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Un arbre…à papillons.

Un arbre…à papillons.

Avez-vous observé une raréfaction des papillons dans vos jardins de ville ou de campagne ? Parce qu’à en croire de nombreux observateurs spécialistes, il semblerait que les populations se réduisent d’années en années. Il apparaît donc plus que jamais important d’offrir à ces insectes un jardin accueillant. Les papillons sont en effet bien plus utiles qu’on ne le croit dans le processus de pollinisation… C’est dans cette optique qu’au printemps dernier, j’ai installé au jardin un Buddleia davidii…blanc.

L’arbre à papillons. (Buddleia davidii)

Buddleia davidii mérite pleinement son surnom d’arbre à papillons. C’est une plante très florifère, à feuilles caduques, qui se couvre de juillet à septembre d’une multitude de touffes de fleurs en longs épis.  Leur doux et délicieux parfum attire un élégant  ballet de lépidoptères qui viennent tranquillement butiner le nectar offert. Il est ainsi facile d’y contempler les couleurs vives de la Belle-Dame, de l’Aurore, du Robert-le-diable, du Paon du jour ou encore du Vulcain…Quelques-uns dont j’ai pu noter la visite régulière.

Où et comment planter le buddleia ?

taille arbre à papillonAux très classiques variétés violettes ou bleu foncé, j’ai pour ma part craqué au printemps dernier pour un cultivar moins répandu, à la floraison blanche. Une variété dénichée sur le catalogue Baumaux : « Buddleia davidii White profusion ». En automne, il n’est pas trop tard pour l’adopter, bien au contraire.  La terre encore chaude est favorable à l’enracinement de cet arbuste et detous les autres arbustes.

J’ai installé ce buddleia dans un coin ensoleillé de mon jardin, en ajoutant à la terre ordinaire (argileuse) une demi-pelle de sable destinée à  améliorer sa perméabilité. Le buddleia supporte en effet les sols secs et même calcaires mais il déteste avoir les pieds dans l’eau en permanence. Adulte, cet arbuste atteint sans peine les deux mètres de hauteur pour autant de large et les variétés sauvages ont une fâcheuse tendance à se ressemer pour coloniser de nouveaux terrains, parfois même en pleine ville, comme les trottoirs ou les friches urbaines. L’hybride « White profusion » ne devrait pas dépasser les 2 mètres. Ce port « compact » raisonnable est l’un des motivations de son choix, notamment dans un petit jardin.

La taille d’entretien du buddleia.

 Elle s’effectuera au début du printemps prochain (mars), à la fin des gelées, synonyme de reprise de la végétation pour cet arbuste. Je rabattrai alors sévèrement le buddleia près de la souche ou en conservant des branches principales pour lui donner une forme élégante. Il me faudra alors choisir et tailler ces branches principales au-dessus du 2ème ou du 3ème œil. Cette taille drastique est indispensable car la floraison du buddleia est plus foisonnante sur les jeunes rameaux de l’année.

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5 commentaires

  1. Ah zut je ne savais pas qu’il fallait tailler le buddleia si sévèrement… maintenant c’est chose faite, mais il faudra que je m’en rappelle au printemps !! Je me contentais de couper les inflorescences fanées au fur et à mesure mais point de taille. Merci pour l’info.

  2. Bonjour,
    Si je ne me trompe, le buddleia fait partie des plantes invasives dont la dissémination est incontrôlable et indésirable… Peut-être qu’il vaut mieux opter pour des plantes mellifères autochtones.

    • Bonsoir,

      C’est vrai que le buddleia est plutôt du genre invasif. Bien d’autres plantes moins invasives attirent tout autant les papillons et tous les butineurs de manière générale. L’important est que le jardin soit accueillant pour les insectes…

  3. Bonsoir,

    Le buddleia du père David, était autrefois prisé comme plante ornementale et en raison de son attrait pour les papillons, dans les jardins de particuliers mais aussi dans certains aménagements paysagers (autoroutiers ou communaux par exemple). Toutefois il a tendance à se propager facilement dans les décombres et à se répandre le long des voies de chemin de fer. Il est devenu une espèce invasive en de nombreux endroits. La première conséquence est que, paradoxalement, il peut contribuer à l’extinction des papillons : en effet, « ses feuilles ne participent pas à leur cycle biologique : le buddleia ne nourrit pas les chenilles comme certaines plantes-hôtes indigènes (orties, graminées, buissons,…) », auxquelles il se substitue.
    Il s’est naturalisé et est devenu envahissant dans de larges régions d’Europe de l’Ouest jusqu’à Bergen (Norvège). Il pose aussi problème en Nouvelle-Zélande et dans le Sud-Est de l’Australie. En France, il est présent de manière envahissante dans le Sud-Ouest, le Sud-Est, en Bretagne et dans le Bassin Parisien10,12. Le Centre semble la région la moins touchée.

    Il est donc important de contrôler sa culture dans les jardins. Il peut par exemple être remplacé par différentes espèces de lilas (Syringa), la menthe en arbre (Rostrinucula dependens), le gattilier ou des Buddleia hybrides stériles : Buddleia × weyeriana.
    …¸¸…✿

    • Bonsoir Lily,
      Effectivement, vous avez raison. Le buddléia montre un caractère un peu trop invasif. Il faut contrôler sa dissémination mais je pense quand même qu’il mérite une jolie place au jardin et qu’il est dommage de s’en passer sous prétexte qu’il a tendance à s’étendre.

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