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culture du panais

Le panais est semé !

Très longtemps éclipsé par la carotte dont il est visuellement très proche et avec laquelle il partage la même famille, le panais fait un retour en force sur les étals, particulièrement en bio. Et c’est plutôt mérité, je trouve, tant on l’apprécie l’hiver venu, en purée ou en gratins avec un épaisse croûte de fromage râpé ! Et  au potager, le panais n’est pas plus difficile à vivre que sa consœur carotte, alors pourquoi s’en priver ?

Le panais produit de longues feuilles vertes, bien droites et dentelées. Mais, comme la carotte, on le cultive avant tout pour sa racine blanchâtre et charnue, qui avoisine parfois le kilo !

Cette semaine, j’en ai de nouveau semé, au milieu des rangs d’oignons dont il apprécie le voisinage. J’ai choisi une parcelle  bien ensoleillée (pas évident ces temps-ci, n’est-ce pas ?) dont j’avais enrichi la terre à l’automne dernier avec semer du panaisdu compost et du fumier bien mûrs.

 J’ai ensuite ouvert des sillons de faible profondeur ( 3 cm, ça suffit) et déposé de nombreuses graines parce que le panais est un semis qui prend plus difficilement que la carotte. Une fine couche de terreau et de terre fine pour recouvrir.  Quelques légers coups de râteau pour plomber et j’ai terminé en arrosant abondamment, pomme à l’envers !

Si tout se passe bien, la levée interviendra sous une bonne quinzaine de jours (début juin) mais il faudra veiller à ce que le semis ne manque pas d’eau (Pour l’instant, c’est plutôt l’inverse !) Puis, quand les plants auront laissé entrevoir 3 ou 4 feuilles, j’éclaircirai pour ne laisser qu’un plant tous les 15 à 20 centimètres sur le rang. Je paillerai ensuite pour garder la terre fraîche tout l’été.

Et la récolte alors ?

Suivant la région, elle pourra s’effectuer à partir du mois d’août (particulièrement dans le sud de la France, comme ici dans le sud Ouest). Et cet hiver, je laisserai la culture en place en couvrant simplement les pieds d’un épais paillis de feuilles mortes déchiquetées pour les protéger du gel et du froid. Je récolterai ainsi au fur et à mesure de mes besoins directement sur les planches de culture. Vive la fraîcheur !

Par contre, même si le panais résiste plutôt bien aux gelées, il vaut quand même mieux au Nord de la Loire le déterrer en faisant pivot avec une fourche-bêche, puis couper les feuilles au niveau du collet et rentrer votre culture à l’abri. Les racines peuvent alors être conservées plusieurs mois dans des bacs ou des silos remplis de sable.

Le panais que j’ai semé :  « Guernesey », du grand classique !

Du classique oui mais qui produit une racine de belle qualité, renflée comme il faut, avec un collet légèrement creusé. Guernesey est une variété bien rustique et très productive.

Ce panais là dégage un parfum aromatique subtil et puissant. Même s’il peut se déguster seul, cru ou râpé façon carotte, je le préfère personnellement toujours cuit, en accompagnement de viandes (sous formes de frites, de cubes…)  ou mélangé à d’autres légumes qui atténuent son goût (en potages, pot au feu, …). Et pour les enfants, essayez la purée pomme de terre-panais (2/3-1/3). Elle passe toute seule !

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A propos de Bruno Nunez

Jardinier passionné depuis ma plus tendre enfance, je vous livre dans ces pages mes expériences réussies ou mes vrais échecs, des anecdotes, des astuces ou encore des infos pratiques,…

2 Commentaires

  1. avez-vous essayé des chasser les pucerons noirs sur les haricots vert? peine perdu
    Laisser les tranquille et regardez ce qui ce passe
    ils resterons sur un seul pied (ou deux maxi)
    mais ils ne coloniseront pas votre planche je vous le garanti
    (même pas les feuilles qui touchent les pieds infestés)
    vous condamnez ces pieds là toutes la saison et voilà tout,
    ne les arrachez surtout pas les pucerons chercherez d’autre pieds et ce réinstaleraient
    essayez
    amitiés potagere

    • Bonjour Bernadette,

      Merci pour ce retour d’expérience de jardinage biologique. On peut effectivement tolérer les parasites au lieu de s’acharner dans une lutte souvent “vaine”.

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