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8 ( bons) conseils pour la culture des tomates !

8 ( bons) conseils pour la culture des tomates !

La tomate, c’est le légume-fruit star de l’été. C’est celui que tout jardinier, débutant ou confirmé, cultive dans son potager. Parce qu’une tomate du jardin, c’est une saveur « mille fois » meilleure que celle des étals du supermarché ! (sans exagération aucune !) Et quels plaisir et fierté de manger des produits que l’on a fait pousser ! Il paraîtrait même que les qualités d’un jardinier se mesureraient à la quantité de tomates qu’il récolte ! Quoi qu’il en soit, la tomate est une culture qui exige un minimum de soins et de bon sens pour se montrer généreuse. Voici pour vous 8 conseils qui ont fait leurs preuves…

Conseil n°1 : La patience est de mise !

Patience, …voilà un mot qui a du sens plus que tout autre pour le jardinier. Et de la patience, avec les tomates, il en faut. Ne serait-ce que pour déterminer la bonne période de plantation ! J’attends toujours par exemple que passent les traditionnels Saints de Glace. Que les températures nocturnes et celles du sol ne descendent plus sous la barre des 10°C. Sinon mes tomates sont frêles et végètent. Attendons donc la mi-mai pour installer les jeunes pieds. A moins que vous n’ayez la chance de posséder un châssis-serre pour les protéger !

Conseils n°2 : de nombreuses variétés de tomates pour autant de saveurs !

Je cultive toujours différentes variétés de tomates, une dizaine au minimum. Et j’en essaye de nouvelles chaque année. J’échelonne ainsi naturellement les récoltes tout au long de la saison et je profite de la résistance de certaines variétés par rapport aux faiblesses des autres. Cultiver plusieurs variétés de tomates au potager, c’est donc garantir une récolte minimale, même si l’été est pluvieux et propice aux maladies.

Conseil n°3 : De la chaleur, rien que de la chaleur !

Les tomates ont besoin d’un emplacement chaud et (très) ensoleillé. Pour ma part, je n’hésite pas aussi à « faire souffrir » les pieds en espaçant volontairement les arrosages pour les obliger à s’enraciner en profondeur. Mes tomates n’en sont que meilleures ! Si vous en avez la possibilité, choisissez un emplacement bien abrité du vent qui en plein été, peut faire chuter le ressenti des températures et casse les tiges flottantes.

Pour accélérer le réchauffement de la terre, je pose deux ardoises en début de culture autour du pied. Leur couleur sombre emmagasine la chaleur et la restitue ou limite les déperditions la nuit venue.

Conseil n°4 : un sol riche !

Le trou de plantation doit faire l’objet de toutes les attentions. Je le creuse profond pour que les pieds s’enracinent bien, et je décompacte finement la terre. Les jeunes racines y progressent alors plus facilement et n’étouffent pas ! Et puis, je ne lésine pas sur les moyens. Les tomates sont des gourmandes, je le sais. Pour subvenir à leurs besoins, je mélange au fond du trou de la corne broyée (pour la qualité des fruits), du fumier et du compost bien mûrs à la terre d’origine. J’ajoute aussi personnellement quelques feuilles hachées d’orties qui libèreront de l’azote au cours de leur décomposition.

Conseil n°5 : les vertus du paillage !

Déchets de tonte secs, brf, mélange de paille et tourbe…tout paillage, ou presque, est bon pour limiter les pertes d’eau par évaporation. Et un sol ainsi protégé des aléas climatiques se tasse moins facilement tout en maintenant une vie micro-bactérienne active et utile ! Certains vous diront aussi que le paillage limite ou, mieux, éradique l’apparition des mauvaises herbes. Personnellement, je ne trouve pas.

Conseil n°6 : les tomates se taillent…ou pas !

Connaissez-vous un jardinier qui ne supprime pas les gourmands et qui laisse les pieds de tomates croître naturellement ? Il n’y en a guère…parce que la taille permet de gagner du temps sur la récolte et d’obtenir des fruits plus gros. Mais ces tailles sont autant de plaies ouvertes dont profitent les maladies cryptogamiques, surtout si les pluies sont fréquentes en été. Si vous avez de la place, je vous encourage donc à aménager un coin test dans lequel vous ne taillerez pas les pieds. Vous obtiendrez alors un enchevêtrement de pousses, des fruits plus petits et plus tardifs, mais plus sains.  ( A lire aussi: comment bien tailler les tomates ?)

Conseil n°7 : traitez les pieds.

Deux tendances s’affrontent ici. Il y a les jardiniers qui ne traitent pas et encore moins systématiquement. A la rigueur, uniquement si les pluies se répètent ou dès que les maladies apparaissent. Et puis il y a ceux qui agissent préventivement, en pulvérisant régulièrement un traitement fongicide.

Suivant les convictions, pulvérisez à intervalles réguliers de la bouillie bordelaise à l’efficacité démontrée ou des purins végétaux qui stimuleront les défenses naturelles des pieds ( purin d’ortie…). Un geste plus respectueux des plantes et de l’environnement.

Conseil n°8 : La tige s’enterre !

Ce geste simple permet de favoriser l’enracinement du plant. Attention toutefois, s’il s’agit d’un plant greffé, le point de greffe doit rester à l’air libre. Quant à moi, j’installe toujours la motte en biais dans le trou de plantation pour recouvrir la tige sur 10 centimètres. Cette partie se couvre rapidement de racines qui renforcent la vigueur et la résistance naturelles des pieds. ( A lire aussi: comment bien planter les tomates ?)

Si après avoir suivi ces 8 conseils, votre récolte de tomates est toujours proche de zéro, c’est que vous n’avez tout simplement pas les mains vertes ! ;)

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4 commentaires

  1. Merci pour ces précieux conseils que je mettrai tout de suite en application.

  2. Bonjour, Je rajouterai 3 conseils à ta liste.
    D’abord, en Bretagne (et sans doute globalement dans la moitié nord de la France), la tomate se cultive en serre. En pleine terre les risques de mildiou sont trop grands.
    La consoude est l’amie de la tomate (et de très nombreuses autres cultures). J’en mets dans les trous de plantation, je paille les tomates avec des feuilles de consoude et j’utilise régulièrement du purin de consoude. Pour les tomates je n’utilise que très peu d’orties. La consoude favorise la floraison et fructification, l’ortie favorise la croissance; ici ce que l’on recherche c’est le maximum de fruits avec du goût en plus!
    Enfin, je ne suis pas fan de bouillie bordelaise, il est maintenant prouvé qu’elle a un effet néfaste sur la vie dans le sol.
    Jenny

    • Merci pour ton avis éclairé et éclairant Jenny. C’est vrai que dans le sud, la tomate est cultivée en pleine terre mais je t’avoue que certains printemps et étés humides, c’est parfois un peu juste…Comme l’an dernier par exemple. C’est vrai aussi que l’ortie favorise le feuillage et les parties vertes et pas vraiment la mise à fruits. J’en mets pour aider le plant repiqué à démarrer. Je vais essayer la consoude…
      Quant à la bouillie bordelaise, je mène cette année une expérience de forçage en tunnel de culture. Chez nous, le moment le plus critique de l’apparition des maladies est jusqu’à la mi-juillet.Après la météo s’assèche… Je vais donc essayer de protéger les plants un maximum sous tunnel (même rehaussé) et du coup ne pas les traiter. On verra bien !

    • @jenny : ‘il est maintenant prouvé qu’elle a un effet néfaste sur la vie dans le sol’
      Aurais-tu une source concernant les preuves de la nocivité de la bouillie bordelaise. Je me bats depuis des années avec mon beau-père pour lui faire comprendre que moins on en met et mieux nous et notre terre nous portons !.. Si j’avais un petit lien à lui soumettre, ça me permettrait d’appuyer mes propos !! ;)

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