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maladies des rosiers

5 maladies des rosiers…et leurs solutions décryptées

Difficile d’imaginer un jardin sans rosiers. Bas, arbustifs ou grimpants, le jardinier en use et en abuse pour profiter de leur longue floraison et d’un parfum envoûtant dès le printemps. Leur choix ne doit cependant pas être laissé au hasard, tant les maladies des rosiers sont fréquentes et diverses. Décryptage de 5 d’entre elles ou comment reconnaître et traiter la pourriture des boutons, le blanc du rosier, les taches noires ou encore la rouille ? Et comment prévenir leur apparition ? Réponses… 

Les boutons pourrissent avant de s’ouvrir

Chute des feuilles rosier
Impressionnant ! Les rosiers atteints par la maladie des taches noires finissent par perdre une grande partie de leur feuillage avant de le renouveler…

Il s’agit d’une maladie observable par temps humide. Les boutons mettent du temps avant de s’ouvrir, puis se gorgent d’eau et pourrissent sans éclore . Dans ce cas, tailler les boutons abîmés pour forcer la plante à produire de nouvelles fleurs saines. Cette maladie est moins fréquente sur les variétés à fleurs simples que celles, plus complexes, à fleurs doubles ou serrées. Choisissez donc vos variétés en fonction du climat local.

Les feuilles blanchissent, le blanc du rosier !

blanc du rosier
Le champignon responsable de l’oïdium se développe sur les organes du rosier qui se couvrent de taches blanches. Photo (c): Société française des Roses

Tous les organes (tiges, feuilles, boutons) se couvrent d’un duvet blanc, lequel est souvent accompagné de la chute prématurée des feuilles, ce qui affaiblit la plante. Cette maladie, blanc du rosier ou oïdium, s’observe par temps chaud et étouffant (mauvaise aération), et est due à des champignons microscopiques dont le mycélium blanc recouvre les feuilles.

Les feuilles sont couvertes de taches noires

Les feuilles des rosiers sont maculées de taches noires rondes aux contours nets, avec des ramifications : c’est le symptôme du Marsonia. Au fur et à mesure de la progression du champignon, les feuilles jaunissent et finissent par tomber. Le rosier se retrouve presque sans feuillage et s’affaiblit. Bien qu’impressionnante, cette maladie n’empêche toutefois pas le rosier de se regarnir rapidement. Pulvériser toutes les trois semaines, surtout par temps humide, de la bouillie bordelaise (sulfate de cuivre).

Les feuilles se décolorent et une mosaïque se dessine sur le dessus

La maladie, due à un virus transmis par des insectes piqueurs-suçeurs (pucerons) ou présents dans le sol (nématodes), peut atteindre les boutons qui se décolorent à leur tour. Il n’y a pas grand-chose à faire pour lutter. Pour les premiers, favoriser la présence de coccinelles et les autres insectes auxiliaires. Pour les seconds, la plantation à proximité des rosiers, de tagètes ou d’œillets d’inde comme répulsifs, peut s’avérer efficace.

Le revers et le dessus des feuilles se couvrent de taches poudreuses brunes

Les feuilles des rosiers se couvrent de taches brunes: voilà la rouille ! Photo (c): Société française des Roses

C’est le signe de la rouille ! Les nombreux petits amas bruns, oranges ou jaunes sont des spores de champignons se développant sur les organes des rosiers. Les feuilles sèchent, avant de tomber rapidement par forte attaque. Pulvériser de la bouillie bordelaise dès l’apparition des taches.

Comment prévenir ces maladies ?

En choisissant d’une part l’emplacement des rosiers avec soin : à l’abri du vent, des expositions trop chaudes comme trop froides et ombragées, qui offrent un terrain favorable aux maladies. Éviter également la plantation au pied de murs exposés au plein soleil qui, par leur réverbération, « grillent » les feuilles en été et assèchent le pied.

De même, éviter de mouiller le feuillage lors des arrosages, l’eau favorisant l’apparition des maladies. Arroser plutôt au pied, en privilégiant des apports réguliers.

D’autre part, en cas d’attaque, la décoction de prêle est un produit naturel qui renforce les tissus et les défenses naturelles des rosiers. Cette décoction est obtenue en laissant macérer 500g de feuilles dans 5l d’eau de pluie pendant 24h. Au bout de ce temps, porter à ébullition 1h. Laisser refroidir et filtrer. Diluer entre 10 et 20% avant de pulvériser. Quant à la macération d’absinthe, elle permet de lutter contre la rouille.

Enfin, choisir des variétés résistantes aux maladies, dans un catalogue riche en rosiers, peut aussi être une solution. Le label ADR est ainsi attribué aux plantes possédant de nombreuses fleurs exemptes de maladies au terme de trois années de culture sans traitement. Florentina, Pomponella, Topolina et Mona Lisa,  sont par exemple de celles-là !

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A propos de Bruno Nunez

Jardinier passionné depuis ma plus tendre enfance, je vous livre dans ces pages mes expériences réussies ou mes vrais échecs, des anecdotes, des astuces ou encore des infos pratiques,…

1 commentaire

  1. merci pour ces précieux conseils.. avec l’automne qui arrivera dans pas longtemps, je crains déjà pour mes roses! 🙁

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