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cultiver des capucines tubéreuses

Une récolte de capucines tubéreuses en demi-teinte

Dans un précédent article, je vous narrais la mise en culture de quelques capucines tubéreuses. J’avais prévu de détailler par le biais d’un second billet la mise en terre et leur floraison, mais au vu du printemps humide et frais et d’un été guère plus encourageant, je n’ai pas obtenu la culture espérée, en tous cas pas au point de pouvoir l’exposer.

En effet, alors que tout avait très bien commencé, lorsque j’ai décidé de repiquer mes plants en terre, je n’ai pas choisi la bonne période. A ma décharge, il faut avouer que cette année, quelle que soit la date retenue, je ne suis pas certain que la reprise des plants aurait été réussie.

Quoi qu’il en soit, après avoir mis en terre les tubercules et leurs pousses encourageantes, les plantes ont végété un long moment. Elles ont subi, modestement, mais subit tout de même, quelques attaques de limaces, ce qui a eu pour effet d’achever les feuilles et les tiges qui vivotaient depuis le repiquage. Au gré de l’été, des tiges ont rejailli des plants, ainsi que des feuilles à plusieurs reprises, mais à chaque fois le moindre coup de frais ou d’excès d’humidité ralentissait à nouveau leur développement.

Tout ceci m’a amené à avoir des plants rachitiques tout l’été. Pour couronner le tout, je n’ai pas vu l’ombre d’une fleur. Heureusement, l’arrière-saison, comme souvent en Béarn, a été magnifique: ensoleillée et chaude. Cela a eu pour effet de permettre  le départ de tiges plus grandes que les autres sur quelques uns des tubercules.

Un automne à l’avantage de ces tubéreuses !

Récolte de tubercules de capucines
En soulevant à la fourche-bêche les pieds de capucines, apparaissent les tubercules blanc-crème…

C’est donc par une belle journée d’automne que j’ai voulu voir ce qu’il était advenu de ces nouvelles pousses. J’ai déterré mes plants de capucines et j’ai été ravi de constater que malgré un faible développement aérien, les racines s’étaient développées raisonnablement et avaient donné naissance à quelques tubercules. J’étais bien sûr assez loin du rendement prévu au début, mais au vu des parties aériennes et de mon expérience calamiteuse avec l’autre tubercule d’origine péruvienne testé cette année, j’aurais au moins le plaisir d’avoir assez de tubercules de capucines pour recommencer l’année prochaine et 2 ou 3 en surplus pour en faire profiter mon entourage.

Par précaution ou excès d’optimisme, j’ai pris soin, lors de ma récolte, de ne pas détruire les 2 plants qui m’ont donné quelques racines car si les gelées se font attendre encore quelques semaines, j’ai bon espoir que de nouveaux tubercules apparaissent. J’ai décidé cela en observant assez clairement, lors de la récolte, de nombreux tubercules naissants le long des racines principales.

Bilan de la saison

Le bilan qui s’annonçait franchement catastrophique cet été, ne sera donc finalement pas si mauvais que cela. A partir de 3 tubercules (2 petits et 1 grand) en début de saison, me voilà désormais avec 10 autres à conserver pour l’an prochain (4 grands et 6 petits). Largement de quoi lancer de nouveaux essais au printemps !

En revanche, cette expérimentation, bien que très intéressante, a fait naître deux importants regrets :

  • je n’aurais d’une part pas eu l’occasion de profiter des jolies fleurs d’une plante réputée pour sa beauté et,
  • d’autre part, je n’aurais pas pu m’essayer à la cuisine de ce tubercule qui, selon les dires de grands Chefs, gagnerait à être davantage connu. J’espère que ces frustrations trouveront réponse en 2015 !

A propos de Stéphane

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