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Un printemps malheureusement exceptionnel !

Un printemps malheureusement exceptionnel !

[Chronique de mon jardin] 02 juin 2013 : un printemps malheureusement exceptionnel !

Le mois de mai s’est terminé comme il avait commencé : dans la fraîcheur et l’humidité. Ce printemps 2013 battra même localement (dans le piémont pyrénéen) un record de cumul de précipitations depuis que la station météo départementale existe (1946). Plus précisément, il a déjà plu un jour sur deux depuis le début de l’année…Une accumulation d’eau qui n’est pas sans répercussions au jardin !

Une année de cerises…qui semblait prometteuse !

La floraison des cerisiers au mois de mars n’avait subi aucun dommage et 2013 s’annonçait alors vraiment comme un très bon cru. Il n’y avait qu’à lever un peu la tête vers la cime des arbres à la mi-avril pour constater qu’ils étaient chargés de fruits ! Presque un miracle, faut-il le rappeler, quand on sait que le cerisier ne produit en général en quantité qu’un an sur deux ( c’est le phénomène de l’alternance) et qu’une bonne gelée peut anéantir à elle seule toute une production.

Le bilan fin mai est bien moins enthousiasmant. D’une part, les cerises peinent à rougir et ne sont presque pas sucrées, faute d’ensoleillement. D’autre part, elles sont gorgées d’eau et comme la pluie est tombée à l’excès ces derniers jours, saturant des sols déjà détrempés, voilà  qu’elles se fendent ou éclatent et, pour certaines, tombent prématurément. Même les merles, qui d’ordinaire s’en délectent, les délaissent au profit de ver de terre dont l’habitat inondé les oblige à remonter à la surface ! Les merles : en voilà quelques uns au moins à qui profite ce triste temps ! Reste que le prix du kilo de cerises chez le primeur est déjà rédhibitoire : 5€95/kg relevés ce matin..

Des pieds de tomates…au plus mal !

pied de tomate qui blanchitCe printemps 2013 n’est pas seulement pluvieux. Il est aussi frais, voire froid. Localement, la moyenne des températures du mois de mai est même 2,8°C en dessous des valeurs de saison. Résultat ? Les tomates, repiquées une bonne semaine après les Saints de Glace, ont connu des nuits à 5-6° et reçu sur la tête des litres d’eau ! Un terrain de prédilection pour les parasites. Alors oui, les plants les plus robustes résistent encore mais végètent (pulvérisation de bouillie bordelaise indispensable) et les plus fragiles font peine à voir.

Il ne reste donc plus à souhaiter de tout cœur que juin vienne faire un pied de nez à son prédécesseur et que le soleil tant attendu relance enfin la vie au potager. Parce qu’autrement, 2013 risque d’être inédite. Avez-vous déjà connu une année sans récolte de tomates ? Pessimiste peut-être ? Ou peut-être juste réaliste ?

Et dans votre région, quel bilan météo pour votre jardin dressez-vous de ce printemps 2013 ?

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