique pour aider à retirer la mousse. Elle est généralement plus courte ( 40 cm environ) qu’une lame classique et ne comporte aucun côté tranchant. A la place, ses extrémités sont munies chacune d’un puissant ressort  dont un bout s’enfonce dans le sol pour le griffer et ainsi retirer la mousse.

lame émousseuseCette lame plutôt bon marché (comptez 25 €, ressorts compris), bien qu’universelle, exige souvent un peu d’ingéniosité pour être adaptée à votre machine. On peut facilement se la procurer dans les grandes surfaces de bricolage ou les jardineries. Elle ne remplace cependant pas une scarification car elle agit en surface et ne s’enfonce pas vraiment dans le sol.

Attention ! Veuillez noter que la modification d’une tondeuse peut-être dangereuse. Aussi, avant de bricoler votre machine, assurez-vous de respecter toutes les règles élémentaires de sécurité décrites. Jardipartage ne pourrait être tenu pour responsable d’un accident survenu suite à un mauvais usage fait des conseils prodigués.

Avant tout, commencez par tondre le gazon s’il est un peu haut : cela facilite ensuite l’émoussage.

Comment ensuite monter la lame émousseuse sur votre tondeuse ?

Premièrement, coupez l’arrivée d’essence et débranchez la bougie de votre machine pour éviter un démarrage accidentel durant l’opération. Couchez votre tondeuse sur le flanc et dévissez les deux boulons qui maintiennent la lame d’origine. Utilisez une cale en bois bien ajustée pour bloquer la rotation et faciliter le démontage.

lame émousseuse pour tondeuseDeuxièmement, dans mon cas (ce qui ne sera peut-être pas le vôtre), je me suis procuré chez mon revendeur deux nouveaux boulons de lames, plus longs que ceux d’origine. Il est bon de savoir que chaque marque de tondeuse dispose d’un pas de vis spécifique ( pas anglais pour moi), ce qui vous obligera à aller trouver votre commerçant. Pour ma part, il était un peu frileux à l’idée de me les vendre, me rappelant qu’on ne monte sur la machine que des lames d’origine ou certifiées par le constructeur. Une lame émousseuse n’exigeant que très peu d’effort comparé à des lames de tonte, il n’y a aucune crainte à avoir.

Je me suis ensuite servi d’un jeu de rondelles ( 8 de chaque côté) pour le montage. Veillez à bien équilibrer la lame pour ne pas abîmer le moteur. Ensuite, le réglage se fait comme pour la hauteur de coupe, grâce à la poignée centrale ou, suivant les modèles, aux manivelles disponibles sur chaque roue.

Rebranchez la bougie, ouvrez le robinet d’essence et remettez en place le bac de ramassage.

J’ai pour ma part effectué un passage dans le sens de la longueur, puis de la largeur de mon terrain pour accroître l’efficacité. Et même si cette dernière n’est pas à la mesure d’un scarificateur, le volume de mousse retiré est conséquent (plusieurs centaines de litres sur une surface de 2000 m² environ). Reste le gros inconvénient du dispositif : la tondeuse ne ramasse pas et il donc est nécessaire de ratisser ensuite l’ensemble du terrain. Et c’est assurément le plus fastidieux !

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