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Votre jardin est-il durable ?

Tout le monde sait ce qu’est un jardin, c’est une évidence. Cela se complique à mes yeux quand on le dit « durable ». De nature curieuse, je me suis plongé dans les pages d’un dictionnaire. J’y ai trouvé une définition convenable mais trop succincte à mon goût. Un jardin durable serait ainsi « de nature à durer longtemps. Il présenterait une certaine stabilité et une certaine résistance ». Voici l’interprétation que j’en fais…

Un jardin durable est de nature à durer longtemps !

Oui et pour cela, il faut choisir avec le plus grand soin les plantes à y  installer. Je dirais même que ce choix est fondamental. Pour durer, elles doivent être adaptées à la fois au climat local mais aussi à la nature du sol du jardin hôte. S’il est vrai que la plante puise sa nourriture dans l’air et la terre, il est admis qu’elle en modifie aussi la structure du sol. Les échanges sont bien bilatéraux. Une plante peu adaptée au sol et au climat va donc avoir toutes les peines du monde à survivre.

pucrron vert rosier
Triste spectacle que ces jeunes pousses de rosiers en proie aux attaques massives de pucerons. Résultat d’une monoculture.

Dans le meilleur des cas, elle végétera ou bien se montrera vulnérable aux attaques de parasites et aux maladies, faute d’avoir pu puiser dans le sol les ressources nécessaires à l’élaboration de ses propres défenses naturelles. Croire que l’on peut tout cultiver n’importe où est une grossière erreur !

Un jardin durable présente une certaine résistance naturelle.

Il faut garder à l’esprit que les plantes sont des êtres vivants ! Comme nous, les plantes naissent, vivent et meurent. C’est le cycle normal. Parfois d’ailleurs elles disparaissent subitement et sans raison apparente ! Elles peuvent également tomber malades alors même qu’elles étaient en bonne santé quelques jours auparavant.

On trouve toujours des jardiniers prêts à dégainer le pulvérisateur dès les moindres symptômes de « pas bien ». Je suis de ceux qui croient que l’observation est la clé de tout, notamment si l’on part du principe qu’une plante bien adaptée (et mis à part les accidents évoqués au-dessus) n’a pas de raison de tomber malade. Une maladie ou l’attaque massive d’un ravageur traduit donc un désordre ou un déséquilibre dont une observation attentive et un peu de bon sens doivent permettre de trouver et corriger l’origine.

Il faut aussi réduire les traitements.

Terreau de feuilles mortes
Dans un jardin durable, les feuilles sont précieuses: elles peuvent servir à protéger les sols l’hiver ou constituer après compostage un excellent terreau.

Plutôt que de traiter dès l’apparition des maladies ou des ravageurs, je travaille personnellement à éviter qu’ils n’apparaissent, en offrant aux plantes les conditions idéales à leur épanouissement. Bricoler des châssis, des abris, des serres légères permettant de protéger les plantes de l’humidité excessive, de la fraîcheur ou des courants d’air froids et de recréer des micro-climats fait partie de mes habitudes, tout comme favoriser les associations de plantes, introduire de la diversité et attirer la faune au jardin. Voilà de vraies bonnes pratiques pour un jardin durable. Chez les insectes, il n’y a d’ailleurs pas que des sorcières ! Les auxiliaires (abeilles, chrysopes, cétoines, coccinelles…pour ne citer qu’elles) sont indispensables !   Sur ce point, les erreurs de jardiniers sont également fréquentes.

Un jardin durable présente une certaine stabilité.

Ou une stabilité certaine suivant comme on le voit. Il faut d’abord entretenir et aménager son terrain avec des produits naturels ! Des remèdes ou des « potions » à base de plantes (purins, décoctions), 100% biodégradables bien sûr. L’Homme n’a rien inventé. Bien avant l’avènement de la chimie, il a puisé dans la richesse végétale ses propres remèdes. Pourquoi ne ferait-il pas de même pour les plantes ?

 Il faut aussi avoir une gestion écologique de l’eau. L’eau est une ressource naturelle précieuse. La collecter et la redistribuer aux plantes du jardin quand elles en ont besoin est facile et n’engage que peu de moyens.

Il faut enfin prendre conscience que « les déchets » en tant que tels n’existent pas au jardin. Laissez une parcelle en friche, vous constaterez que la vie foisonnera, d’autant plus que le temps passera. Que deviennent alors les déchets produits par les végétaux ? Et bien l’autre façon de voir les choses consiste à se dire que les déchets des uns constituent des aliments pour d’autres. Là où la feuille morte par exemple représente « un déchet » pour l’arbre qui s’en sépare sitôt l’hiver venu, elle devient « l’aliment » de la microfaune du sol qui à son tour restituera  « ses propres déchets » au sol. Un jardin durable va donc principalement s’appuyer sur la pratique du recyclage sous la forme du compostage, du paillage, toujours dans le but d’obtenir un sol le plus vivant possible !

Voilà illustrés la stabilité et l’équilibre d’un jardin durable. Durable, mais tellement fragile…

A propos de Bruno Nunez

Jardinier passionné depuis ma plus tendre enfance, je vous livre dans ces pages mes expériences réussies ou mes vrais échecs, des anecdotes, des astuces ou encore des infos pratiques,…

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