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comment choisir une fumure organique

Quel fumier utiliser au potager ?

Les fumures organiques  contribuent, comme tout amendement de sol,  à améliorer les qualités physico-chimiques de la terre. Elles sont issues du compostage de litières animales ( vaches, moutons, chevaux, volailles…) dans lesquelles on retrouve, à parts variables suivant leur provenance, des matières nutritives ( azote surtout) et des matières sèches riches en carbone ( paille, feuilles…). Voici un petit tour d’horizon des fumures les plus répandues et de leur utilisation au jardin.

Le fumier de vache.

fumure organiqueC'est la fumure la plus connue. Le fumier de vache améliore les terres légères et se trouve dans le commerce sous forme de granulés fabriqués à partir de fumier bien mûr et déshydraté. Il s’incorpore (à raison de 5kg/m²) dans le sol par griffage, avant les plantations ou directement en entretien, en cours de saison.  Si vous avez besoin de quantités plus importantes de fumure, n’hésitez pas à aller trouver un agriculteur de votre voisinage pour lui demander l’autorisation d’en prélever une ou deux brouettes.

Cependant, ce fumier frais ne doit pas être enfoui ou épandu tel quel sur le sol, au risque de brûler  vos plantes et, au final, de leur faire plus de mal que de bien !  Sa fermentation libère en effet des substances toxiques pour le système racinaire des végétaux. Il est donc nécessaire de le composter avant utilisation.

Le fumier de mouton.

Il est plus riche en matières organiques que le fumier de bovin. Revers de la médaille, il est plus difficile à trouver dans le commerce. Il convient pourtant parfaitement aux terrains lourds et argileux dont il améliore indéniablement la structure. Comptez 5 kg de fumier de mouton bien mûr par m² de sol à amender.

Le fumier de cheval.

fumier de chevalLe fumier de cheval offre un bon équilibre entre matières organiques et matières sèches (paille notamment). Il est plutôt favorable aux terrains argileux mais présente le désavantage de trop chauffer lorsqu’on le composte. Il est ainsi largement utilisé en hiver pour monter des couches chaudes permettant de réaliser des semis précoces au potager. Il faut donc surveiller régulièrement sa température et l’aérer en conséquence. Dans le commerce, il se trouve en grands sacs de 20 à 25 kg, directement utilisable. Epandez-en aussi 5 kg/m² et griffez pour le faire pénétrer.

Les mélanges de fumiers.

Les mélanges de  fumiers (type Or Brun©) sont des amendements mais ils contiennent aussi des fertilisants en quantité.

Composés d’un savant mariage de fumier de cheval, de volaille, auxquels sont ajoutées des algues marines, cette richesse est une aubaine au potager. Versez une poignée de ce précieux mélange au pied de vos légumes et faites pénétrer en griffant pour les nourrir pour (presque) toute la saison.

Pour subvenir aux besoins des arbustes et plantes en pots, diluez-en une petite poignée dans un arrosoir de 10 litres.

Le lombricompost, un fumier ?

Le lombricompost est généralement le produit obtenu après décomposition composté par des vers de terre.

Ces organismes, reconnus depuis toujours comme de précieux amis du jardinier, creusent des galeries dans la terre en l’avalant et la rejettent enrichie de nutriments, directement assimilables par les plantes. Le lombricompost est donc à la croisée des chemins entre un amendement et un engrais. On le présente souvent, dans le commerce, comme une fumure améliorée.

Comment fabriquer (composter) sa propre fumure ?

Pour composter du fumier frais, comptez au minimum une année d’affinage avant d’incorporer, ou mieux, 18 mois.

Montez un tas dans un coin de votre jardin. A l’aide d’un thermomètre régulièrement plongé au cœur, surveillez la température. Elle doit dépasser les 50°C dans la semaine qui suit le montage (coup de feu), signe que la fermentation s’opère bien. Si ce n’est pas le cas, arrosez le tas et versez-y du sucre et de la levure boulangère pour relancer l’activité bactérienne.

faire un compost dans son jardin

Enrichissez régulièrement en apportant sciures, cendres, déchets verts broyés, feuilles mortes déchiquetées…Vous en améliorerez ainsi sa structure.

Lors des épisodes de fortes chaleur ou, a contrario de grands froids, protégez le tas en décomposition. Dans le premier cas, arrosez régulièrement et paillez. Dans le second, étendez, si l’épisode frais ne dure pas de trop, une protection, de type voile ou branchages…

Attendez que la température du tas descende vers des valeurs ambiantes avant d’utiliser dans votre jardin.

A propos de Bruno Nunez

Jardinier passionné depuis ma plus tendre enfance, je vous livre dans ces pages mes expériences réussies ou mes vrais échecs, des anecdotes, des astuces ou encore des infos pratiques,…

2 Commentaires

  1. bien resume et comprehensible

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